Forum endurance de la FEI : le point de vue de Chrystéle Derosch

vendredi 02 juin 2017

  • imprimer

Christèle Derosch est éleveur de chevaux d’endurance au sud des Cevennes, élevage Seranne Larazc, affixe Larzac , organisatrice du Persik Trail et membre du bureau de l’ACA . Elle nous livre son point de vue sur le récent Forum endurance de la Fédération Equestre Internationale qui s'est tenu à Barcelone les 23 et 24 mai

Chrystéle Derosch largeP

Jean-Louis Perrier

Chrystéle Derosch

Exercice de démocratie illusoire ou signal d’un premier lifting des pratiques antédiluviennes de la Vieille Dame ?

Auditrice appliquée des échanges des deux journées du Forum Endurance FEI de Vic (Catalogne) , je vais tâcher de vous en faire une synthèse. Pas juste une synthèse factuelle, car un compte-rendu des interventions est d’ores et déjà sur le site FEI … Une synthèse personnelle, empreinte d’espoir et de perplexité, d’adhésion et de réticence…

Tout d’abord il faut souligner l’organisation irréprochable de l’événement. Un auditorium adapté à l’exercice et bien dimensionné. Le sens de l’accueil de nos hôtes catalans. Un programme équilibré et un timing parfaitement respecté. Des intervenants à la hauteur, pas de digressions, et un vrai débat d’idées après chaque allocution, avec la possibilité pour chaque participant de prendre la parole et exprimer son opinion – y compris divergente – ou poser des questions.

La première partie, consacrée aux aspects vétérinaires,

était articulée autour d’exposés scientifiques (de vulgarisation) et de statistiques sur la compréhension et la prévention des accidents et des fractures.

Un rappel pour beaucoup de données connues, comme le poids encaissé par les boulets d’un cheval au galop, de 2,4 tonnes au canter à 4 tonnes lors d’un galop final de 48 km/h. Les facteurs de risque ont été rappelés : entraînement trop intense de chevaux « neufs » inexpérimentés, temps de récupération entre les épreuves insuffisant, vitesses excessives. Le programme de prévention compte trois axes : un temps de repos minimum EFFECTIF et éventuellement accru, une baisse de la vitesse (via des artifices tels que le la technicité du parcours et le poids) ou encore un durcissement des critères cardiaques et temps de récupération.

Les principales objections émises pendant le débat de fin de sujet concernaient ces fameux temps de repos, notamment parce qu’on sait que les chevaux restent à l’entraînement « hard » durant les périodes de repos obligatoire dans la majorité des écuries pro (et surtout dans le Groupe VII).

Ma première (immense) déception de cette analyse des fractures et de leur prévention est que l’implication du DOPAGE dans ce fléau (chevaux bloqués entre autres) n’a pas été évoquée, je n’ai pas même souvenir d’avoir entendu ce mot prononcé une seule fois…. J’ai cru naïvement que ce serait l’objet d’un débat ultérieur…

La seconde session concernait la formation et la responsabilité des officiels FEI

Un discours pavé de bonnes intentions et d’idées innovantes pour dépoussiérer les staffs et garantir une certaine éthique : création d’un code de conduite (signature d’un engagement), pour chaque niveau d’officiels une véritable « job description » et une « checklist » des tâches (définitivement il va falloir maîtriser l’anglais pour officier en FEI)…. De nouveaux programmes de formation doivent permettre d’améliorer le cursus, avec notamment l’apparition du e-learning qui permet d’éviter des déplacements lointains pour certains cours FEI. Un fonds spécial devrait voir le jour, afin de pouvoir financer le déplacement de certains officiels –notamment ceux de pays où il y a de très rares épreuves FEI- afin qu’ils acquièrent plus d’expérience. Des rotations dans les staffs des grands championnats sont évoquées (pour permettre l’accès de nouveaux officiels méritants et pour écarter quelques officiels inopérants). Les officiels les plus chevronnés devront avoir des compléments de formation dans les domaines juridiques (gérer certaines situations) ou de communication (tenir une conférence de presse par exemple). Un bilan de compétence sera obligatoire tous les trois ans, et ceux qui échoueraient seraient amenés à se requalifier faute de quoi ils encourraient une suspension temporaire ou bien même une radiation des listes.

Une éducation au horsemanship pour tous les officiels sera rendue obligatoire.

Enfin, dès la fin de l’année, les listes vont être remises à jour, tous les officiels vont devoir dans les deux années à venir se requalifier avec les nouveaux programmes, et les inactifs seront écartés.

Une formation des officiels de niveau 5 étoiles va également être créée.

Le but de cette refonte globale du système de formation est d’homogénéiser le niveau des officiels et le tirer vers le haut, afin d’améliorer notre sport, en rehaussant simultanément les niveaux d’apprentissages des athlètes et des entraîneurs.

Derrière ce discours volontariste et politiquement transparent, mon deuxième cas de conscience après l’absence d’évocation du dopage dans les aspects vétérinaires et les causes des fractures : le mot qui fâche n’est jamais prononcé …CORRUPTION ! Il y a des officiels insuffisamment formés, éventuellement incompétents et des solutions sont proposées pour remédier à cela, mais le sujet de la corruption est tabou. Nous en parlons en aparté entre participants cependant lors des pauses et le doute s’installe chez nombre d’entre nous.

Un règlement qui doit s’adapter aux mutations

La troisième session concernait les propositions de modifications réglementaires.

Le constat que les qualifications ne sont pas suffisamment progressives était unanimement partagé. Il est dangereux d’autoriser qu’un cheval puisse passer de 80 km à 120 à vitesse libre, et l’idée de débuter le niveau international à 100km minimum rencontre une large adhésion. A la proposition du Chairman du Comité d’endurance de créer des épreuves labellisées 5 étoiles sur critères de dotations et non sur critères de kilométrage, de nombreuses voix se sont élevées dans la salle pour réprouver cette idée, Juma Punti en tête. L’idée des 5 étoiles n’est acceptable que si ce sont des critères de technicité et de longueur d’épreuve qui procèdent à leur création, et non de substantielles dotations incitant à toutes les dérives.

Pour ce qui est du poids, les membres du comité ont choisi de le maintenir si possible à 75 kilos (ou au moins à 70 si beaucoup de fédérations nationales l’exigeaient) pour les trois raisons indiscutables suivantes : 1. C’est la vitesse qui provoque les accidents mortels, et les kilos supplémentaires réduisent la vitesse. 2. Un poids minimum garantit plus d’équité entre les femmes et les hommes, plus lourds en moyenne. 3. Le maintien d’un poids minimum évite la généralisation des jockeys poids-plumes et encourage le développement de notre discipline et son accès à tous ou presque. Quelle n’est pas ma surprise –et ma déception- de constater que les deux voix qui se sont élevées pour critiquer cette décision de maintien du poids minimum nous viennent d’Europe ! Une voix belge et surtout une voix allemande qui se permet de récuser le poids au nom du horse welfare !

Les championnats : L’étude des statistiques des dernières années révèle que 50% des jeunes chevaux prenant part au Championnat des 7 ans ne sont plus dans le circuit deux ans plus tard. Fort de cette constatation, le comité souhaite remplacer le championnat des 7 ans par un championnat des 8 ans (consultation à prévoir des Fédérations Nationales entre 120 et 160 km) et les Championnats Continentaux et Mondiaux seront désormais accessibles aux chevaux de 9 ans et plus (contre 8 actuellement).

Pour ce qui est des temps de repos entre les épreuves, il est proposé qu’ils soient inchangés sauf pour les chevaux qui auraient couru à plus d’une certaine vitesse (20km/h ou 22km/h) qui se verraient ajouter 7 j de repos supplémentaires. Cette proposition ne fait pas l’unanimité, et certains rappellent une nouvelle fois que cette mesure ne servira à rien puisque les chevaux feront à l’entraînement presque autant que s’ils couraient.

La notion de temps de repos est pourtant un gage de protection du cheval et le rempart contre les fractures parce qu’il donne à l’os micro-facturé ou fissuré le temps de se réparer, cela permet donc d’éviter la plupart des CI. Sauf que nous n’avons aucun moyen d’imposer ces périodes de repos.

Sujet important et enfin abordé, la passerelle entre des qualifications en CEN et celles en CEI : il est contradictoire avec la notion de préservation des chevaux que de leur faire refaire toutes les qualifications lorsqu’ils passent de CEN en CEI. Une passerelle devrait être autorisée pour les chevaux qui ont parcouru 480km et plus dans les 36 mois précédant leur demande à concourir en CEI.

La responsabilité du cavalier au cœur du dispositif

Les notions de qualifications en couple semblent avoir disparu de la nouvelle mouture du règlement. Beaucoup le déplorent et le font savoir. Un cavalier qui connait son cheval a plus de chance d’éviter un accident qu’un cavalier qui découvre sa monture au départ de la course. Là encore ce point concerne surtout le Groupe VII et les grosses écuries.

Une belle idée qui risque de ne pas voir le jour, au vu du nombre de représentants qui vont tirer au renard : l’instauration dans les critères de qualifications pour les championnats juniors et/ou séniors d’unpourcentage de réussite, qui pourrait être 50% ou un peu plus. Là encore les statistiques montrent que certains cavaliers enchainent de nombreuses éliminations pour de très rares qualifications, et dans l’optique où l’on souhaite que les athlètes prenant part aux championnats représentent la discipline positivement, ces multirécidivistes de la non-qualification devraient être écartés. Cette mesure est très facile à appliquer et elle est bien reçue dans les pays où il n’y a que des écuries familiales.

Un renforcement des critères vétérinaires pour protéger les chevaux : comme cela se fait depuis deux saisons à Boudhieb, un temps plus court de présentation au vet gate assorti ou non d’une baisse de la fréquence cardiaque éliminatoire donne d’excellents résultats sur la régulation de la vitesse. Une majorité des participants s’exprime pour confirmer que 10 minutes comme temps de présentation dans des conditions climatiques « normales » est suffisant.

Le représentant de la Fédération des Emirats Arabes Unis fait un exposé intéressant sur sa FN : sur l’ensemble des 3 sites des UAE, les participants sont de nationalité étrangère pour 64% et issus de 60 nations. Argument selon moi à double tranchant : bien sûr dans l’esprit du sport il est beau d’ouvrir l’accès au haut niveau à la base la plus large. Les cavaliers nombreux de pays très pauvres (Inde et Pakistan notamment) sont des privilégiés et c’est un ascenseur social pour eux…mais attention à l’arbre qui cache la forêt, ce sont ces cavaliers qui sont les moins formés, qui ont eu un apprentissage express ne serait-ce que par l’absence souvent de compréhension de la langue, et qui se retrouvent propulsés sur des formules 1 dans des courses où ils ne peuvent que subir… et ainsi exposer leurs chevaux aux pires des situations ! A l’inverse la présence de nombreux cavaliers occidentaux compétents, bien que largement décriée par les défenseurs des animaux, me semble globalement profitable au sport car même s’ils n’ont que peu de marge de manœuvre, ils peuvent influencer les pratiques dans la bonne direction. Les UAE détiennent le record du nombre d’épreuves et le record du nombre de partants par épreuve. Le représentant des UAE explique que des mesures fortes ont été prises pour la prise en compte du bien-être des chevaux, et la mise en place d’un entry system efficace pour surveiller les âges des chevaux, la validité de leurs qualifications et le respect des temps de repos. Cela a permis d’améliorer les taux de classements. Il justifie l’augmentation du nombre d’accidents ces dernières saisons par l’augmentation exponentielle du nombre d’événements, d’athlètes et de partants par course. Cet argument est recevable même s’il n’affranchit pas pour autant le Groupe VII de ses responsabilités en la matière. Il annonce un renforcement des pénalités à venir, la création d’un training program visant à améliorer la formation des cavaliers et de leurs encadrants, un plan stratégique à l’horizon 2020 pour avoir une génération de cavaliers matures et qualifiés et un objectif deZéro fatalities. Enfin il évoque une piste d’amélioration qui reçoit un accueil favorable, consistant en une division des épreuves en groupes de niveau (comme en course), ce qui est souhaitable dans ces pays où plusieurs centaines de chevaux prennent parfois le départ en même temps… cette hiérarchisation aurait une double utilité : empêcher les chevaux novices d’être aspirés par les plus chevronnés et risquer qu’ils courent à des vitesses que leur inexpérience rend éminemment dangereuses. Et aussi donner leurs chances aux nouveaux cavaliers et aux petites écuries d’accéder à des places d’honneur dans des courses à leur niveau, ce qui n’est pas le cas actuellement puisque les grosses écuries professionnelles trustent les meilleures places de toutes les épreuves …

Choisir le bon cap

La seconde journée était consacrée à la modernisation du sport. Valerie Kanavy, Stéphane Chazel et Ignasi Casas, tous trois membres de la commission endurance, ont développé des pistes de travail pour les années à venir, sur la base d’un bilan chiffré des 20 années écoulées qui ont bouleversé la discipline endurance. Ce travail de statistiques est éminemment intéressant car il peut confirmer des tendances connues ou infirmer des idées reçues.

 Il faut réaliser que les événements FEI endurance dans le monde ont connu une croissance de 95% en 10 ans ! Qu’il y a eu 58% de cavaliers supplémentaires enregistrés (environ 2500) et 37% de nouveaux chevaux (environ 3600). Nous sommes partis d’une discipline d’initiés, où le maître mot était « to complete is to win » (terminer c’est gagner), où le classement était la réalisation d’un challenge personnel et les prix très souvent symboliques (la boucle de ceinturon de la Tevis Cup). L’évolution de la discipline a apporté des dotations et des courses de prestige ainsi qu’une augmentation substantielle de la valeur des chevaux. Refuser ou critiquer cette évolution reviendrait à nier l’évolution de l’humanité et serait suicidaire. Mais comme souvent la société tarde à mettre en place les garde-fous aux dérives que cette évolution trop rapide a logiquement provoquées ! La demande en chevaux de haut potentiel a explosé, du coup les professionnels augmentent la prise de risque pour fournir cette demande, les propriétaires mettent la pression et le nombre de cavaliers croît si vite que la quantité prime sur la qualité. La Task Force de la FEI doit donc mener de front la poursuite de la croissance de la discipline tout en développant vite et bien des solutions pour assurer un niveau de bien-être du cheval satisfaisant, en garantissant l’égalité et l’intégrité dans la pratique de notre sport, en mettant en exergue le fair-play trop souvent oublié. Certes les nouvelles technologies aident à la mise en place de ces procédures par leur fiabilité (timing, cardio, suivi GPS, vidéo surveillance) mais elles ne sont que des outils de contrôle. L’essentiel réside bien dans la formation et l’éducation des athlètes et des entraîneurs, la remise au centre du dispositif de la notion de couple cavalier-cheval chère à Stéphane Chazel qui regrette l’époque où l’on s’identifiait à des binômes de légendes vivantes (Becky Hart / RO Grand Sultan, Denis Pesce / Melfenik, Valarie Kanavy / Pieraz ou plus près de nous Maria Alvarez / Nobby) tandis que désormais à l’issue des courses les gens disent simplement que c’est telle ou telle grosse écurie qui a dominé la compétition…

Plusieurs pratiques différentes de notre sport peuvent-elles cohabiter sous l’égide de la FEI avec des philosophies et des acteurs différents mais des règles communes ? Une endurance d’équipes (comme le cyclisme) avec des sponsors et 100% de professionnalisation ? Une nouvelle pratique de type « long distance racing » ? ou à l’opposé à l’instar du développement des sports extrêmes comme les ultra-trails une endurance pure et dure où l’exploit sportif du cavalier sera prépondérant ? Un retour en grâce des grands raids mythiques actuellement délaissés car ne correspondant plus aux standards du business (Tevis Cup, Florac, Ripoll etc) ? Chaque cavalier a un sommet à atteindre, son sommet. Pour ne laisser personne au bord du chemin il faudra peut-être admettre plusieurs évolutions parallèles que certains cavaliers peuvent avoir un égal plaisir à pratiquer.

Ignasi Casas insiste sur la profondeur et la rapidité de ces mutations ainsi que sur les arbitrages que la FEI va devoir faire. Les championnats vont-ils continuer à vouloir rassembler un maximum d’athlètes et surtout un maximum de drapeaux nationaux, en acceptant le très faible niveau de certaines nations et la prise de risque en mélangeant des niveaux très différents ? Ou bien les championnats doivent-ils être réservés à la véritable élite sportive ? Repenser les championnats (individuels et équipe) pourrait peut-être permettre de résoudre le problème de popularité de notre sport. Nous avons notre championnat du Monde sur une journée lorsque les autres sports équestres ont les leurs sur 3 à 5 jours…du coup nous avons 10 fois moins de public… Offrir plusieurs jours de spectacle pourrait être plus attractif pour du public, mais nous devons également cultiver notre popularité, en commençant par véhiculer une image positive. Alors que 99% de nos athlètes sont irréprochables on voit plus de photos de chevaux abusés que de photos de complicité partagée entre le cheval et son cavalier… Ignasi déplore également que l’on oublie de communiquer sur le sport familial, celui qui permet à des familles entières de partager des journées mémorables.

A ce stade des discussions, on voit le fossé qui existe entre les « vieilles nations » qui ont vécu 40 années d’évolution de l’endurance et les groupes émergents qui n’ont connu que l’endurance contemporaine, mix d’endurance et de flat race. Ainsi s’opposent deux visions des choses qu’il va bien falloir réussir à concilier : ceux qui sont prêts à sacrifier partiellement le spectacle de la course en mettant la priorité absolue sur la sauvegarde des chevaux et en acceptant toutes les modalités qui permettent de réduire la vitesse et ceux qui pensent que tuer la vitesse va aboutir à tuer le sport puisque la notion de vitesse est l’essence du sport (ce sont bien sûr surtout les représentants du groupe VII qui défendent cette position tout en ayant une volonté non feinte de mettre en œuvre tous les outils de protection du cheval pourvu qu’on ne touche pas à la notion de vitesse)…

Former, réformer, responsabiliser, concilier… un chantier urgent et colossal

Après cet aperçu de la teneur des exposés et des échanges, quelle suite attendre d’une telle « grand messe » ? C’est là justement que nous allons voir si la FEI a vraiment organisé ce Forum dans un esprit d’évolution et d’écoute ou si ce n’était qu’une diversion destinée à éteindre le feu…

Sabrina Ibanez, secrétaire générale, conclut en remerciant tous les participants pour leur implication, assure que tous ces échanges vont servir de base de réflexions pour les prises de décisions à venir, et promet la tenue biennale ou triennale de ce Forum, ce qui permettra de faire le bilan de son efficience.

Ce meeting s’achève donc en demi-teinte… Il a eu le mérite d’exister, il a été très informatif, les sujets consensuels ont été sincèrement débattus. Les échanges hors sessions ont sans doute été également très productifs pour tous ces officiels, athlètes  ou organisateurs du monde entier. Ces échanges m’ont permis de constater que je suis loin d’être la seule à être restée sur ma faim en ce qui concerne les sujets sensibles. Nous avons épilogué sur des codes de bonne conduite sans évoquer en deux journées les sujets de la corruption et du dopage. Nous n’avons pas eu une seule allusion aux suites éventuelles des dysfonctionnements du championnat de la honte, je parle bien entendu de Samorin 2016 ! Au contraire nous avons eu en entracte une vidéoMeydanà la gloire de ce Championnat… pendant qu’elle était projetée ce sont des images trash et insoutenables qui défilaient dans mon esprit…  J’attendais mieux, beaucoup mieux de la FEI pour ce Forum, une introspection plus complète. Nous n’étions pas un public de néophytes et il n’y avait pas un parterre de journalistes ni d’intégristes de la SPA. Certes il y a un intéressant travail de dépoussiérage qui a été entrepris, mais il est probable que dans les placards de la FEI demeurent encore quelques cadavres …

Christèle Derosch, 27.05.2017

  • imprimer


On passe à table

Marine Haÿ vous emmène déjeuner chez un professionnel du monde équestre.
Dans l’intimité de sa cuisine, il se livre avec authenticité.

La semaine dernière
On Passe A Table 74 Raphaël Saleh

HS elevage

Guide de l'élevage

Recherchez un étalon parmi les 700 étalons du Hors-Série et obtenez des informations sur : la génétique, le prix de saillie, le type de monte, le propriétaire…

annuaire cheval

Annuaire du cheval

Recherchez une personne ou une société



ÉQUItagada
EQT 39 les coins

Le Widget des actualités Leperon.fr

Les actus de Leperon.fr sur votre site

L’information de Leperon.fr, écrite par la rédaction des équipes de L’Eperon, mise à jour en temps réel, consultable gratuitement sur votre site internet.
>> Installer le widget Leperon.fr