Jan Bemelmans : "Nous jouons de malchance"

lundi 22 mai 2017

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Alors que l’équipe de France composée de Stéphanie Brieussel avec Amorak, Pauline Vanlandeghem avec Liaison*ENE HN, Pierre Volla avec Badinda Altena et Ludovic Henry avec After You a terminé septième et dernière de la Coupe des nations du CDIO 5* de Compiègne, l’entraineur national, Jan Bemelmans dresse un bilan de cette épreuve et livre ses impressions sur la suite de la saison.

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Jan Bemelmans

L'Eperon : Le CDIO 5* de Compiègne marquait la première participation en Coupe des nations de l’équipe de France cette saison. Quel est votre bilan à l’issue de cette compétition ?

Jan Bemelmans : Nous voulions présenter ici en France la même équipe que celle des Jeux olympiques de Rio mais Ricardo, le cheval de Karen Tebar, s’est légèrement blessé avant le concours, il a donc fallu remplacer le couple. Je ne savais pas bien qui mettre à la place et Pauline Vanlandeghem et Liaison avaient obtenu une moyenne de presque 74% à Jardy, puis le couple avait aussi réalisé une belle performance sur le CDI 4* de Hagen. Je savais que le cheval peut être regardant mais je pensais que c’était de l’histoire ancienne et finalement il a recommencé à Compiègne. Je pense que cela n’a pas non plus été facile pour elle car elle est venue sur son premier CDIO toute seule, sans entraineur, cela aurait certainement pu l’aider. En ce qui concerne Ludovic Henry, il n’a pas encore complètement retrouvé sa forme depuis son accident l’hiver dernier mais il a fait une belle Libre, sans faute ce qui est très bien. De son côté, Pierre Volla a très bien repris le chemin des concours après les Jeux de Rio. La jument commence à avoir plus de sérénité dans tout ce qu’elle fait et physiquement elle est très en forme en ce moment. Stéphanie Brieussel a eu un peu de malchance à Saumur. C’est toujours un peu le problème pour elle sur les premiers concours en extérieur avec son cheval. Il y a encore des petits problèmes avec le contact que nous n’avons pas encore tout a fait réglé. C’était mieux dans le Spécial mais nous n’arrivons pas encore à montrer la qualité du cheval en présentation. Nous cherchons et j’espère que l’on va trouver la solution. Dans le Grand Prix par exemple, trois fois sur le piaffer, qui est son point fort, il hésite ou il y a une petite faute, il n’y a pas les 15 battues correctes d’affilé alors que le cheval sait très bien faire.

Les championnats d’Europe se déroulent cette année à Göteborg, en Suède, vous y pensez déjà ?

Pas vraiment. Ce que je veux pour le moment est que les chevaux fassent du mieux possible, que l’on montre une bonne équitation, que l’on sache montrer la qualité de nos chevaux en piste, c’est ça qui m’intéresse. Depuis le début de l’année, nous jouons aussi de malchance. Les blessures des chevaux de Karen Tebar, la blessure cette semaine de Ciska, la jument de Barbara Clément-Klinger, dans laquelle nous avons beaucoup d’espoir, de temps en temps nous avons aussi besoin d’un peu de chance pour que cela fonctionne et apparemment, cette année ce n’est pas le cas. J’espère que cela va rapidement changer. Je ne veux pas être négatif, je regarde juste la réalité en face, ce que nous devons faire pour être meilleur, mettre un bon système en place pour les chevaux, pour nous présenter le mieux possible.

Quel est le programme pour les prochains mois ?

Des couples vont aller à Roosendaal, d’autres à Wiesbaden, mais le prochain concours important sera le CDIO 5* de Rotterdam. Je ne sais pas encore comment l’équipe sera composée mais j’aimerais aussi pouvoir un peu changer et tester de nouveaux couples. Pour autant, c’est encore un rêve qui n’est pas encore devenu réalité (rires). Nous espérons pouvoir emmener une équipe à Hickstead aussi. Il est difficile d’établir un plan, on avance pas à pas pour travailler au mieux mais nous avons encore des problèmes que je n’ai pas résolus. Nous avons des chevaux qui savent tout faire, qui ont la même qualité de piaffer que les autres, nous savons faire un changement de pieds, nous savons tout faire comme les autres mais nous manquons toujours de base. Faire des choses simples, aller-revenir, bien passer les coins, il faut encore que l’on montre que cela à l’air facile, que nous sommes sûrs en piste. Nous sommes encore trop timides et fébriles, cela va venir mais nous n’y sommes pas encore. Nous organisons beaucoup de clinics, on voit beaucoup de jeunes chevaux et j’espère qu’avec le travail de l’hiver prochain nous serons prêts pour l’année prochaine qui est plus importante que cette année avec les Jeux équestres mondiaux qualificatifs pour les Jeux olympiques de Tokyo. L’objectif cette année est de regarder qui nous pouvons aider, calmer, pousser (rires), nous savons que nous avons des possibilités. Je pense que pour le moment, on ne se trompe pas trop dans nos choix et notre travail et la chance va finalement revenir.

Propos recueillis par Elodie Muller

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