Frédéric David : "Equador répond toujours présent"
lundi 15 janvier 2018

Frédéric David et Equador van't Roosakker
Frédéric David et Equador van't Roosakker © Scoopdyga

Depuis plusieurs années, Frédéric David partage son temps entre les Emirats Arabe Unis l'hiver, et l'Europe aux beaux jours. Le cavalier Français a débuté la tournée de saut d'obstacles émiratie en décembre dernier à Al Ain et depuis, pas un seul concours ne s'est passé sans résultats. Il revient sur ces bonnes performances, nous parle de son piquet de chevaux mais aussi de ses objectifs pour la saison à venir.

L'Eperon : Vous avez réalisé de très belles performances ces dernières semaines sur la tournée des Emirats Arabe Unis, notamment avec Baloussini et Equador van't Roosakker. Parlez nous de vos deux chevaux de tête, quels sont leurs défauts et leurs qualités ?  

Frédéric David : Ils n'ont pas vraiment de défauts ! (rires) Les chevaux n'ont pas vu de terrain de compétition pendant six mois après que je sois tombé en juillet. Equador a repris il y a un mois et dès le premier concours, il s'est remis tout de suite dans le coup puisqu'il terminait 2e du Grand Prix du CSI 3*-W à Al Ain. Il a également couru ce week-end à Abu Dhabi . Il était sans-faute dans les trois épreuves qu'il a courues, avec notamment une 6e place dans le Grand Prix. C'est un cheval que je monte depuis quelques années déjà et qui est toujours là, toujours présent. Il est un peu atypique mais extraordinaire, il ne veut jamais toucher une barre et c'est un formidable compétiteur. Baloussini n'a pas concouru non plus pendant six mois. Il a fait Abu Dhabi où il était classé dans la qualificative. Dans le Grand Prix, c'est rare mais ça arrive tout de même (rires),il fait quatre point dans la deuxième manche du Grand Prix ce qui ne l'empêche pas de se classer 6e. 

Finalement cet arrêt forcé a peut-être été un mal pour un bien. Les chevaux prennent 13 et 14 ans, ça leur a permis de souffler un peu même si ils ont continué à travailler, et ils sont très vite revenu en forme en concours. 

Sur quels autres chevaux vous pouvez compter ? 

J'ai une jument qui vient de prendre 8 ans, Karamel d'Esprit (Erco van't Roosakker x Heartbreaker). C'est une bonne jument, assez difficile, un peu raide, mais qui est très respectueuse aussi, qui fera je pense de beaux Grands Prix à l'avenir. Elle a tourné sur les épreuves internationales jeunes chevaux l'année dernière et a rarement fait autre chose que du sans-faute et elle terminait double sans-faute d'une 140 au CSI 1* d'Al Ain en décembre. C'est une jument qui va évoluer, qui a encore besoin de travailler. Je n'ai pas trop l'occasion de la sortir en ce moment parce qu'on est un peu limité au niveau des chevaux mais on rattrapera ça plus tard. J'ai aussi une autre jument de 6 ans, qui est de la même famille qu'Equador, celle avec laquelle j'ai eu l'accident en juillet d'ailleurs. Je ne sais pas ce qu'elle fera dans l'avenir, mais ce qu'elle fera, elle le fera bien. Et évidemment, j'ai toujours Saxo de la Roque, qui épaule mes deux chevaux de tête. 

Vous partagez depuis plusieurs années votre temps entre les Emirats et la France. Pourquoi ce choix ? 

Parce que ma propriétaire, Sheikha Alyazia Al Nayan, est emirati. J'aime aussi beaucoup la tournée des Emirats, qui propose de beaux concours intéressants. Il y a de plus en plus de cavaliers avec de vrais palmarès qui viennent concourir, ça tire le sport vers le haut. La météo est aussi très favorable, c'est l'hiver mais il fait beau ici ! Mais l'été aux Emirats il n'y a plus de concours, donc on revient en Europe. On a aussi des chevaux qui sont basés en France et donc j'interviens pour revoir un peu les jeunes et je reprends les concours internationaux en Europe à partir de mai. 

Quels sont vos objectifs pour la saison 2018 ? 

Le principal objectif va être le championnat de France avec Baloussini, qui avait très bien fait l'année dernière (le couple est médaillé de bronze du championnat Pro Elite en 2017, ndlr). Donc on va essayer de remettre ça !

J'aimerai, si j'en ai la possibilité, continuer de faire des concours 4 et 5*. Evidemment, ce serait avec plaisir de porter les couleurs de la France sur une Coupe des nations. Mais je sais que je ne peux pas demander tout le temps à mes chevaux parce que comme je le disais, ils ont déjà 13 et 14 ans, donc on va évoluer aussi en fonction de leur état physique, de leur moral et de leur forme. De toute manière, on va en discuter avec Philippe Guerdat et c'est lui qui me donnera le programme.

Quel va être le programme pour les semaines à venir ? 

Le prochain concours sera un CSI 5* à Dubai pour lequel je compterai sur Baloussini et Equador. Il sera suivi d'un autre 5*, mais en indoor cette fois, pour lequel je prendrai Saxo. Enfin il y aura le CSIO d'Al Ain, et bien que la France ne soit pas invitée cette année (ce qui est dommage, nous restions sur deux victoires dans cette épreuve par équipes !), j'y concourrai à titre individuel

(Photo d'archives)