Barcelone : les Bleus encore privés de finale !
jeudi 22 septembre 2016

Kevin Staut et Rêveur de Hurtebise au CSIO de Barcelone 2016
Kevin Staut et Rêveur de Hurtebise, 4 points lors de la qualificative © Dirc Caremans - hippofoto.be

Les champions olympiques n’ont pas réussi à conjurer le mauvais sort à Barcelone jeudi après-midi. A cause d’une contre-performance de Philippe Rozier puis de trois coûteux 4 points de ses équipiers, les Bleus restent pour la troisième année consécutive à la porte de la grande finale des Coupes des nations Furusiyya FEI. Difficile à avaler !

Dix-huit équipes en lice, huit places pour la finale et une seule manche pour en découdre… Le format de la finale des Coupes des nations Furisiyya FEI débouche chaque année sur l’éviction de grandes équipes. Déterminés à prendre leur revanche après avoir déjà dû se contenter de la Consolante les deux dernières années, les Bleus, qui avaient pourtant aligné leur quatuor olympique, en ont encore payé le prix fort ! Après les 21 points de Philippe Rozier et Rahotep de Toscane, Kevin Staut/Rêveur de Hurtebise-HDC, Roger-Yves Bost/Sydney Une Prince-Treize et Pénélope Leprévost/Flora de Mariposa ont en effet aligné les 4 points… D’autant plus rageant que leurs chevaux sautaient bien. Avec un total de 12 points, ils terminent 11e d’une épreuve dominée par les Allemands, les Américains et les Belges, tous trois à 0, devant la Suisse, la Grande-Bretagne et l’Italie, 4e ex-æquo avec 4 points. « C’est une épreuve couperet pour tout le monde.  Aujourd’hui, il nous a manqué quelque chose. Nous avons toujours fait au moins un sans-faute en Coupe des nations cette année, et avec un 0 on se serait peut-être qualifiés.... Maintenant, c’est la loi du sport. Les 4 points coûtent toujours très chers en Coupe des nations », déplore leur chef d’équipe, Philippe Guerdat.

Le contre-coup de Rio ?

La plus grosse déception est évidemment pour Philippe Rozier, pourtant si décisif à Rio… Un titre olympique gonfle forcément la confiance mais il procure aussi de la pression. Le cavalier de Bois-le-Roi s’en est-il trop mis pour cette finale ? Rahotep de Toscane a-t-il eu un coup de fatigue ou un problème physique ?  « Il faut qu’on revoit la vidéo et qu’on ausculte le cheval, rétorque le sélectionneur des Bleus. Peut-être que Philippe s’est un peu trop mis la pression. Il dit qu’il ne sent rien physiquement sur le cheval, mais nous allons faire un check-up vétérinaire au cas où. Nous avons de toutes façons jusqu’à 2 h avant la Consolante de demain pour le remplacer par Mathieu Billot/Shiva d’Amaury si besoin. Mais ce ne serait pas idéal non plus, car Shiva n’a pas encore sauté d’épreuve. C’est compliqué… Ce n’est évidemment pas le scénario que nous avions imaginé… A priori Philippe s'élancera donc en 2e et Kevin sera ouvreur.  Je ne veux pas trouver d’excuses, mais depuis leur titre olympique, ça fait un mois qu’ils font des fêtes, des représentations… Kevin et Bosty sont plus restés dans la dynamique des concours, mais Pénélope a été arrêtée un mois et Philippe a peut-être eu davantage le contrecoup lui, car il est passé de 5e à champion olympique ce qui n’est pas si simple à digérer. Après un titre, on peut avoir l’impression d’être invincible, mais ce n’est pas comme ça dans le sport. Nous avons décroché l’or, mais maintenant nous devons produire de nouvelles performances. »

Les Bleus vont devoir se remobiliser pour la Consolante, programmée vendredi soir à 21 h, même si elle est beaucoup moins prestigieuse et dotée que la grande finale. « On ne peut pas la laisser filer. On se doit d’essayer de la gagner !, martèle Philippe Guerdat. J’aurais aimé une meilleure fin d’année, mais c’est comme ça. Et si j’avais dû choisir, je préfère quand même faire trois 4 points ici qu’à Rio ! »

Résultats ici

Photo d'archive