Jan Bemelmans "Les autres nations ne nous attendent pas"
mercredi 14 novembre 2018

Jan Bemelmans
Après la déconfiture des JEM en septembre, il est temps de se réunir et de se restructurer pour l'équipe de France de dressage. © Scoopdyga

Entre la déconfiture de Tryon et les remaniements budgétaires, l'équipe de France de dressage doit encore faire face à de nombreux défis si elle veut se qualifier pour les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. Jan Bemelmans, rencontré après l'étape de la Coupe du Monde de Lyon, a donné les grandes lignes de son programme pour les semaines à venir.

Lyon signait l'ouverture du circuit Coupe du Monde, quel bilan tirez-vous de cette première étape ? 

Nos trois cavaliers ont réussi à se qualifier pour la Kür et j’en suis content. Marie Emilie Bretenoux a fait quelques fautes mais son cheval doit encore se remettre en route, il a quand même fait une longue pause(Quartz of Jazz n'avait plus concouru depuis le mois de juillet au CDI 3* d'Hickstead, ndlr). C’est la même chose chose pour Ludovic Henry. Morgan Barbançon Mestre avait une nouvelle Kür, je l’ai beaucoup aimée. L’objectif reste toujours d’atteindre les 70%. Morgan les a dépassés dans le Grand Prix et dans la Kür (Avec Sir Donnerhall II, la tricolore a récolté les moyennes de 70.435 et 75.990 dans le GP et le GP Freestyle, ndlr). Cela donne de l’espoir.

Après la déception de Tryon, comment avez-vous remobilisé vos troupes ? 

Tryon c’était hier. Je ne pense plus à hier, il faut aller de l’avant. Morgan est bien engagée sur le circuit Coupe du Monde. Nous avons un regroupement en décembre où nous allons nous pencher sur la suite. Après avoir pris la décision de ne pas aller à Tryon, Serge Lecomte a eu une réunion avec les propriétaires, il va en faire une avec les cavaliers. Il veut faire un état des lieux avant de donner un plan. Nous sommes toujours au travail !

Comment va se dessiner la suite de la saison indoor et plus généralement de la saison 2019 ?  

Morgan a pour objectif de se qualifier pour la finale de la Coupe du Monde. Marie Emilie sera aussi à Stuttgart. Nous allons voir comment elle va avancer. Mon objectif est toujours le même : trouver quatre cavaliers qui dépassent les 70% afin de nous qualifier pour les Jeux Olympiques l’année prochaine. Je crois toujours que c’est possible. Si l’on y croit pas, ça ne marche pas. J’espère que tout va bien se passer. Fin août nous avons Rotterdam où nous devrons présenter quatre cavaliers en forme et pas qu’un seul.

Que manque-t-il pour passer le cap des 70% ? 

Il y a plusieurs petites choses mais il faut dire que les autres nations ne nous attendent pas, elles avancent et font toujours mieux avec de nouveaux chevaux et de nouveaux couples. Nous on avance mais nous devrions avancer un peu plus vite que les autres et ça, ce n’est pas facile.