Henrik von Eckermann et Toveks Mary Lou se surpassent à Amsterdam
dimanche 27 janvier 2019

Henrik von Eckermann et Toveks Mary Lou
Henrik von Eckermann et Toveks Mary Lou © DR

Le soixantième anniversaire du Jumping d'Amsterdam s'est conclu en apothéose avec le Grand Prix Coupe du Monde. Hier, le barrage de Simon Delestre avait déjà donné des frissons au public néerlandais mais le spectacle offert par les ultimes cavaliers du barrage a été à couper le souffle. Retour sur l'une des épreuves qui restera peut-être comme l'une des plus belles de la saison indoor.

Le premier sans-faute de ce Grand Prix ne s'est pas fait attendre puisqu'il a été signé par le Portugais Rodrigo Giesteira Almeida, deuxième concurrent à s'élancer. Pourtant le parcours ne s'est pas révélé être une promenade de santé, même si aucun gros dégât n'a été à signaler, il a fallu attendre les tous derniers couples pour voir grandir la liste des qualifiés pour le barrage, les derniers mais non les moindres puisqu'il s'agissait des grands maestros de la vitesse. De fil en aiguille, les huit barragistes se sont surpassés à commencer par Niels Bruynseels et sa fantastique Gancia de Muze. Le Belge a vite été dépassé par Kévin Staut retrouvant un For Joy van'T Zorgvliet en pleine forme (réaction à lire ici). Il était le seul tricolore qualifié pour le barrage, son compatriote Simon Delestre s'étant fait piéger sur le numéro un avec Ulane Belmanière. Si le Lorrain ne possède pas encore toute la maitrise de la puissante baie, il peut en tout cas se rassurer de ses moyens.

Un dernier tour tambour battant

Après Kévin, restait encore trois cavaliers à passer et les trois se sont surpassés. Ce fut d'abord Daniel Deusser avec Tobago Z, toujours d'une grande précision dans l'exécution de son tracé. L'Allemand a confirmé son excellente forme du week-end et plus généralement de ces dernières semaines puisque sa performance hollandaise lui a permis de prendre la main sur le circuit Coupe du Monde avant l'ultime étape bordelaise. Il n'a pas été assez rapide pour surpasser Pius Schwizer, qui semble se réinstaller confortablement au plus haut niveau en enchainant les classements 5*. Le chef d'orchestre aujourd'hui n'a toutefois pas été Suisse mais bel et bien Suédois. C'est Henrik von Eckermann qui s'est imposé avec la superbe Toveks Mary Lou. Parti sur un rythme effréné, le couple a pris de l'avance dès le numéro 1 en ne lésinant pas sur les accélérations en ligne droite. C'était pourtant dur à exécuter mais le couple a encore abaissé le chronomètre de quelques dixièmes, le tout sous une standing ovation du public, qui se sera montré extrêmement généreux tout au long du week-end. La paire s'est déjà classée dans une multitude de Grand Prix mais ne signe là que sa deuxième victoire en Coupe du Monde, une performance qui restera probablement dans leur mémoire un bon moment. 

Des Néerlandais malchanceux

Pour les Pays-Bas il n'y avait qu'un seul représentant au barrage : Eric van der Vleuten, septième avec Wunschkind. Il faut dire que les Oranje ont un peu manqué de chance aujourd'hui. Un peu pression à trop vouloir bien faire sous les yeux du roi Willem-Alexander venu assister au Grand Prix ? Ou la faute au chronomètre serré imposé par Louis Konickx ? Ce sera cela qui a fait craquer Doron Kuipers sur la toute dernière ligne. Le public a tout de même pu assister à de belles prestations de ses cavaliers, dont celle Jeroen Dubbeldam. Le multi-médaillé a fait une démonstration d'équitation tout en finesse mais le jeune Roelofsen Horse Trucks Eldorado S se sera laissé par deux fois aspirer par les verticaux. Comme nous le confiait sa groom hier, il s'agissait du tout premier Grand Prix Coupe du Monde de ce cheval âgé de dix ans et nul ne doute que l'on devrait le revoir au plus haut-niveau. Du côté des couples plus expérimentés, il faut saluer les tours un peu malchanceux de Jur Vrieling/VDL Glasgow vh Merelsnest N.O.P. et du gagnant de l'an passé, Marc Houtzager/Sterrehof's Calimero, tous deux pénalisés d'une faute. 

Les résultats complets