Damien de Chambord : « Pourquoi ne pas viser une place aux JO de 2024 ? »

mardi 19 juillet 2016

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A dix-neuf ans, Damien de Chambord s'est octroyé son premier titre national en Jeunes Cavaliers ce week-end au championnat des As de Barbaste. Après une victoire dans l’épreuve moins de 25 ans à la Baule (44 – du 12 au 15 mai), ce nouveau trophée consacre une saison déjà jalonnée de succès et confirme la place du Normand, installé au Haras de la Chesnaye, à Tourgéville tout près de Deauville,au sein de l'équipe de France en vue des Championnats d'Europe.

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Xavier Boudon

Damien de Chambord

Vous venez de remporter le titre de champion de France des Jeunes Cavaliers à Barbaste lors du championnat des As. Qu’avez-vous ressenti à l’annonce de cette victoire ?

C’était fantastique, vraiment incroyable. Pourtant, je n’ai pas encore totalement réalisé. Après la remise des prix, Thierry Pomel [entraineur de l’équipe de France Jeunes Cavaliers, ndlr] est venu me voir et m’a dit : « Félicitations ! Maintenant oublie ta première place et concentre-toi sur les championnats d’Europe. » Je pense que je prendrai donc conscience de mon titre plus tard. Mais cela reste quelque chose qu’on ne m’enlèvera pas, j’en suis très fier.

Le week-end de ces championnats n’était pas de tout repos et a posé problème à de nombreux cavaliers. Comment avez-vous trouvé les parcours ?

J’ai trouvé que c’était un très bon championnat. Les tours étaient agréables, les barres montaient crescendo et respectaient bien les cotes. Le parcours de chasse du premier jour était fluide et Thierry nous avait dit de ne pas mettre les chevaux dans l’effort ; il fallait les préserver au maximum pour les Europe (Millstreet, Irlande – du 26 au 31 juillet). Finalement, Barbaste nous a surtout permis de bien préparer cette prochaine échéance.

Votre victoire s’est jouée dans un mouchoir de poche puisque vous n’étiez que deux à partir sur le barrage et votre adversaire, Thibault Lacrevaz, s’est retiré. Pouvez vous nous dire dans quel état d'esprit avez vous abordé cette ultime phase ?

Au départ, je pensais partir en deuxième position puisque j’étais avant lui dans le classement. C’est toujours plus facile de passer après son concurrent car on peut observer son parcours, savoir s’il faut assurer le sans faute ou jouer la vitesse. Finalement, l’ordre de passage a été inversé et je suis entré le premier en piste. Il fallait donc que j’assure à tous les niveaux. J’ai réussi et lorsque Thibault a fait une faute sur le troisième obstacle, il a préféré abandonner, c’est le sport.

En revanche, vous devez être fier d’avoir battu l’actuel champion de France Pro 2, Yannis Gregoriades qui terminer ce championnat à la troisième place ?

Je suis évidemment très fier de m’être illustré face à lui mais aussi face à tous les autres cavaliers plus expérimentés tels que Tressy Muhr ou Tanguy Dobremez. Je ne connaissais pas trop les cavaliers qui me succédaient sur le podium. Ce sont d’ailleurs des jeunes que l’on n’attendait pas forcément sur le papier. Nous n’étions pas beaucoup à concourir pour le titre mais je pense que chacun a prouvé qu’il méritait sa place à ce niveau.

 

Parlez-nous de votre jument, Tabou Z (Treasure Z). Quels sont vos objectifs avec elle ?

C’est une jument de douze ans que je travaille depuis deux mois. Elle m’a été confiée par Stephan Conter dans le but de la valoriser, puis de la vendre après les championnats d’Europe. C’est une jument qui a déjà de l’expérience : elle termine 3e des 7 ans avec Christian Ahlmann et a bien tourné en 3*. Je l’ai récupéré assez tard et je n’avais que quelques mois pour me mettre avec. Il fallait que je trouve les boutons rapidement avant les divers championnats. Sur notre premier concours à Fontainebleau, elle s’était bien comportée dans la 140 et au CSIO de Hagen (du 7 au 12 juin) elle s’est vraiment illustrée dans la Coupe des nations. Mais là, c’est notre premier gros titre et cela me confirme que cette jument est faite pour les championnats. Je pense même qu’à Millstreet, nous pouvons faire de bons résultats.

 

Pour l’instant, vous valorisez beaucoup de chevaux pour le commerce. N’avez-vous pas envie d’en garder un qui vous permettrait d’atteindre le très haut niveau ?

Je pense que tous les cavaliers attendent le bon cheval qui les fera grimper jusqu’aux sommets. Mais nous vivons du commerce alors il faut s’adapter. Nous achetons beaucoup de jeunes de cinq, six et sept ans. Nous cherchons des chevaux de qualité, avec les moyens de faire du grand prix. Mais nous avons également de supers propriétaires qui nous confient de très bons chevaux. A plusieurs, les frais sont moindres et cela nous permet d’investir pour plus tard.

 

Pour conclure, mis-à-part les championnats d’Europe, quels sont vos prochains gros objectifs ?

Je vais faire partie des Jeunes Cavaliers pendant encore deux ans. Je compte bien en profiter pour participer aux maximums de championnats européens. Nous avons un super entraineur qui nous forme pour le plus haut niveau. Entre nous, nous parlons beaucoup de Rio, les Jeux olympiques nous font rêver. Alors pourquoi ne pas viser une place pour les JO de 2024 à Paris ? Nous avons encore le temps, mais les années passent vite…

Caroline Bertolino

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