Bruno Rocuet : « Urcos est un génie »
jeudi 23 février 2017

Urcos de Kerglenn
Urcos de Kerglenn © Scoopdyga

La nouvelle recrue de Patrice Delaveau, Urcos de Kerglenn-HDC, ne laisse déjà personne indifférent. Alors que le Normand se réjouissait de son arrivée au Haras de la Forge lundi dernier, Bruno Rocuet rendait, lui, hommage à ce « petit génie qui a alimenté nos rêves les plus fous ». Le marchand de chevaux revient sur les débuts compliqués mais prometteurs de ce fils de Toulon âgé de neuf ans.

Beaucoup de cracks sont déjà sortis des écuries de Bruno Rocuet, mais nul doute qu’Urcos de Kerglenn (Toulon et Quandice de Kerglenn par Diamant de Semilly), qu’il a formé pendant sept ans, gardera une place particulière dans son cœur : « Je l’ai acheté à son éleveur à trois ans car je connaissais bien sa famille et sa mère, Quandice de Kerglenn, qui avait été championne des 5 ans avec un de mes cavaliers, Erwan André. Et le cheval faisait déjà preuve d’une sensibilité à fleur de peau et d’une intelligence incroyable ». A tel point que les débuts furent épiques. « C’était un petit rebelle qui voulait gérer l’espace. Il prenait le mors et nous emmenait là où il avait envie. Au tout départ, on le montait seulement à la tombée de la nuit car, moins à l’aise à cause de l’obscurité, il était plus calme et courait moins vite, se remémore en riant le Breton. C’est un génie, mais il n’a jamais aimé la discipline ni rentrer dans le cadre. Rien n’est jamais acquis avec lui, mais il est très attachant. »

Essayé par Eric Lamaze à 5 ans

Et à l’obstacle, le petit bai a immédiatement dévoilé son potentiel. « En liberté, il était époustouflant d’aisance et d’agilité. C’est un très bon technicien, qui n’est pas prisonnier de son corps. Il a toutes les options. C’est déjà un telle évidence sur 120 qu’on n’a jamais eu besoin de le faire sauter gros à la maison. » Débuté en Cycle Classique (12e des 5 ans, 7e des 6 ans) puis en épreuves Pro avec Régis Bouguennec avant de passer sous la selle de Valentin Besnard à l’automne dernier (6e du GP1* puis 8e du GP2* de Saint-Lô), Urcos a eu une évolution en dents de scie, mais il s’est toujours fait remarquer en piste. « Gagnant ou perdant, il a toujours attiré les convoitises car il sort vraiment de l’ordinaire, s’enthousiasme Bruno Rocuet. Il a été essayé seulement deux fois, mais j’aurais pu le vendre cent fois ! Eric Lamaze l’a essayé à cinq ans, mais nous ne sommes pas tombés d’accord sur le prix. Emanuelle Perron-Pette et Patrice ont ensuite eu le coup de cœur. Je leur souhaite le meilleur pour la suite ! »