Georges Morris : « Etre avec son cheval et jamais contre… »
jeudi 13 octobre 2016

Georges Morris
Georages Morris © Scoopdyga

L’Américain Georges Morris, 78 ans, cavalier émérite et entraineur de l’équipe américaine, est intervenu mardi à l’école nationale d’équitation dans le cadre de la journée sport et animera aussi d’autre séquences de travail le vendredi 14 octobre lors des rencontres de l’équitation Française.

Georges Morris qui a travaillé entre autre avec Jack Le Goff, ancien écuyer du Cadre noir, a fait régulièrement référence à l’équitation française. Il a cité à plusieurs reprises le Général L’Hotte : « Calme en avant droit… », ou encore, François Baucher : « Main sans jambes et jambes sans main ». Il insiste également beaucoup sur l’intérêt de l’épaule en dedans dans le travail du cheval.

Georges Morris  revendique une équitation dans le mouvement et s’il avait un seul message à transmettre, ce serait : « Le cavalier doit être avec son cheval et jamais contre…». A ce propos, il est assez critique avec certains cavaliers de haut niveau qu’il juge souvent trop redressés, chaussés trop long et qui sont derrière leur cheval, « ce qui néfaste pour le dos du cheval » rajoute Georges Morris.

Un buste légèrement incliné vers l’avant

Les cavaliers venus suivre le stage dans le grand manège des écuyers, ont dû rallonger de deux trous leurs étriers pour le travail sur le plat, et, ont souvent été repris sur leur façon de trotter enlevé : « Le buste doit être légèrement incliné vers l’avant et c’est le mouvement du cheval qui fait sortir les fesses de la selle. » L’impulsion, le désir du cheval de se porter en avant,  est essentielle a également martelé le grand champion : «  L’impulsion doit être donnée par les jambes et renforcée si besoin par la cravache et les claquements de langue. »

De la rigueur…

Concernant le travail à l’obstacle, il exige la rectitude, intègre des exigences de tracé, des transitions ou des mouvements (reculer…).  Et, s’il demande au cavalier d’arrêter son cheval dans un angle du manège pendant six secondes, il ne s’agit pas de caresser au bout de trois secondes... L’équitation doit être fluide mais rigoureuse.

Quelques questions à Georges Morris

Quand avez-vous commencé l’équitation ?

À 7 ans.

Combien montez-vous de chevaux par jour ?

Deux ou trois chevaux, souvent plus, lors des stages.

Vous continuez la compétition ?

Non, j’ai arrêté lorsque j’avais 55 ans. Je montais dans les Grand Prix et, il devenait compliqué de pouvoir acquérir des chevaux pour continuer à ce niveau.

Durant combien d’années avez-vous entraîné l’équipe américaine de saut d’obstacles ?

Officiellement huit ans, mais j’ai fait travailler les plus grands cavaliers pendant 35 ans. J’ai été aussi très présent auprès des cavaliers Belges et Suisses. Et, ces derniers mois, j’ai encadré les cavaliers Brésiliens qui participaient aux J.O de Rio.

Que retenez-vous de cette vie auprès des chevaux et des cavaliers ?

J’adore les chevaux et j’apprécie les gens, enfin, pas tous…

Et la retraite ?

Ce n’est pas à l’ordre du jour.