BIP Fontainebleau : Victoire allemande, déception française dans le GP CSIOP
dimanche 21 avril 2019

Romane Ohrant et Quabar des Monceaux
Romane et Quabar, proches de la victoire ! © Cécile Cabre

Sur le tour initial de ce Grand Prix qui regroupait 25 partants, seuls trois couples signent un sans faute et reviennent en piste pour le barrage.

Première à prendre le départ, la cavalière allemande Bo Chiara Groning, aux commandes de Chessy 18, bouscule une barre et signe un temps de 48’’19. Sa compatriote Lara Tonnissen en selle sur Clarissa NRW, encaisse huit points de pénalités aux obstacles. Dernière à rentrer en piste, la française Romane Orhant, associée pour la seconde saison à l’inoxydable Quabar des Monceaux, boucle un début de tour sans encombre. Alors que la victoire est à sa portée, et qu’il reste deux obstacles à franchir, la jeune cavalière de 15 ans commet une erreur de parcours éliminatoire dont elle se souviendra sans doute très longtemps. Elle est néanmoins classée en 3ème position, derrière Lara Tonnissen, et Bo Chiara, 15 ans, qui sera contrainte de se tourner vers les compétitions à cheval l'année prochaine. La jeune fille rendait hommage aux qualités de sa jument, "petite mais avec un coeur énorme, qu'elle monte depuis quatre ans."

Le bilan d’Olivier Bost

A l’heure du bilan, Olivier Bost le confiait « On manque un peu de nations sur ce rendez-vous, on est 15 jours après un gros CSIO en Belgique, l‘Italie se déroule en même temps, il faut que nous parvenions à gérer ce problème de calendrier avec la FEI. Nous sommes aussi face au problème récurrent des cavaliers et entraîneurs qui craignent les terrains en herbe et les dénivelés. Grâce aux efforts de la ville de Fontainebleau, de la communauté d’agglomération, de la région et des cavaliers olympiques qui ont joué le rôle de lanceurs d’alerte, il va falloir réussir à modifier ce terrain d’honneur pour qu’il soit plat et en sable. C’est un grand projet d’aménagement à mettre en place pour l‘avenir de la région Ile de France et du saut d’obstacles français en général. Si nous n’avons pas en vue une organisation de championnat d’Europe la même année sur le site, nous avons du mal à remplir les épreuves internationales. Il faut impérativement remettre ce terrain et ce site aux normes internationales. Aujourd’hui, les chevaux et poneys coûtent de plus en plus cher, les propriétaires et les coachs craignent qu’ils ne se blessent. Le sport moderne se pratique sur le plat. » L’entraîneur national en charge des jeunes reconnaissait un week end de beau sport, animé par un excellent état d’esprit de la part de l’ensemble des participants et des coaches. « C’est ce qui compte. » Même s’il regrette « quelques 4 points ici et là », Olivier Bost le souligne, «tout va bien pour le poney de sport français, mais nous aimerions pouvoir dynamiser notre CSIO français, pour avoir huit ou dix nations, comme c’est le cas en championnats d’Europe. Que ce soit la FFE, la direction technique nationale ou la région, tout le monde est sur le projet du Grand Parquet. Nous sommes sur la bonne voie. » 

Tous les résultats : ICI