Grand National : nouvelle victoire finale pour Antares !
samedi 18 novembre 2017

Nicole Favereau
Après sa victoire sur le circuit du Grand National, l’écurie Antares, en équipe avec sa fille Marine Subileau, Nicole Favereau revient sur sa saison et ses objectifs. © Photo FFE équipes de France.

Déjà sacrée l’année dernière sur le circuit du Grand National, l’écurie Antares, composée de Nicole Favereau et Marine Subileau, s’empare à nouveau de la première marche du podium au terme d’une saison étalée sur sept étapes à travers le pays. Nicole Favereau revient sur celle-ci et la bataille contre l’écurie Le Cadre Noir de Saumur-NAF pour la victoire.

Il s’agit de la deuxième victoire d’affilée pour votre écurie sur le circuit du Grand National, quel est votre sentiment ?

On ne s’y habitue pas (rires). Nous sommes très contentes, nous nous sommes battues pour y arriver en participant à toutes les étapes, sauf celle de St Lô. Avec Marine, nous étions présentes à chaque fois ensemble et participions aussi à la Libre toutes les deux, ce qui nous a permis d’accumuler des points bonus. De son côté, Pauline Valandeghem (écurie Le Cadre Noir de Saumur-NAF), a perdu en cours de saison son co-équipier qui n’est plus sorti sur le circuit, cela est donc devenu plus compliqué pour elle. En termes de Grand Prix, elle en a gagné plus que moi (4, ndlr) mais le jeu du Grand National est de concourir en équipe et sur ce point là, nous avons participé à toutes les étapes et accumulé assez de points bonus pour nous propulser une nouvelle fois en tête du classement général.

Vous êtes en équipe avec votre fille Marine. Cette écurie est donc une histoire de famille, comment cela se passe-t- il ?

C’est génial ! Cela nous protège beaucoup. Nous sommes en famille donc il n’y a pas du tout de concurrence entre nous deux, ou alors seulement pour rigoler. Nous sommes toujours ravies lorsque l’autre marche bien car dans tous les cas, cela fait avancer l’équipe. Ce n’est donc jamais difficile à gérer, je dirais même que c’est une force, renforcée par la présence de mon mari, Jean-Marc, qui nous groome sur les étapes. C’est un déplacement familial et c’est super.

Le Grand National est donc un circuit que vous appréciez beaucoup ? Pour autant, comment avez-vous géré cette saison entre le circuit national et les internationaux ?

Oui, c’est un circuit que nous apprécions. Il y a toujours une très bonne ambiance et puis maintenant qu’il y a les doubles étapes, comme avec le complet à Lamotte Beuvron ou le CSO à Compiègne, cela nous permet de retrouver des gens que l’on connaît des autres disciplines, c’est génial. Cela nous permet de partager de supers moments. En ce qui concerne la saison, la seule fois où j’ai été dans l’équipe de France, nous avons gagné la Coupe des nations à Hickstead (rires). J’étais ravie de faire partie de cette équipe mais il est vrai que j’ai organisé ma saison un peu comme je le voulais. J’ai participé à quelques concours obligatoires, comme à Compiègne, où je me suis classée dans le CDI 3*, mais je me suis partagée entre les internationaux en France, comme Saumur, Le Mans, et les étapes du Grand National. Avec ma victoire en début d’année sur le concours de Valencia, sur lequel Marine était d’ailleurs deuxième, globalement je suis vraiment contente de ma saison.

Malgré votre absence sur la dernière étape à St Lô, vous vous emparez donc de la victoire finale sur le circuit. Un risque mesuré ?

Oui évidemment, nous avions fait nos petits calculs et déjà, dés l’avant dernière étape à Lamotte Beuvron, nous étions assurées de gagner le circuit cette année encore. Le Grand National était vraiment un objectif pour nous et nous avions décidé qu’il y avait des étapes que nous devions absolument faire. Notre absence à St Lô, malgré notre victoire assurée, vient du fait de notre participation au CDI 3* du Mans juste avant, et surtout en raison de notre sélection toutes les deux pour le CDI 5* de Madrid. Je suis ensuite moi- même sélectionnée pour le CDI de Genève, donc cela aurait fait beaucoup trop de concours de suite. Nous ne prenions pas de risque à ne pas aller à St Lô, mais c’est une étape que nous affectionnons tout particulièrement et si nous n’allions pas à Madrid, il est certain que nous y aurions été présentes. J’ai malgré tout suivi le Grand Prix de Pauline Vanlandeghem qui était magnifique. C’est une fille super qui monte très bien. A Lamotte Beuvron, elle était venue nous voir pour nous dire que nous étions irrattrapables, cela prouve de la bonne ambiance sur le circuit.

Cette deuxième victoire de rang doit ravir votre sponsor Antares ? Vous êtes en route pour une troisième saison l’année prochaine avec la même équipe ?

Oui, nos sponsors sont ravis d’autant qu’ils cartonnent aussi en complet avec Karim Laghouag et Gwendolen Fer. Ils sont très contents de voir qu’en dressage nous en sommes à notre deuxième victoire sur le circuit. D’ailleurs, Marine et moi ne pourront pas être présentes lors de la remise des prix du Grand National car nous serons sur le retour du CDI 5* de Madrid. C’est donc Antares qui nous représentera pour récupérer notre récompense. Pour la saison 2018, nous ne savons pas encore, mais il y a de grandes chances que nous repartions pour un tour surtout que Marine aura son jeune cheval de Grand Prix qui devrait être prêt. Maintenant, il est certain qu’avec les Jeux mondiaux l’année prochaine, il faut aussi se faire voir sur les internationaux mais en règle générale, certaines étapes du Grand National comme Jardy et Vierzon, sont imposées par le staff fédéral. Pour compléter les quatre étapes nécessaires pour intégrer le classement final du circuit, cela ne nous fait que deux autres étapes auxquelles nous devons participer, ce qui n’est pas de trop pour les chevaux. C’est d’ailleurs ce qu’on fait Marie-Emilie Bretenoux et Pierre Volla cette année et
ils sont troisièmes du circuit. Et puis, financièrement parlant, le Grand National est très intéressant pour nous, cela nous paye une bonne partie de la saison, du moins ces concourslà qui sont de supers concours. Ce n’est donc pas négligeable.

Résultats :

1- Ecurie Antares (Nicole Favereau et Marine Subileau) 64pts
2- Ecurie Le Cadre Noir de Saumur – NAF (Pauline Vanlandeghem et Fabien Godelle) 59pts
3- Ecurie Kineton – Lamantia Couture (Marie-Emilie Bretenoux, Pierre Volla et Sarah di Bella)
52pts
4- Ecurie Aston Martin – Lambey (Marc Boblet, Bertrand Liegard et Manon Ameye) 51pts
5- Ecurie Aulion Sellier (Camille Judet Cheret, Corentin Pottier et Lana Portejoie) 46,5pts
6- Ecurie Kineton – Proto-Col (Philippe Limousin, Victoria Saint Cast et Pauline Roth) 44pts
7- Ecurie Deguette Avocats – Aliments pour chevaux Morel (Hélène Legallais, Isabelle
Legallais et Justine Ludot) 40pts
8- Ecurie Haras de la Gesse (Isabelle, Carlos et Mado Pinto) 36pts

Résultats des Challenges :

- Challenge des Propriétaires : Le Cadre Noir de Saumur grâce à Liaison*ENE-HN élu meilleurcheval
- Challenge Equistro : Geoffray Podsiedlik, groom de Pauline Vanlandeghem
- Challenge des Jeunes : Hélène Legallais et Nolwenn Baudouin