Pauline Vanlandeghem, du saut à la médaille d'or de dressage
jeudi 26 juillet 2018

Pauline Vanlandeghem Sertorius Portrait
Pauline et Sertorius se connaissent bien : l'écuyère du Cadre Noir le monte depuis son plus jeune âge © Christine Marquenet

Pauline Vanlandeghem, écuyère du Cadre noir a été embauchée à l’école nationale d’équitation comme cavalière de saut d’obstacles. Seconde du championnat de France Pro Elite de dressage, l’an dernier avec «Liaison », elle vient de remporter, à Vierzon, début juillet, le championnat de France dans la catégorie PRO 2 avec « Sertorius de Rima Z ENE-HN».

L'Eperon : Après avoir été recrutée comme cavalière de saut d’obstacles, vous avez changé de discipline pour le dressage…

Pauline Vanlandeghem : En effet, après six saisons de concours hippique, j’ai accompagné des élèves de l’école nationale d’équitation au concours international de dressage d’Aix la Chapelle. Cela a été une vraie révélation, le spectacle était magnifique. Je n’ai eu de cesse que de progresser dans cette discipline d’autant plus que c’était plus compatible avec une vie de famille car les compétitions sont moins nombreuses.

Que vous apporte la discipline du dressage ?

Le plaisir de permettre aux chevaux de révéler toutes leurs capacités. J’aime leur apprendre de nouvelles choses et les rendre « savants »…

Parlez-nous de Sertorius avec lequel vous avez remporté ce championnat de France?

C’est un cheval très attachant qui m’a été confié à son arrivée à l’ENE lorsqu’il avait 3 ans. Il était destiné au départ à devenir un « sauteur » car il ne trottait pas très bien. J’ai tout de suite adoré son tempérament. Il est très volontaire, veut bien faire et est très proche de l’homme.  Il a juste fait une sortie en compétition à 4 ans. Il était très chaud et j’ai attendu qu’il murisse pour le présenter sur les rectangles de dressage lorsqu’il avait six ans.  Il a beaucoup progressé, et, l’an dernier, nous avons remporté le championnat de France des chevaux de sept ans.

Quel est votre objectif avec ce cheval ?

J’espère concourir, dans deux ans, dans les Grands Prix de dressage

A quoi ressemble votre quotidien en tant qu'écuyère du Cadre noir ?

Je monte six ou sept chevaux par jour dont certains sont destinés aux présentations ou galas du Cadre noir. Je donne également des cours aux stagiaires de la formation Sport. Je participe bien sûr aux galas du Cadre noir (une dizaine par an) et aux présentations publiques qui ont lieu les jeudis, du mois de mars au mois d’octobre. Par ailleurs, j’ai deux enfants et mon mari Matthieu est aussi écuyer du Cadre noir et compétiteur de haut niveau en concours complet.

Un rêve ?

J’en ai deux… Participer un jour au concours de dressage international d’Aix La Chapelle et aux Jeux Olympiques….