Jean-Maurice Bonneau : "J’ai rempli ma mission et je prends acte"
lundi 05 septembre 2016

Jean-Maurice Bonneau
Jean-Maurice Bonneau

Depuis novembre 2015, Jean-Maurice Bonneau accompagnait les deux stars de l’écurie HDC, Kevin Staut et Patrice Delaveau, en concours. Une collaboration régulière qui a pris fin au retour des JO de Rio. Définitivement ?

Le Haras des Coudrettes avait fait appel à Jean-Maurice Bonneau pour coacher Patrice Delaveau et Kevin Staut depuis début novembre 2015, juste après que la confédération brésilienne hippique ait rompu son contrat de sélectionneur. Un coaching privé finalement stoppé à la fin des JO. « La principale raison est financière car ce coaching onéreux doit se justifier par des objectifs précis, annonce Emmanuèle Perron-Pette. Nous avions fait appel à Jean-Maurice pour accompagner Patrice et Kevin jusqu’à Rio, ce qu’il a parfaitement fait. Maintenant que cette échéance majeure est passée, nous redescendons à un rythme de prestations extérieures plus normal, mais nous nous gardons la possibilité de faire appel à lui ponctuellement pour faire travailler Kevin et Patrice. Nous changeons juste les modalités de notre coopération. »

D’autres sons de cloches résonnent toutefois autour de cette fin collaboration un peu précipitée... Le tarif de coaching serait-il trop élevé ? Des tensions seraient-elles apparues depuis que le technicien entraîne aussi Philippe Rozier ?

« J’ai rempli ma mission et je prends acte. Je suis un prestataire de service et je n’ai pas d’autres commentaires à faire sur cette fin de collaboration », répond Jean-Maurice Bonneau, que l’on sent partagé entre la fierté de la médaille d’or par équipes à laquelle il a en partie contribué et la déception de ne plus suivre ces deux cavaliers d’exception. « Qu’il coache aussi Philippe n’a rien changé car il n’y avait pas d’exclusivité, assure de son côté Emmanuèle Perron-Pette. Pour la suite, nous verrons en fonction de nos besoins. Cette médaille d’or olympique a aussi porté et consolidé toute l’équipe autour du chef d’équipe, Philippe Guerdat, donc les cavaliers auront peut-être aussi moins besoin des autres. »