Guêtres postérieures : Luciana Diniz se positionne

mercredi 25 avril 2018

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Alors que le passage des postérieurs d'Admara, la jument de Carlos Lopez, lors de la deuxième épreuve de la finale Coupe du monde à Bercy avait paru démesuré et interpellé bon nombre de spectateurs et d'acteurs du milieu, le débat sur les protections postérieures était relancé... Il y a quelques jours, Luciana Diniz a été la première cavalière 5* à se positionner sur le sujet. Et pour l'amazone portugaise, une chose est claire : la FEI doit réagir.

Guetres postérieures illustration largeL

Scoopdyga

En 2016, le sujet du bien-être équin au détriment de la performance était déjà d'actualité. L'Eperon publiait d'ailleurs dans son numéro n°371 (Décembre 206, Janvier - Février 2017) un dossier complet sur le bien-être équin, portant en autres sur les artifices matériels à savoir les muserolles, les embouchures, les éperons... et les guêtres postérieures (lire ICI)! Depuis, le règlement concernant les protections arrière des chevaux n'a pas évolué : les doubles-coques sont toujours autorisées en épreuves internationales. 

Si la prestation d'Admara a relancé le débat, la FEI préfère, elle, faire profil bas. Aucun communiqué, aucune déclaration sur le sujet de la part de l'instance internationale, qui prévoit à terme de bannir ces protections, mais qui n'en fait a priori pas une priorité là où le règlement international est intraitable au sujet des traces de sang par exemple. Les acteurs de la filière ont ainsi décidé de prendre les choses en main. Une pétition pour l'interdiction de l'usage des guêtres postérieures a été lancée (voir ICI) lors des finales, qui a recueilli en deux semaines un peu plus de 2000 signatures, soit un chiffre assez faible... Avant-hier, une autre étape a été franchie. Luciana Diniz a été la première à se positionner sur le sujet, via les réseaux sociaux. La Portugaise, bien connue pour l'attention qu'elle porte au bien-être tant moral que physique de ses chevaux, et pour ses méthodes les plus naturelles possibles, a publié la video d'un parcours gagnant de Camargo 2 sous sa selle agrémentée d'un petit message bien senti : " Simple, sans artifice, et librement. Camargo a montré toute sa confiance sur ce parcours avec une embouchure et des protections classiques. Même sans les fameuses guêtres postérieures, il est possible de gagner ! Maintenant plus que jamais, la FEI doit réagir et pas seulement après les JO". L'amazone ne dit pas si le règlement devrait être plus strict au sujet des protections arrière ou si ces dernières devraient tout bonnement être interdites, mais son post prouve bien que la situation dérange... même les meilleurs cavaliers du monde. Sera-t-elle la seule à oser interpeler la FEI sur le sujet ou d'autres cavaliers de l'élite mondiale se mobiliseront-ils également ? 

Toujours est-il que sans avancée règlementaire de la part de la FEI, il est également difficile pour la FFE de se positionner sur le sujet concernant les cavaliers Pro. Les guêtres doubles-coques ont déjà été interdites en catégories Club, Poney, et Amateur, mais les Pro ont toujours droit de les utiliser. " Comment voulez-vous que nous les interdisions dans les épreuves Pro tant que la FEI n’a pas légiféré alors qu’il y a tant de Nationaux couplés avec des CSI en France ? Le même week-end, un cavalier n’aurait pas le droit de les mettre dans un Grand Prix 150, mais il pourrait les utiliser sur une 135 ou 140 internationale…", illustrait parfaitement Sophie Dubourg, la directrice technique nationale (DTN), dans le dossier cité plus haut. Le désir de la FFE est tout de même de les supprimer : "le mieux serait qu’elles soient totalement interdites, mais c’est difficile pour nous d’être plus sévères que le règlement international sur les mêmes terrains… Comment voulez-vous être pédagogiques s’il y a deux poids, deux mesures ? Nous avons davantage intérêt à échanger avec la FEI pour évoluer ensemble là-dessus plutôt qu’avoir un règlement différent". Il serait donc grand temps que la fédération internationale s'attelle au problème...

Myriam Rousselle

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0Commentaires

PHILIPPE P | 26/04/2018 08:47
Si le désir de la FFE est d'interdire l'usage des guêtres postérieures en compétition, pourquoi Mr LECOMTE n'a t-il jamais envoyé de courrier à la FEI pour lui demander de prendre une décision dans ce sens?

Ph. POPPE
BERTRAND A | 25/04/2018 14:14
Je pose une nouvelle fois la question mais cette fois-ci à la FFE et à Sophie Dubourg en particulier : Qu'elle est la règle quand je monte dans une 130 élite amateur puis le jour suivant quand je monte dans une 130 Pro 2 ? Un coup je ne peux pas mettre de guêtres à double coques et dans l'autre cas, je peux les utiliser ? Etant titulaire d'une licence Amateur, serais-je interdit de les utiliser dans les deux cas ? Ceci dit, on peut se passer sans problème de cet artifice pour le bien-être du cheval dès lors qu'il est apte à faire ce qu'on lui demande. C'est juste une question d'équité avec les petits Pro.
Bertrand AURIOL


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