Edward Levy : "L'objectif, c'est de progresser"

mercredi 10 janvier 2018

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Après avoir fait ses armes auprès de Patrice Delaveau, Ludger Beerbaum et Brianne Goutal, Edward Levy a reposé ses valises en France il y a deux ans. Avec trois sélections pour des Coupes des nations de division 2, deux sélections pour des CSI 5*, deux sélections pour des CSI 4*, de nombreux classements et la place de réserviste lors de la finale Coupe des nations à Barcelone, la saison 2017 aura été un véritable tremplin pour le cavalier de 23 ans et la preuve que son organisation fonctionne.

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Edward Levy, bien décidé à faire encore mieux en 2018 qu'en 2017 !

L'Eperon : Quel bilan tirez-vous de l'année 2017 ? 

Edward Levy : Le bilan 2017 est positif ! J'ai eu la chance d'avoir un piquet de chevaux compétitif et eu l'opportunité de faire de très beaux concours sur lesquels les chevaux se sont très bien comportés. Evidemment, sportivement parlant, ça a été une belle avancée. Il faut continuer de bosser, c'est sûr, mais c'est une année qui a été formatrice et qui nous a permis d'avancer que ce soit dans le sport ou dans la vie professionnelle. 

Justement, comment s'organise votre écurie ? 

La plus grosse partie de mes propriétaires sont regroupés dans la structure Show Jump International, qui a été mise en place il y a deux ans dans un but sportif et commercial. Les propriétaires de Show Jump sont d'ailleurs très soudés et unis dans cette aventure. Je suis également en collaboration avec Brianne Goutal (je suis d'ailleurs en ce moment en Floride pour que l'on puisse faire quelques concours ensemble) sur des chevaux et enfin, j'ai quelques propriétaires plus "individuels". La vingtaine de chevaux des écuries sont issus de ces trois "pôles". 

Un fonctionnement qui porte ses fruits au vue de la saison qui vient de s'écouler ! 

C'est vrai qu'on ne pensait pas en mettant en place cette structure qu'on en arriverait là en si peu de temps. J'ai la chance de fonctionner avec Julia Segalot qui fait partie de cette société Show Jump et qui travaille avec moi tous les jours aux écuries. Les autres membres de cette structure sont tous très soudés, dans une ambiance très saine. Ca apporte beaucoup de confiance, et quand on est confiance les choses avancent plus vite et plus naturellement. Il faut aussi dire que j'ai eu la chance de croiser les bons chevaux au bon moment ! 

Quels sont vos principaux objectifs pour 2018 ? 

Le principal objectif c’est de progresser. Quand on progresse, les chevaux progressent, les résultats s’améliorent, les sélections arrivent. C’est la base de tout. Et continuer sur la lancée instaurée en 2017 ! 

Sur quoi pensez-vous pouvoir progresser ? 

Sur tout ! (rires) Malheureusement ou heureusement d'ailleurs, je ne sais pas. Il y a toujours des points sur lesquels progresser : s'améliorer dans le travail sur le plat, dans notre position... Et puis avec chaque cheval il y a des points techniques précis à améliorer. Pour chaque cheval de mon écurie, j'ai en tête des aspects précis sur lesquels il faut progresser. 

Et au quotidien, il faut toujours être à l'affût de comment améliorer le système de travail, de comment mieux entrainer ses chevaux, comment mieux gérer les calendriers de concours... Il y a de plus en plus de compétitions, on a un peu envie d'être partout et donc il faut toujours être bien à l'écoute des chevaux. Pour cela, j'ai la chance d'être entouré d'une belle équipe de grooms, maréchaux, vétérinaires autour de moi. De Bertrand de Bellabre aussi, qui est mon entraineur à la maison. Avec Julia (Segalot) qui est toujours aux écuries, nous échangeons beaucoup sur les programmes de chaque cheval de Sho Jump. Idem avec Brianne (Goutal), qui est toujours ouverte à la discussion pour savoir quels concours choisir... Voilà, la chance que j'ai, c'est d'avoir autour de moi des personnes toujours disponibles et ouvertes, donc on avance mieux. Finalement, je dois donc progresser techniquement mais aussi optimiser mon fonctionnement. Parce qu'il ne faut pas oublier que les deux minutes en piste sont le résultat de beaucoup de temps de travail et de réflexion en amont. 

Visez-vous une ou des échéance(s) en particulier ? 

C’est vrai qu’une performance dans le championnat de France peut être un objectif très motivant. Participer à de belles Coupes des nations, à de beaux concours 4 ou 5* est ce que je vise.  Je ne suis pas encore assez implanté dans le haut-niveau pour avoir un objectif précis sur un concours en particulier ou sur un championnat. Mais si j’arrive à faire un podium ou un classement dans des Grands Prix 4 ou 5*, je serai ravi pour les chevaux et pour l’équipe… Globalement, l'objectif est d'essayer de performer à haut-niveau. 

Et sur quels chevaux pourrez-vous compter ? 

Avec le marché actuel, il y a certaines offres qu'on ne peut pas refuser économiquement, donc c'est difficile de prévoir. Ceci dit, j'ai un piquet qui s'est étoffé par rapport à avant, avec bien évidemment mes chevaux de tête Sirius Black, Rafale d'Hyverniere et Scarlette de la Roque mais aussi deux juments qui viennent de prendre 9 ans (Umbrella Ter Wilgen Z et Venezia d'Elke) qui seront prêtes à sauter des épreuve à 1,50m cette année. Il y a aussi quelques chevaux en qui je crois beaucoup comme Coco du Houlbec, une jument qui a eu de très bons résultats à 7 ans avec Mélanie Cloarec, mais aussi un nouveau 8 ans, Absolute du Mio, arrivé il y a quelques semaines seulement aux écuries et qui est à mon avis un cheval qui va être très très bon.

J'ai donc la chance d'avoir un piquet qui mêle à la fois des chevaux qui commencent à être vraiment mûrs pour le haut-niveau et des 8-9 ans qui arrivent et devraient constituer la relève. Ceci dit, avec les chevaux on fait des plans et tout ne se passe pas toujours comme prévu mais on a en tout cas de bonnes raisons d'être motivés ! 

Quel va être le programme ces prochaines semaines ? 

Je ne reste en Floride qu'une dizaine de jours, le temps de deux concours, puisque je pars dès début février sur la tournée d'Oliva avec 8 à 10 chevaux. J'y emmènerai des chevaux de tête pour les remettre tranquillement à leur niveau et d'autres entre 7 et 9 ans pour commencer à les routiner gentiment sur les terrains de concours. Je vais profiter des tournées pour les mettre souvent en situation et "faire un peu de kilomètres" avec ces chevaux qui sont plus ou moins nouveaux aux écuries. Ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui je peux penser à quatre ou cinq chevaux qui peuvent être compétitifs sur des concours intéressants. 

Propos recueillis par Myriam Rousselle

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