Edward Levy, 22 ans, en finale à Barcelone !
vendredi 08 septembre 2017

Edward Levy
Edward Levy © www.scoopdyga.photo

Pour la finale des Coupes des nations à Barcelone (28 septembre au 1er octobre), Philippe Guerdat a choisi d’emmener 3 des 5 couples du championnat d’Europe à Göteborg (Kevin Staut/Rêveur de Hurtebise-HDC, Pénélope Leprévost/Vagabond de la Pomme, Mathieu Billot/Shiva d’Amaury) ainsi qu’Olivier Robert/Eros et Edward Levy/Sirius Black. A vingt-deux ans seulement, ce dernier va vivre un événement majeur et nous livre ses impressions.

Que représente cette première sélection pour Barcelone ?

C’est une grande nouvelle, et une belle récompense pour toute mon équipe et pour les propriétaires de Sirius Black (Bruno et Sophie Coutureau et l’association Show Jump International). Nous avons démarré sur les 145 en début d’année donc je n’aurais jamais imaginé une évolution aussi rapide.

La victoire dans la Coupe des nations de Gijon le week-end dernier, où vous avez fait 4+0, a sans doute joué.

C’est sûr ! D’autant que c’était ma première Coupe des nations de ce niveau ! Sirius répète les bonnes performances. Il montre beaucoup de qualités et c’est vraiment prometteur pour l’avenir.

Quelles sont justement les qualités de Sirius Black ?

C’est un cheval qui a une tête formidable. Il est calme, posé et heureux. Et ça se ressent en piste car il a beaucoup de respect mais tout en restant très franc et guerrier. Il est aussi à l’aise sur une piste en sable comme Valence que sur une grande piste en herbe avec des obstacles massifs comme à Gijon.

Sur quoi pouvez-vous encore évoluer tous les deux ?

Nous devons réussir à avoir plus de constance dans le relâchement. Je démarre toujours les parcours exactement comme je veux, mais quand je suis obligé de mettre la pression sur un ou deux obstacles plus délicats, je n’ai plus toujours la même disponibilité après. Nous avons encore une bonne marge de progression.

Quel va être le programme jusqu’à Barcelone ?

Comme Sirius a enchaîné Valence et Gijon, il se repose quinze jours, il va notamment aller à la mer, puis nous resauterons au CSI3* de Canteleu (21 au 24 septembre) avant de partir pour l’Espagne.

Détaillez-nous un peu votre organisation actuelle.

Depuis un an et demi, je loue des boxes au Haras du Breuil, chez Charles-Henri Fermé, à une douzaine de km de Deauville. Grâce à l’association Show Jump international et à d’autres propriétaires qui me font confiance, j’ai actuellement une écurie de seize chevaux de sport et de commerce. Grâce à mes expériences chez Patrice Delaveau ou encore Ludger Beerbeam, j’essaye de mettre en place un système où on prend vraiment le temps avec chaque cheval. Pour cela, je peux compter sur Julia Segalot, cavalière, et sur deux autres personnes aux écuries : Laura et Maelys, et sur ma groom de concours, Tiffany. Et je travaille avec Bertrand de Bellabre qui m’apporte un état d’esprit dans le travail, une rigueur dans le relâchement afin de donner un maximum de confort et de confiance à mes chevaux.

Quels autres chevaux composent votre piquet ?

J’ai la chance d’avoir aussi Rafale d’Hyvernière (propriété de Ludovic Pignon), qui ne rate pas grand chose. Elle est très compétitive et généreuse, même quand les barres montent. C’est un bonheur de la monter. Je peux également toujours compter sur Starlette de La Roque, la jument qui m’a permis d’accéder au haut niveau. Elle reste ma jument de cœur et elle le sait ! (rires) Et, en plus de bons jeunes en formation, j’ai trois 8 ans en qui je crois beaucoup : Umbrella Ter Wilgen Z (propriété de Brian Goutal), Lagavulin 2 (propriété de la famille Goutal) et Venezia d’Elke (propriété de Show Jumping international et S. et B. Coutureau). Mon objectif est de continuer à progresser et à faire avancer mes chevaux pour essayer de m’inscrire sur la durée au plus haut niveau.