Do you speak Normandy? Scott Smith
mardi 24 janvier 2017

Scott et Helen Smith avec Sébastien Depauw
Scott et Helen Smith avec Sébastien Depauw © Eric Fournier

A 20 ans le britannique Scott Smith vendait déjà pour plus d'un million de dollars. En 2015 la belle transaction du Selle Français Valmy de la Lande (Mylord Carthago) à Michael Whitaker le propulse sous les projecteurs du business. "En ce moment ca bouge fort côté commerce!".

Alors Scott (42 ans) et son épouse Helen (39 ans) s'organisent "pour peser sur un marché concurrentiel actuellement porteur si on connaît bien l'environnement professionnel et qu'on est capable de mettre en adéquation l'offre et la demande" assure le solide cavalier international de 42 ans."Le segment du très bon cheval de sport est étroit mais il est actif quand on a passé la barrière des visites vétérinaires pointilleuses en France comme nulle part ailleurs. Je me positionne comme facilitateur d'affaires et un intermédiaire qui cultive un réseau solide grâce à cinq années dans l'équipe première britannique (CSIO avec Cabri d'Elle - ISO 166/09)".  

Il y a trois ans Scott trouve seul son installation de Saint André de l'Epine (50), sans aucun soutien extérieur, seulement animé par la volonté de sillonner le territoire normand dans tous les sens pour trouver l'emplacement stratégique idéal. Le Normand peut être suspicieux et Scott est alors perçu comme un marchand concurrent. Il souhaite rassurer et avec de la diplomatie et sans brusquer les mentalités régionales il préfère insister sur le fait que tout le monde aura à y gagner avec l'arrivée d'un nouvel opérateur commercial...de surcroît doté d'un bon carnet d'adresses. C'est de sa base proche de Saint-Lô qu'il rayonne en permanence pour trouver les perles que demande sa clientèle européenne. Dés le début de saison en SHF il repère les talents de demain avec l'aide de Sébastien Depauw (Saint-Brice-en-Coglès -35) qui couvre la Bretagne et le grand ouest. Selon Scott "Il n'y a pas vraiment d'âge idéal pour le commerce. Le marché demande beaucoup de jeunes et des 8 et 9 ans pouvant sauter à terme autour de  1.40 m et plus. Il n'y a pas de sélection négative sur la robe, le sexe, la race du cheval. Il faut (juste) un potentiel évolutif intéressant, du sang et l'intelligence de la barre. Trois critères essentiels chez le bon "jumper". Ceux là se vendent bien. Il faut également bien comprendre les demandes des clients et présenter des chevaux sélectionnés qui soient dressés. Alors les clients viennent et reviennent. Ca c'est très encourageant pour se construire une réputation durable. Par chance en Normandie il y a beaucoup de bons chevaux, beaucoup d'élevage et un professionnalisme historique. On a déjà vu de belles histoires et des ventes de chevaux qui transforment le cours de la vie d'un éleveur. En Normandie il y a aussi de beaux concours, l'immobilier est beaucoup plus accessible qu'en Angleterre où l'industrie des courses attire les investisseurs et fait un peu d'ombre au cheval de sport". Voilà les raisons pour lesquelles Scott Smith et Helen ont choisi la Normandie pour développer un business qui semble porter ses fruits. 

Scott Smith a l'expérience pour évaluer un cheval de CSO. Il a entamé sa reconversion dans le commerce après s'être fait connaître en CSIO (trente trois sélections en Coupes des Nations) avec Cabri d'Elle (Schérif d'Elle x Gazelle d'Elle x Uriel) qui l'a mené jusqu'aux Championnats d'Europe aux côtés de Nick Skelton (chez qui il a travaillé un an) et des Whitaker. Des références.