Isabelle Judet : "Il faudrait améliorer la détection chez les Enfants"

jeudi 19 juillet 2018

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Lors du championnat d’Europe de dressage, qui se sont tenus la semaine dernière à Fontainebleau, Isabelle Judet, juge internationale, présidait le jury de la catégorie Enfants. Trois ans après la création de cette catégorie, elle revient sur son évolution.

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Quelles sont les spécificités de cette catégorie ?

Âgé de douze à quatorze ans, les cavaliers Enfants sont à cheval, alors qu’ils montent à poney jusqu’à seize ans. À ce niveau, les poneys atteignent des tarifs exorbitants, tandis que là, il est possible de trouver des chevaux à des tarifs accessibles. Il faut essentiellement des chevaux bien dressés avec trois allures correctes, notamment le pas, à coefficient, et le galop, très présent dans les reprises. Sans oublier que, à cet âge, certains enfants sont déjà trop grands pour les poneys. Cette catégorie permet aux enfants de découvrir l’environnement du dressage, de comprendre, d’analyser et d’accepter les éventuelles différences de notation entre les juges, d’en tirer des enseignements avec le soutien de l’encadrement. La plupart des reprises était jugée par un minimum de juges 5*, ce qui est extrêmement rare. Cela n’empêche pas qu’il y ait parfois des écarts de notes. Au final, la moyenne globale est lissée sur l’ensemble des cinq juges. 

Les reprises sont-elles adaptées à ces cavaliers ?

La première reprise, la Préliminaire, ne compte pas pour le championnat, mais elle est très utile car elle permet aux enfants, qui sont dans l’émotion, de se familiariser avec l’environnement. Malheureusement, elle est difficile à juger. Elle est très courte, et le découpage des mouvements n’est pas logique. L’épreuve par équipes, plus technique et presque aussi difficile que les reprises Poneys, est plus simple à juger. Le découpage des notes est plus naturel. 

Qu’avez-vous pensé du niveau général ?

Au début, les grands pays de dressage (Allemagne, Pays-Bas ou encore Grande-Bretagne) se concentraient davantage avec cette classe d’âge sur les poneys. La Fédération équestre internationale (FEI) a malgré tout maintenu cette catégorie Enfants. Depuis 2017, ces pays sont là, et en bonne place, mais je pense qu’à l’avenir, ils feront autant d’efforts pour trouver des chevaux de qualité qu’en Juniors et Jeunes Cavaliers. Il manque encore la Suède, le Danemark et la Norvège. 

En France, il semblerait que l’effectif potentiel soit encore trop réduit, il faudrait sans doute se pencher sur la détection, peut-être introduire ces reprises dans davantage de concours régionaux. Il nous manque un système pyramidal qui permet de voir naturellement émerger les meilleurs, comme chez les jeunes chevaux. Je pense que les enfants peuvent encore améliorer leur position, leur tonicité et la maîtrise de leur corps. Nous ne faisons pas suffisamment d’efforts sur les bases et sur la rigueur imposée par les enseignants et entraîneurs. 

Propos recueillis par Béatrice Fletcher

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