Dressage : du positif pour les Français à Stuttgart
mardi 21 novembre 2017

Pierre Volla Badinda Altena
Pierre Volla et Badinda Altena © Eric Knoll

Trois couples tricolores étaient au départ des CDI 4* et CDI-W de Stuttgart, en Allemagne, en fin de semaine dernière. Si Karen Tebar et Ricardo doivent encore trouver leurs marques après de longs mois d’absence, Marie-Emilie Bretenoux a brillé sur le CDI 4* avec Quartz of Jazz, tandis que Pierre Volla et Badinda Altena intégraient la Libre du relevé CDI-W.

Le moins que l’on puisse dire, est que le niveau des épreuves à Stuttgart était digne de ce que l’on peut attendre des plus beaux concours allemands. Sur cette troisième étape de la Ligue d’Europe de l’ouest de la Coupe du monde FEI, Pierre Volla et Badinda Altena n’ont pas démérité, prenant la 14e place du Grand Prix (67,880%), synonyme de qualification pour la Reprise Libre en Musique, support du circuit hivernal. Une qualification qui leur avait échappé chez eux, début novembre, sur le CDI-W de Lyon. Stuttgart a donc été l’occasion pour Pierre Volla de dérouler pour la première fois sa nouvelle création musicale. « La nouvelle reprise en musique a reçu un bon accueil puisque les notes artistiques variaient entre 76% et 78%. Je suis content de la note obtenue sur cette épreuve mais si l’on regarde par rapport à l’année dernière, avec cette même moyenne, je me classais 10e de la Coupe du monde de Lyon. Cela prouve bien du niveau à Stuttgart ». En effet, le couple s’est classé 14e de l’épreuve en musique avec une moyenne de 73,340%. 

« J’aimerais être plus autonome »

« Je suis assez satisfait de ce qu’il s’est passé à Stuttgart notamment lorsque l’on regarde le plateau présent sur cette étape Coupe du monde. Je suis un peu déçu de la note sur le Grand Prix mais nous avons quand même commis deux grosses fautes, dans le zig zag au galop et le premier passage-piaffer. C’était aussi un concours test pour moi puisque j’y suis allé seul, sans entraineur pour me détendre. Je suis content car j’ai retrouvé ma jument avec plus de relâchement et de décontraction. Je pense que la jument et moi avons encore pas mal de points de progression. J’aimerais aussi être plus autonome en compétition. Le fait d’avoir plusieurs avis à la maison est une très bonne chose mais je sors d’une période où j’ai eu différents entraineurs en peu de temps et de ce fait je pense que j’ai besoin d’avoir plus d’autonomie en compétition, une façon pour moi de me concentrer plus sur mon ressenti », ajoute celui qui malgré tout pense encore à la finale qui se tiendra à Paris en avril prochain. « Je n’ai pas pris de points à Lyon et seulement quatre à Stuttgart donc nous allons en parler et y réfléchir. Pour le moment, ma prochaine sortie sera sur le CDI 5* de Genève », conclut Pierre Volla qui y retrouvera peut-être sa co-équipière de Göteborg, Marie-Emilie Bretenoux

« Quartz confirme sa bonne forme »

En effet, la cavalière de Quartz of Jazz n’a pas la tâche facile puisqu’elle a désormais le choix entre une participation au prestigieux concours suisse ou au tout aussi attrayant CDI-W d’Olympia à Londres. Une décision qu’elle devra prendre rapidement après avoir enregistré deux très bons résultats sur le CDI 4* de Stuttgart, qui marquait son retour à la compétition avec son fils de Lawrence de 13 ans depuis les championnats d’Europe de Göteborg. « Entre les deux sorties, j’ai continué à travailler Quartz dans le même sens, avec un peu plus de décontraction ». Un travail qui semble avoir payé puisque le couple terminait 10e du Grand (68,440%) et 8e du Grand Prix Spécial (69,686%), face a une concurrence elle aussi très relevée à Stuttgart. « Cela fait un moment que le cheval est bien, ce qu’il a confirmé ce week-end en piste. Cela fait plaisir, c’est une continuité, certaines choses s’améliorent à chaque nouvelle sortie et je sens que nous avons encore une marge de progression afin de confirmer ces notes là. Depuis le concours de Wiesbaden, mise à part le résultat de Göteborg que je mets à mon compte ayant été trop timide en piste, Quartz confirme ses résultats. A Stuttgart, je n’ai rien lâché, j’ai osé le monter sur mes deux épreuves, je n’ai pas été timide. On prend de plus en plus nos marques en concours et c’est de ce côté-là que cela progresse », insiste Marie-Emilie qui en terminera donc avec la saison 2017 à Genève ou à Londres, avant de préparer 2018, avec en ligne de mire les Jeux équestres mondiaux de Tryon, aux Etats-Unis.

Retrouvez tous les résultats de Stuttgart ICI