Reem Acra FEI World Cup: Du beau et pas de surprise !

dimanche 20 avril 2014 - Lyon (69)

  • imprimer

Désormais locataire permanente des plus hautes marches des podiums, Charlotte n’en éprouve pas moins encore « beaucoup d’émotion et de fierté » pendant le God Save the Queen. Comme attendu, elle a gagné sa première finale de Coupe du monde devant Helen Langehanenberg et Edward Gal. Si surprise il y a eu, c’était du côté des tribunes, pour le moins clairsemées.

lyon 2014- largeP

Gilles Perina

lyon 2014- Edward Gal, Charlotte Dujardin et Helen Langehanenberg largeL

Gilles Perina

lyon 2014-podium largeL

Gilles Perina

lyon 2014-Charlotte Dujardin et Valegro largeP

Gilles Perina

Jean Louis Perrier

lyon 2014-Langehanenberg,-Helen-Damon-Hill largeL

Jean Louis Perrier

lyon 2014-Edward Gal largeL

Jean Louis Perrier

Jean Louis Perrier

Charlotte Dujardin et ET Heather Schmitt, representante REEM ACRA’

Edward Gal, Charlotte Dujardin et Helen Langehanenberg

Le podium

Charlotte Dujardin et Valegro

Charlotte Dujardin et Valegro

Helen Langehanenberg et Damon Hill

Edward Gal

Marc Boblet et Noble Dream

previous video next video

Sylvie Robert ne cachait d’ailleurs pas sa déception d’avoir aussi peu de public pour un si beau  plateau et un podium réunissant la championne olympique, la tenante du titre et Edward Gal. La Freestyle commençait à 13h30, soit en plein déjeuner pascal, une date et une heure fort peu favorables pour remplir les 9 000 places de la belle arène installée pour ces finales. Si l’on ajoute à cela les vacances scolaires et peut-être le choix économique que certains ont dû faire entre  ce rendez-vous lyonnais et les Jeux mondiaux de cet été, cela donne des tribunes remplies entre le quart et la moitié.

Valegro et Charlotte restent aux commandes

Dommage car le plateau de cavaliers était donc très relevé, « avec une qualité d’équitation qui évolue à une vitesse impressionnante,  comme le notait le président du jury, Jean-Michel Roudier. L’épreuve de très haut niveau était passionnante à juger ». Trond Asmyr, directeur du dressage à la Fédération internationale, habitué des finales de Coupe du monde enchérissait : « On n’a jamais vu ce niveau. La progression de chevaux encore jeunes est prometteuse pour l’avenir ».
En revanche, pour le suspense et la surprise, ce n’était pas tout à fait le jour puisqu’il semblait difficile à quiconque de contester la victoire à Charlotte Dujardin et Valegro, qui hier avaient encore battu un record dans le Grand Prix. Ce ne fut pas le cas aujourd’hui, les protégés de Carl Hester n’atteignant « que » 92,17 (93,97, à Londres). Mais la reprise présentait une choré et une nouvelle musique avec notamment un thème plutôt celtique très adapté aux piaffers et passages (dommage d’ailleurs que la musique pour les autres figures ne bénéficie pas de la même inspiration), et le couple ne l’avait répétée que deux fois, avec même des ajouts tardifs de  nouvelles difficultés « à la demande de Carl. », précisait Charlotte. Le tirage au sort avait en outre curieusement placé les trois derniers dans l’ordre inverse du classement du Grand Prix. Le seul suspense eût donc été que Charlotte et Valegro fassent beaucoup d’erreurs ! Et encore ! Helen Langehanenberg et Damon Hill en ayant fait deux, eux aussi restaient en dessous de leur record personnel. L’Allemande, qui pense ne pas s’être bien exprimée dans ses demandes d’où le petit cafouillage du tout début, n’était pas déçue pour autant car, comme toujours, elle déclarait « avoir eu de bonnes sensations ». sur cette reprise extrêmement technique et donc susceptible de générer des fautes, un risque qu’elle assume. En outre, la musique, mal assortie à Damon Hil, ne sublime pas sa finesse.

Edward Gal : quand le mieux …..

Quant à la musique du 3e de cette finale 2014, celle d’Edward Gal et Undercover, elle est passée derrière l’attente de ce qu’avait annoncé le talenteux Néerlandais à l’issue du Grand Prix, dans le genre « demain je lâche la tête » ! Dès le début, en exagérant un peu, il était presque difficile de distinguer un passage d’un trot rassemblé. Plus loin, il case 15 changements de pied au temps dans une demi-diagonale (comme Isabell Werth hier avec El Santo, un peu plus délié dans ses épaules aujourd’hui). Mais bien sûr, il y a eu de superbes pirouettes et piaffers, incontestablement ce que le cheval sait le mieux faire, et toujours ce contrôle qui est désormais la marque de fabrique d’Edward Gal. Si bien que lorsqu’il a perdu sa bride droite, la voir pendre sous l’encolure d’Undercover était le seul indice de ce petit problème très inhabituel, le cheval restant strictement dans la même attitude. Son cavalier disait à la conférence de presse qu’il n’avait pas pu faire comme prévu, Undercover n’étant pas encore complètement comme il faut dans l’arène. Mais le sera-t-il un jour aux yeux de ce perfectionniste ?

Don Auriello, 4e

Derrière ce podium, l’ensemble des concurrents honoraient donc cette finale, même les deux derniers dont le jeune Coréen Kim Dong Seon qui aura pu se reprocher une détente d’une heure et demie interdisant certainement ainsi à son expérimenté cheval, Bukowski, de se montrer très brillant ensuite. Les dessins sont un peu plus recherchés et les musiques commencent à évoluer et surtout à se différencier. Curieusement, c’est après le podium que l’on trouve les plus intéressantes. Celle de la Russe Inessa Merkulova (73,78 avec Mister X) inspirée des Années folles, de la Danoise Mikala Gundersen (11e avec My Lady), très enlevée et très synchro avec des transitions très réussies, celle de Hans Peter Minderhoud auteur de deux reprises (GP et FS) très fluides avec Johnson et surtout celle de Tinne Vilhelmson avec le magnifique Don Auriello beaucoup plus expressif aujourd’hui qu’hier. Depuis les JO de Londres, la Suédoise présente sa reprise sur l’opéra des Who, Tommy, mais on ne s’en lasse pas. Elle non plus, car si elle pense changer peut-être son programme pour les Jeux, elle souhaite garder encore cette musique.  Le thème s’y prête, mais c’était certainement la reprise qui dégageait le plus d’émotion.

Marc Boblet reste à une bonne 9e place

Sauf bien sûr pour tous les Français des tribunes, qui sont restés suspendus à Noble Dream et Marc Boblet pendant toute sa reprise, toujours sur le thème d’Alphaville. Une belle prestation avec plusieurs petits sursis, notamment au piaffer encore et dans les changements de pied aux deux temps, mais qui ne permet pas au couple d’atteindre le 76,12 de Paris. Mais une 9e place (74,87) pour une première finale de Coupe du monde dans laquelle le couple est entré avec une wild card, reste un très bon résultat. Et même si le cavalier déclarait  que « Noble Dream était encore chaude », la voir sortir rênes longues sous les applaudissements montre le chemin déjà parcouru. Son cavalier, tout au bonheur de se trouver là, en a même oublié la sortie !

Retrouvez tous les résultats détaillés en cliquant ici!

MHM

previous video
next video
  • imprimer


On passe à table

Marine Haÿ vous emmène déjeuner chez un professionnel du monde équestre.
Dans l’intimité de sa cuisine, il se livre avec authenticité.

La semaine dernière
On Passe A Table 80 Pascal Forabosco

HS elevage

Guide de l'élevage

Recherchez un étalon parmi les 700 étalons du Hors-Série et obtenez des informations sur : la génétique, le prix de saillie, le type de monte, le propriétaire…

annuaire cheval

Annuaire du cheval

Recherchez une personne ou une société



ÉQUItagada
EQT 39 les coins

Le Widget des actualités Leperon.fr

Les actus de Leperon.fr sur votre site

L’information de Leperon.fr, écrite par la rédaction des équipes de L’Eperon, mise à jour en temps réel, consultable gratuitement sur votre site internet.
>> Installer le widget Leperon.fr