CSI1* d’Hardelot : un vent venu de Grande-Bretagne
dimanche 05 juin 2016

hardelot 2016 Olivier Chouraqui et Tengry
Olivier Chouraqui et Tengry © Sylvia Flahaut

A l’issue d’un barrage à six, c’est finalement la cavalière britannique, Maja Burnell qui s’est imposée ce dimanche après-midi, dans le GP du CSI1* d’Hardelot. Elle devance de quelques secondes son homologue d’Outre-Manche, David Mcpherson. Du côté des amateurs, c’est Olivier Chouraqui qui remporte le Grand Prix 125 du circuit amateurs Gold Tour avec son bon Tengry.

Le stade équestre d’Hardelot, pour son rendez-vous de juin, fait la part belle aux amateurs. Comme en 2014, il a accueilli une étape du circuit Amateurs Gold Tour, dont la finale 125 s’est déroulée ce dimanche 5 juin, en début d’après-midi. 43 cavaliers, parfois venus de loin, étaient au départ pour espérer se classer et grapiller des points pour la finale du circuit, qui se tiendra lors d’Equita Lyon. Pour l’occasion, Grégory Bodo, chef de piste, avait dessiné un parcours assez technique. « Il y a des fautes faites un peu partout, analysait Maxime Rohmer, son assistant, en fin d’épreuve. Le vertical numéro un est placé en sortie de tournant et les chevaux n’ont presque pas de foulées droites pour l’aborder. Il n’est pas facile. Le triple, en numéro 11, fait également quelques fautes. On arrive en fin de tour, les couples sont un peu essoufflés… » Salomé Pérard, numéro 9 au départ, ouvre le bal des parcours sans faute. Elle est rejointe par cinq autres cavaliers. Première à s’élancer au barrage, elle commet quatre points. Christophe Légue pose une belle option, mais se voit rapidement rattrapé par Diane Roche. Finalement, c’est Olivier Chouraqui qui met tout le monde d’accord. Le cavalier de la région parisienne, en selle sur son bon 9 ans, Tengry (Derby of Clemence) s’impose en améliorant le chrono de 4 secondes. Entraîné par Jean-Marie Robin, le sportif, spécialisé professionnellement dans l’électronique, avait déjà gagné l’étape de Jardy, il y a quelques semaines. « Tengry a beaucoup de capacités, un super mental mais il faut le motiver, il a un petit côté fainéant », décrit le vainqueur, qui vise les championnats de France Amateurs Elite, puis les Vétérans.

Arthur Hochart signe la meilleure performance française
Un peu plus tard dans la journée, ce sont les cavaliers professionnels, souvent les coachs des amateurs venus pour leur circuit, qui se sont affrontés dans le cadre du Grand Prix 1*. Première difficulté du parcours avec le double de bidets, situé en numéro 4. La rivière, barrée, a également refroidi quelques montures. A quelques foulées de cet obstacle large, le triple, situé en 9, était à soigner : les Nordistes Benjamin Golliot ou Juliette Faligot s’y trouvent privés de barrage. Enfin, le dernier obstacle, un oxer en bout de ligne après une barre de spa, a également fait des déçus. Alexis Borrin, Elise Lesage ou Valérie Rohmer y laissent quatre points. Finalement, six cavaliers, comme dans l’épreuve précédente, parviennent à obtenir leur ticket d’entrée au barrage. Guillaume Dolisi, l’un des trois Tricolores en lice, commet quatre points, tandis que la monture d’Alexandre Gruson s’arrête près de la porte du paddock et refuse de repasser la marche avant. Total à l’arrivée : 49 points. Maja Burnell, la Britannique, pose alors une belle option en 39,65, avec son bon Carnaval Komombo (Carnaval Pleasure). Elle n’est pas rattrapée. Arthur Hochart, dernier cavalier à s’élancer, signe la meilleure performance française en se classant quatrième avec Roxanne de Keriboulo (Kannan). Le sportif, étudiant à Rouen, fait régulièrement des allers-retours entre son lieu d’études et Douai, où se trouvent ses chevaux. « Je travaille régulièrement avec Adrien Bara, explique le cavalier. Cela fait environ 2 années que je tourne sur des épreuves 135, 140. Mon objectif de cette saison, ce sont les championnats pro 2 à Fontainebleau. J’étais venu à Hardelot pour bien les préparer ». Voilà chose faite !