Bosty : « Retourner à Bercy était important »
mardi 27 février 2018

Roger-Yves Bost
Roger-Yves Bost © Scoopdyga

C’est confirmé, Roger-Yves Bost a décroché son ticket pour la finale Coupe du monde Longines à Bercy (11 au 15 avril). De retour de deux semaines à Vilamoura avec ses jeunes chevaux, le Barbizonnais nous livre ses ambitions pour ce rendez-vous tant attendu à domicile et pour le reste de la saison avec enthousiasme et détermination !

L'Eperon : Vous aviez emmené cinq chevaux à Vilamoura. Quel bilan en tirez-vous ?

Roger-Yves Bost : J’avais emmené deux prometteuses 7 ans, Bacarole des Baleines, qui avait fait la finale des 6 ans avec mon fils Nicolas l’an passé et qui est super respectueuse, et Bluemuch des Baleines qui a aussi beaucoup de moyens. Il y en a une alezane et une baie donc je me dis que ce sont peut-être les futures Sydney Une Prince et Sangria du Coty ! (rires) C’est encore loin, mais elles ont beaucoup de sang et de qualité. Mon fils et moi allons les sortir en 7 ans cette année. J’ai également monté la sœur de Sydney, Variance Une Prince, qui évolue aussi très bien, Tesway de la Batia, dont c’était les premiers concours en extérieur, et Vino d’Espinet, qui a signé un sans-faute dans son premier Grand Prix 3*. Ils sont jeunes, mais tous bons. Le plus avancé est Vino, qui participera aux CSI5* de Mexico (22 au 25 mars) et Miami (5 au 7 avril). C’est important de préparer la relève, car je ne suis pas encore à la retraite ! (rires) Et j’aime bien ça, je suis content de monter les jeunes.

Votre qualification pour la finale Coupe du monde est acquise. Une joie ?

C’était l’objectif de cet hiver. J’ai plein de souvenirs à Bercy, j’y ai beaucoup monté et gagné donc c’était vraiment important d’y retourner. Sydney et Sangria ont été très compétitives donc je n’ai fait que six Grands Prix, mais j’ai pris des points à chaque fois. Je n’ai donc pas été obligés de courir après les points. 

Avec qui allez-vous y participer ?

Le plan A c’est Sydney, mais tout n’est pas encore décidé. Sangria peut aussi faire la finale. Je prendrai la plus en forme au dernier moment. 

Quels sont vos souvenirs les plus marquants à Bercy ?

J’avais participé à la finale en 1987, mais j’ai gagné le Grand Prix une fois avec Souviens Toi III en 1995. Un moment fort en émotions. Et j’ai souvent participé à cette étape Coupe du monde, en militaire puis en civil, j’ai gagné plusieurs épreuves avec aussi Jorphée du Prieur et d’autres chevaux. C’est une belle salle et y retourner fait forcément quelque chose, d’autant que l’organisation comme l’ambiance s’annoncent grandioses… J’espère que nous serons bons ! 

Quelles seront ensuite vos priorités sur la saison extérieure ?

D’abord l’équipe de France et la préparation pour les JEM de Tryon (11 au 23 septembre) qui sont clairement la priorité de l’année. Je vais aussi participer au Global Champions Tour où je fais partie d’une équipe. Je vais mixer au mieux mon programme entre les Coupes des nations et le Global. Pour le choix des chevaux, tout dépendra de leur forme et des terrains. J’ai la chance de pouvoir actuellement compter sur trois chevaux de Grands Prix 160 : Sydney, Sangria et Sunshine du Phare, qui continue de progresser. Agés de douze ans, ils sont tous les trois en pleine force de l’âge. Pégase du Mûrier et Qoud’Cœur de La Loge vieillissent, mais ils peuvent aussi les relayer sur les grosses épreuves. Et Vino va commencer les Grands Prix. Nous allons affiner le programme avec Philippe Guerdat. 

La saison s’annonce donc plutôt bien !

J’ai la chance d’être bien équipé. Il y a une belle saison en perspective. Et je suis très motivé... Il faut !