Abdelkebir Ouaddar : "Nous attendons la fin de l'année pour ressortir Quickly en concours"
samedi 06 octobre 2018

Abdelkebir Ouaddar et Quickly de Kreisker
Les fans peuvent se rejouir, Quickly de Kreisker devrait faire son retour très bientôt sur les terrains de concours. © Images'Inn Photographies / Eric Knoll

Après sa belle victoire cet après-midi au Morocco Royal Tour, nous en avons profité pour rencontrer Abdelkebir Ouaddar. Il nous parle de son crack Quickly de Kreisker, absent des terrains de concours depuis mars 2017, mais aussi de ses nouveaux chevaux et de ses projets pour la fin de l'année 2018.

Bravo pour cette victoire, qui plus est à domicile. Que pouvez-vous nous dire sur ce parcours ?

Je suis très content de mon cheval, Istanbul V.H Ooievaarshof, qui est encore jeune et qui réalise ses premiers gros parcours. Il est régulier même en France, il a fait de super sans-faute à Dinard et Deauville. Il est en pleine progression. C’est un cheval qui est très respectueux, j’ai toujours beaucoup cru en lui. Il a été magnifique aujourd’hui.

Vous qui êtes un grand habitué, en quoi le circuit s’améliore-t-il d’année en année ?

La vérité c’est qu’il y a toujours eu un beau plateau de cavaliers ici. Aujourd’hui le circuit prend de l’ampleur parce que les cavaliers marchent au bouche à oreille. Ils en parlent jusqu’en Europe. Et puis maintenant avec Internet on voit tout ! Je pense que nous avons aussi la chance d’avoir le prince Moulay Abdellah Alaoui qui aime beaucoup les chevaux, il est aussi le président de la fédération. Il prend beaucoup de temps et d’énergie pour aider l’équitation et la faire avancer. Plus tard je pense que le Morocco Royal Tour deviendra le Sunshine Tour du Maroc !

On vous a aussi vu ici avec Dino W, un cheval que vous avez récupéré de Bertram Allen il y a peu de temps, comment se passent vos débuts avec lui ?

Je ne veux pas encore crier victoire parce que je n’ai pas encore tous les boutons sur ce cheval. Il a tous les moyens du monde. Je pense qu’avec le temps on formera un bon mariage. C’est aussi un très bon cheval.

Avec l’absence de Quickly de Kreisker, vous avez connu une petite période de creux et vous avez dû vous reconstruire un nouveau piquet de chevaux pour le haut-niveau. Comment cela s’est-il passé ?

La vérité c’est que c’est que c’est trop difficile de perdre son cheval de tête, surtout un cheval comme Quickly. Il est exceptionnel, il m’a tout donné, je pense que jamais un autre cheval ne pourra m’offrir tout ce que Quickly m’a offert. On a qu’un seul cheval dans notre vie et c’était celui là. Il a couru le circuit Coupe du Monde, m’a amené aux Jeux Equestres Mondiaux et même aux Jeux Olympiques. Il m’a fait le plus beau cadeau de ma vie.

A ce propos, comment va-t-il ?

Il va très bien. Il n’a pas d’objectifs précis en ce moment. Il est avec moi, ici au Maroc. Il travaille tous les jours. Nous attendons la fin de l’année pour recommencer à le sortir en concours. Le remonter sur un parcours est mon plus grand souhait.

Quels vont être vos objectifs pour la fin de la saison ?

Je vais essayer d’être parmi les meilleurs pendant le MRT. On ne peut pas gagner tous les jours, ça c’est sûr, en plus il y a beaucoup de très bons cavaliers. Mais je veux essayer d’être présent. Que le meilleur gagne ! Je souhaite le meilleur aux Européens et aux Marocains. Après le MRT, je vais essayer de faire Lyon, Genève et Paris avant de rentrer me reposer au Maroc, cela va me faire du bien parce que je n’arrête jamais !