En 2017, une écurie et le master pro élite pour Alexis Borrin
vendredi 20 janvier 2017

Alexis Borrin
Alexis Borrin et Ruby de la Fosse © Scoopdyga

Entre la construction de ses nouvelles écuries près de Lille (59) et ses objectifs sportifs, l’année qui vient de démarrer sera chargée pour le cavalier nordiste Alexis Borrin.

Pour le sportif, l’année 2017 sera en premier lieu marquée par un déménagement attendu depuis longtemps : en septembre, le cavalier quittera les écuries d’Alexandre Magne qu’il loue à Verlinghem (59), pour arriver à Faches Thumesnil (59) où le Nordiste sera véritablement chez lui. “J’ai acheté ce terrain il y a quelques années et les démarches administratives pour le permis de construire ont un peu traîné, explique le cavalier de 28 ans. Mais les choses se sont débloquées en début d’année et les travaux sont en cours”. Une quarantaine de boxes “pour commencer”, une carrière 70x50, un manège 54x32, un marcheur, un rond de longe et deux hectares de paddock composeront le nouveau lieu de travail d’Alexis et de son équipe. “On se situe à 10 minutes de Lille, de l’aéroport de Lesquin et de la gare TGV Lille Europe, précise le cavalier. C’est vraiment très bien placé”. Plus qu’une écurie, Alexis Borrin, aidé par ses parents dans la concrétisation de son projet, souhaite y créer un véritable pôle du cheval de sport. “J’aimerais y développer ce que l’on sait faire, en l’occurrence l’élevage, le travail et la valorisation du jeune cheval, le sport de haut niveau, le coaching et la commercialisation, énumère Alexis. L’idée, c’est aussi de pouvoir attirer des investisseurs et acquérir avec eux de bons jeunes chevaux pour les revendre au moment opportun. Je souhaite également développer le coaching et ce à tout niveau. Je dispose d’une équipe capable d’accompagner chaque élève quels que soient ses objectifs et nous sommes en mesure d’être sur plusieurs concours en même temps, du régional au CSI en passant par le circuit amateur Gold Tour”. Ce projet, Alexis Borrin le pense depuis un certain nombre d’années. “J’envisage également d’ouvrir les portes des écuries pour des journées réservées à la formation des jeunes chevaux. Un parcours serait accessible aux cavaliers, un peu dans l’esprit d’un concours d’entraînement, mais sans que cela soit une compétition”. Dans l’optique de faciliter les échanges et de développer l’aspect commercial, le Nordiste souhaite également organiser des journées de vente. “Je pense qu’il y en aura en 2018. Je dois encore réfléchir au format”.  

Le sport n’est pas mis entre parenthèses

Légitimement, on pourrait s’attendre à voir le cavalier lever un peu le pied sur la compétition en 2017. Il n’en est rien et Alexis Borrin compte bien travailler pour atteindre ses objectifs. Les Masters Pro Elite sont une échéance à laquelle pense très sérieusement le Nordiste. “L’année dernière, je ne suis pas passé loin mais j’ai loupé la finale. C’est un beau championnat, un beau titre et une victoire aux Masters Pro est susceptible d’ouvrir des portes sur d’autres beaux concours par la suite”. Pour atteindre cet objectif, le cavalier pourra compter sur son bon Ruby de la Fosse (Cabdula du Tillard), 12 ans, sur Tip Top de la Ronelle (Chin Chin) et Upsilon de Granderie (Kashmir Van’t Shuttershof), 9 ans tous les deux. “Ce sont trois chevaux qui peuvent aller courir 150-155, indique Alexis. J’ai également deux très bons chevaux de 7 ans, Andain du Thalie Mail (Calvaro) et Aléa de la Marque (Mylord Carthago)”. Au total, le cavalier a entre 20 et 25 chevaux au travail, dont certains lui appartiennent à lui ou à ses parents. Outre le master pro élite, Alexis qui compte courir les CSI3 et 4* cette saison, aimerait participer de nouveau au CSI5* de Calgary. “Quand on a goûté à ce concours, on a forcément envie d’y retourner”. Et puis, en France, le Nordiste aimerait également courir La Baule. Mais s’il parvient à se hisser au sein du cercle fermé de l’élite mondiale et des 5*, où “se trouvent beaucoup de bons cavaliers et d’excellents chevaux”, ce n’est pas pour faire de la figuration. “Faire 12 points dans un Grand Prix 5* ne m’intéresse pas, conclut Alexis. Si je parviens à ce niveau, ce n’est pas pour faire un one shot, c’est pour y être performant et dans la durée. Sinon, ça ne sert à rien”.