FEI : le comité temporaire d'endurance au travail
lundi 17 décembre 2018

Endurance illustration
Sous le feu des projecteurs depuis le fiasco de Tryon, l'endurance doit avoir le courage de regarder en face les problèmes confrontés par la discipline. © FEI/MARTIN DOKOUPIL

Le comité temporaire d'endurance mis en place en urgence en octobre par la FEI suite au fiasco de la discipline à Tryon a tenu sa toute première réunion la semaine dernière au siège de la fédération internationale à Lausanne.

Alors que le fiasco de l'endurance à Tryon est apparu comme un catalyseur des nombreux dysfonctionnements que connait la discipline depuis des années, la Fédération équestre internationale créait à la hâte en octobre dernier un comité temporaire d'endurance chargé de réviser le cadre réglementaire des épreuves d'endurance. Composé du docteur britannique Sarah Coombs, présidente, accompagnée du Saoudien Tarek Taher (athlète et membre du comité des athlètes FEI), du chef d'équipe néerlandais Pieter Wirsinga, du Britannique Tim Parkin (membre du comité vétérinaire FEI) et l'Américaine Valerie Kanavy (ancienne représentante des athlètes au comité d'endurance), ce comité temporaire s'est réuni pour la première fois la semaine dernière à Lausanne.

Sara Coombs est lucide : "Nous ne nous faisons pas d'illusions quant au défi que représente la tâche à accomplir. L'avenir de la discipline est sous le feu des projecteurs et nous ferons tout pour rétablir la confiance de notre communauté et restaurer l'image de notre discipline, qui mérite de demeurer une discipline FEI, à condition que les règles soient respectées et appliquées pour assurer que nos chevaux soient protégés et la triche éliminée". Pour autant, la présidente se réjouissait à la sortie de cette première réunion d'avoir pu établir "grâce à la contribution d'un large éventail de parties prenantes , une liste de domaines d'intervention clé". Parmi eux, l'augmentation des contrôles anti-dopage, la révision des vitesses de course, la réévaluation des règles des périodes de repos obligatoire, la rédifinition des taux cardiaques et de temps de présentation au contrôle vétérinaire, entres autres, les points abordés ayant été nombreux. 

Outre l'établissement d'une liste de points clés à traiter prioritairement, cette réunion a été l'occasion d'établir la méthodologie à utiliser pour procéder à l'examen approfondi des règles qui ramènera "la discipline à ses racines originelles d'équitation et non de course d'endurance". Une tâche d'autant plus difficile qu'elle doit mettre le bien-être du cheval au coeur des débats tout en maintenant l'aspect compétitif de la discipline.

Rappelons qu'en France, aucun successeur à Bénédicte Emond Bon, qui rendait les rênes de l'équipe de France en novembre (lire ICI), n'a encore été annoncé.