Delmotte : à pas de loup vers Tryon
jeudi 04 janvier 2018

Nicolas Delmotte
Nicolas Delmotte © www;scoopdyga.photo

Une 1re place dans le Grand Prix de Dinard. Une victoire par équipes dans la Coupe des nations de Gijon (Espagne). Et une 7e place dans le Grand Prix des Longines Masters de Paris. Nicolas Delmotte a prouvé qu’il était affuté pour le niveau 5*. Pressenti pour courir les JEM de Tryon (E-U-) du 11 au 23 septembre, le Nordiste reste malgré tout prudent.

2017 est-elle votre meilleure saison ?

Oui avec en prime ma victoire dans le Grand Prix 5* de Dinard (30 juillet, ndla). Gagner devant le public français sur un des plus beaux terrains d’Europe est mon meilleur souvenir de l’année.

Ilex, votre cheval de tête, a conclu l’année 2017 par le Grand Prix des Longines Masters Paris le 3 décembre. Comment va-t-il ?

Il est en pleine forme ! Il travaille tous les jours : je le fais sauter une fois par semaine et l’emmène régulièrement en trotting afin de lui aérer la tête. Il reprendra la compétition à la fin du mois de février lors des CSI2* à Villeneuve-Loubet puis à Cagnes-sur-Mer sur des parcours "à blanc" de 140/145. L’idée est de connaître l’état de forme du cheval plus que de jouer la victoire.

Philippe Guerdat a annoncé que fous faisiez partie des cavaliers en lice pour les JEM. Comment allez-vous préparer cette échéance ?

C’est encore très loin et je ne préfère pas parler trop vite. Après Cagnes-sur-Mer, je ferai un point avec Philippe afin de savoir quelles Coupes des nations il souhaite que je monte.

Vous n’avez couru que trois 5* avec Ilex en 2017, est-ce un handicap en vue des JEM ?

Non, le cheval n’avait que neuf ans et le but était de l’amener progressivement au niveau 5*. Il a d’ailleurs répondu présent à chaque fois et en en courra davantage cette année.

Comment allez-vous gérer la carrière de vos autres chevaux si vous courrez plus de concours 5* ?

Je ne suis pas suffisamment équipé pour faire du 5* tous les week-ends donc j’aurai le temps de sortir les autres sur des plus petites épreuves.

Urvoso du Roch fait également partie de vos chevaux de tête. Il a couru sa première 150 de niveau 5* lors des Longines Masters de Paris, a-t-il le niveau de seconder Ilex sur les Grand Prix 160 ?

Je monte Urvoso depuis un an et demi. Nous avons commencé la saison 2017 sur des épreuves 130/140 et il ne cesse de progresser. Il est très prometteur et je pense qu’il pourra épauler Ilex à partir de mai. 

De janvier à décembre 2017, vous êtes passé de la 229e à la 70e place du classement mondial. Etait-ce un objectif ?

Honnêtement non. Même si je suis ravi de cette progression, je ne cours pas après la ranking-list car je n’ai pas les moyens de faire partie des meilleurs mondiaux. J’évolue au rythme de mes chevaux.