Dominique Bentejac, une envie intacte !
jeudi 05 février 2015

bentejac
Dominique Bentejac © Cédric Vlemmings

Dominique Bentejac a fêté ses 70 printemps en août dernier, et il caracole toujours en tête du classement FFE Compet CSO Grand Prix Amateur. Avant cela il dominait le classement des PRO2, et encore avant c’était la scène française du CCE. Il fut même deux années de suite numéro deux mondial en concours complet.

A 15 ans il obtient le baccalauréat, c’était la condition pour avoir son premier cheval ! « Je n’étais pas un fou de travail à l’école, mais pour le bac, les dernières semaines,  je me suis enfermé 18 heures par jour pour réviser ! » raconte Dominique Bentejac, qui, en dehors de quelques séjours prolongés à l'étranger, a toujours vécu en Gironde.  La même année il commence la compétition et n'a jamais décroché. En concours complet il a été vice-champion du Monde par équipe en 1970, triple champion de France (71,72 et 74), a gagné Boekelo, pris la 2ème place du CCI**** de Luhmehlen, et a participé à deux Olympiades. En CSO il terminait 4ème du Championnat Pro élite avec Darling en 1979 . Sa carrière est marquée par un grave accident en 1975,  mais celle-ci ne fut que brièvement interrompue «  Je suis tombé le 1er mai, je remontais en concours le 15 juin, c’était à Tarbes, je gagnais  2 ou 3 épreuves en CSO. En suivant je suis parti en complet à Caen, puis au Championnat de France au Haras du Pin, mais ils n’ont pas voulu me laisser courir. Je crois que je leur faisais un peu peur, j’étais bien amoché, la gueule en biais, le crâne rasé avec quatre-vingts points de sutures et j’avais bien perdu 10 kg » se souvient Dominique Bentejac.

Il n’a plus rien à prouver mais ne  lâche rien et rien d’autre au monde que la compétition ne le ferait se lever le matin. A un cheval clé en main, il en préfère un à former, un challenge à relever. «  La seule chose que l’on peut me souhaiter c’est que cela dure encore 15 ans ! Monter me permet de garder la forme ! ».  Il a vu évoluer plusieurs générations de cavaliers et en a formé un certain nombre. Olivier Robert est de ceux là et ne tarit jamais d’éloges sur Dominique : « C’est un second père pour moi, il a été très important dans ma vie, il fait partie des rencontres décisives qui font que l’on prend un chemin ou non » indique Olivier qui est en piste cette semaine à Bordeaux.  La plus jeune génération le croise en concours sans trop mesurer le personnage, son expérience et sa passion. Un certain nombre de cavaliers amateurs sont lassés de se retrouver relégués dans le classement car Dominique Bentejac s’impose souvent, il est rare qu’il ne classe pas ses trois chevaux dans le top 8. « Je tourne chaque année avec une quinzaine de chevaux, la seule manière de continuer c’est de gagner, il faut entretenir les chevaux, c’est un sport qui coûte cher et qui ne rapporte plus rien. Et  j’ai 70 ans, on ne peut pas m’enlever mon plaisir,  je ne veux pas arrêter et me laisser aller ».

Commentaires


ERIC L | 06/02/2015 11:58
en 2012 plus de 800 parcours et 2 chevaux à plus de 100 parcours

BERNARD D | 06/02/2015 08:29
Bravo d'avoir eu la bonne idée de parler de ce grand bonhomme : un vrai professionnel et un passionné sans limite. Seul son succès agace les jaloux.
B.DSP

THIBAUD S | 05/02/2015 20:31
70 printemps pour le cavalier / 23 ans pour certains chevaux / parfois jusque 160 parcours par an et par cheval........... Bref heureusement pour les chevaux qu'ils n'ont pas le droit de tourner avant 4 ans. Même bien soignés c'est une folie.

ERIC F | 05/02/2015 17:51
SUPERNOVA (Geai de la Cense), ISO 151/91.