Hubert Parot , un passionné en or s'en est allé

jeudi 15 janvier 2015

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Jusqu’au bout, il ne parlait que de ses chevaux, de ses concours, de ses souvenirs si nombreux, avec toujours le même sourire malicieux. Un véritable conteur au regard clair qui faisait rêver et rire celles et ceux qui l’écoutaient. A 81 ans, Hubert Parot, membre de l’équipe championne olympique de Montréal en 1976, s’est éteint la nuit dernière à l’hôpital de Fontainebleau.

Hubert Parot largeL

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coll Eperon

Hubert et Sylvie Parot largeL
Hubert Parot et Tic largeL
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Hubert Parot et Hegoa largeL

coll Eperon

Hubert Parot

Hubert Parot aux côtés de Marcel Rozier, Michel Roche et Marc Roguet sur la plus haute marche du podium olympique de MOntréal

Hubert Parot avec sa fille Sylvie

Hubert Parot et Tic au championnat d'Europe à Hickstead, en 1973

Hubert Parot avec son frère Michel, décédé en 2013 et Marcel Rozier

Hubert Parot et Hegoa

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Le monde du saut d’obstacles est en deuil, mais pas uniquement, car c’est tout le monde du cheval que côtoyait Hubert Parot. Car c’est d’abord sur les hippodromes qu’il s’est illustré. Jockey d’obstacles, il a monté sur toutes les pistes de France, participant notamment au grand cross de Pau. Après une dizaine de fractures, et beaucoup de lutte pour maintenir son poids, il décida finalement de se lancer en saut d’obstacles.
C’est dans un  village de Seine et Marne, près de Fontainebleau, à Arbonne La Forêt, qu’il était installé. C’est ici que sont passés ses cracks, des chevaux qu’il aimait par dessus tout, des chevaux aux histoires un peu folles. Comme Tic, ce grand alezan qui faisait de l’attelage, et qu’il a récupéré, et formé à sauter des obstacles jusqu’à l’emmener en grand prix. Comme Reseda, avec qui il détient toujours, depuis 1970, le record national de saut en longueur, à 7, 70m. Mais aussi et surtout comme Rivage, son partenaire olympique de Montreal, en 1976, là où la France décrochait sa dernière médaille d’or par équipe.
Un palmarès incroyable…
Mais Hubert Parot, ce n’est pas que cette médaille d’or olympique, que ce nom gravé sur le stade de Montréal, c’est tout un palmarès ! Il a également obtenu deux médailles de bronze aux championnats d’Europe, l’une en individuel à Hickstead en 1973, l’autre par équipe, à Munich en 1975. Il participait au total à 5 championnats d’Europe, 2 championnats du monde, 2 Jeux olympiques, une édition des Jeux méditerranéens, et à plus de 50 coupes des nations sur l’ensemble de sa carrière sportive. Mais le plus impressionnant reste le nombre de victoires en grands prix : 1214, parmi lesquelles Madrid, Barcelone, Lisbonne, Rotterdam, ou encore La Baule … ,des concours qu’il a remportés avec une fougue et une envie toujours débordantes, mais ce n’est pas pour autant qu’il se prenait au sérieux.
Il n’y a qu’à le voir sur des vieux clichés à Londres ou ailleurs, en épreuves déguisées, aussi bien en cow-boy qu’en sergent Garcia, personnage de Zorro, et l’on constate que son sourire est le même que lors d’une remise des prix, aux côtés de ses camarades cavaliers. Les Français bien sûr comme son beau frère Marcel Rozier, Michel Roche et Marc Roguet (l’équipe de Montréal) entre autres, mais aussi les étrangers, avec qui la complicité était aussi évidente.

Un passionné … tout simplement
Hubert Parot, c’était aussi le passionné, le vrai, celui qui aimait ses chevaux… et la nature. Il connaissait la forêt de Fontainebleau par cœur, c’était son terrain de jeu, son terrain de chasse. Car le cavalier était aussi un fervent adepte de la chasse à courre, où il emmenait d’ailleurs ses chevaux de grand prix.

Sa passion du cheval, il l’a transmise aussi. A sa fille Sylvie d’abord, mais aussi à d’autres cavaliers venus en stage, ou travailler chez lui, comme Hervé Godignon qui resta quelques temps aux écuries de Cornebiche. Une passion et une technique qu’il a également fait voyager l’étranger, puisqu’il devenait en 2001, et pour deux ans, l’entraîneur national du Maroc.
Aujourd’hui ce sourire, ces blagues, ce regard volontaire restent dans les mémoires de ceux qui l’ont croisé, et la rédaction de Cavadeos et de L’Eperon adressent toutes leurs pensées à sa fille Sylvie, à sa famille, et à ses proches. Une cérémonie aura lieu mercredi prochain à 10h à Bois-le-Roi pour rendre hommage à Hubert Parot… 

Adieu champion !

Mehdi Jedraoui

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0Commentaires

FRANCIS M | 23/01/2015 18:58
Hubert Parot était venu nous faire un stage pour les cavaliers de 2° catégorie en Bretagne en 1981 ...beaucoup d enthousiasme et de " bonnes barres !! " IL y avait Laurent Le Vot , Jean Lemonze, Hervé Duhaut et quelques autres ....... le soir du deuxième jour il nous avait dit " vous n'êtes pas moins bons que les Parisiens ; prennez une 1° categorie ....ce qu'on a fait l'année suivante . Je lui dois donc mon premier GP gagné à Nantes début 1982
Il nous a mis " en avant " ensuite il a fallu se mettre au travail...
marie claudine m | 17/01/2015 15:02
Didine le 16 janvier.

Que de souvenirs qu'il aimait raconter.....
L'Air du Paradis est celui qui souffle entre les oreilles d'un cheval.
Adieu "Champion".
Didine
CLAUDE G | 15/01/2015 23:42
claude girerd : que de souvenirs joyeux autant avec les chevaux ,que son sanglier, sa biche , son amour et sa connaissance des animaux,son appproche fabuleuse des cerfs et biches et de leur mode de vie. c'est vrai, en hiver ses chevaux de grand prix galopaient en foret (seul inconvénient, en CSO ils traversaient les rivières sans sauter...) Le du Madon s'appellait Hardi. Quant à Tic il hennissait à chaque départ de barrage sans faute. S'il restait silencieux , faute.Et merci à Hans qui l'a tellement aidé. Tellement de souvenirs et de rires que nous garderont en mémoire. Au revoir.
Bertrand A | 15/01/2015 21:46
Je me souviens d'Hubert Parot au splendide concours d'Angeac Champagne en Charente au coeur de la région du Cognac. Habitué de ce concours il lui était arrivé de remporter au moins à deux reprises le Prix du Meilleur Cavalier du concours. Le vainqueur recevait son poids en Cognac! Avec quel bonheur il montait sur la balance! Ainsi va la vie...
ERIC F | 15/01/2015 17:09
N'a t'il pas gagné avec un "....du Madon" dont j'ai oublié le nom et avec un "Bibrahim Grimeux" je crois. Des chevaux un peu épais à l'époque mais qu'il faisait maginfiquement sauter dans les G.P. Je me souviens de lui au National 1 de Tours à l'époque. Grande classe!
KARINE B | 15/01/2015 14:09
Toutes mes condoléances et beaucoup de courage à ses proches.


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