Jumping de l'X : victoire de Jean François Rondoux
dimanche 06 mai 2018

Jumping de l'X 2018 JEan François ROndoux Jameelaty
Remise des prix cérémonieuse oblige pour ce CSI organisé par les étudiants de l'Ecole Polytechnique © Béatrice Fletcher

L’édition 2018 du Jump de l’X proposait du 3 au 6 mai une vingtaine d’épreuves de niveau CSI2* - CSI1* et CSIYH1*. La victoire dans le Grand Prix 2* soutenu par Atos revient à Jean François Rondoux en selle sur Jameelaty.

Ils étaient 25 au départ du Grand Prix du CSI2* tracé par Yann Thomas. Seuls quatre couples sont rappelés au barrage. Alix Ringot et Riale Darmenonville sortent de piste avec 8 points de pénalité. Bruno Selva aux commandes de Vif de la Fontaine (Dollar du Mûrier) totalise 4 points et se classe 3ème. « Vif est né à la maison, au Haras de la Fontaine, à Vaugrigneuse (91) que mon père Serge a fondé en 1981. » Belle performance pour ce cavalier qui exerce le métier d’ingénieur chez Thalès, et monte Vif et Rapide Fontaine régulièrement en concours. « Vif est très performant depuis le début de l’année, voilà deux semaines il était classé dans le Grand National de Cluny. » Florian Angot, associé à Soprano de Grandry (Jarnac), 12 ans, signe un sans faute en un temps de 45’’29 alors que le chrono gagnant stoppait à 45’’05. « Le parcours était bien dosé, il n’y a eu que quatre sans fautes car il y avait peu de partants, ce qui est dommage. Il ne manquait pas grand-chose pour que je gagne, mais je suis ravi, car mon cheval a très bien sauté. Malgré ses origines (Jarnac fils de l'anglo-arabe Ryon d’Anzex, et d’une mère anglo par Hadj A) et il mesure presque 1m80 au garrot, il est assez lent, il saute très haut et perd beaucoup de temps au planer. C’est un métronome, il est tout le temps sans faute. Il est né à la maison, c’est l’enfant de la famille. C’est actuellement mon cheval de tête. » Dans les années à venir, Florian Angot espère bien pouvoir compter sur l’un des dix poulains qui voient le jour chaque année à Tronquay dans le Calvados.

Jean François Rondoux s’adjuge donc la victoire de ce grand prix suite à un sans faute en 45’’05 de Jameelaty (ex Quincy du Phare), 14 ans, fille de Ultimo Van Ter Moude. « C’est toujours agréable de gagner ici. Ma jument est très performante en ce moment. Nous avons beaucoup gagné aux Emirats et en Espagne. » Installé au Haras du Haut le Vent à Adainville (78) le cavalier gère une écurie de propriétaires, de commerce et de concours avec une dizaine de chevaux. « Je monte Jameelaty depuis un an, elle tournait déjà en 5* avec un cavalier étranger. Elle est très sympathique, courageuse et généreuse. » Au programme pour le couple victorieux, Bourg en Bresse, Reims (CSI3*) et Lons le Saulnier. « L’idée est de continuer les gros concours. »   

L’avis du directeur technique 

Cette 13ème édition internationale du Jumping organisé par les élèves de 2de année de l’Ecole Polytechnique aura bénéficié de conditions climatiques estivales. Patrick Caron, directeur technique de l’événement, le soulignait,  le soleil met en valeur le campus de l’Ecole Polyethnique, situé à 30 minutes des Champs Elysées. « L’Ecole est au cœur du plateau universitaire de Paris-Saclay, considéré par certains comme la Silicone Valley française. Cette école est la seule au monde à proposer à ses étudiants la pratique de l’équitation dans sa section équestre militaire, et à organiser un concours international de saut d’obstacles. C’est la meilleure antidote contre le burn-out pour ces cerveaux bouillonnants. Pour ce concours, nous tenons à notre originalité fondamentale qui consiste à organiser des épreuves qui regroupent une trentaine de partants, et non des épreuves fleuve. Nous les divisons en catégories de 5 cm en 5 cm, à raison de 6 à 7 épreuves par jour, dont quatre grand prix avec barrage le dimanche, même si la charge de travail pour les organisateurs est plus importante. Le programme comporte également une épreuve réservée aux étudiants des plus grandes écoles et universités mondiales, qui a été remportée par une cavalière britannique de l’Imperial College. » Patrick Caron rend hommage à Marwan Lahoud, d’origine libanaise, élève à Polytechnique en 1984, à l’origine de la première édition nationale du Jump de l’X, et qui compte sur ses compétences depuis 2005 pour en faire un rendez-vous international, ainsi qu’à l’Ecole elle-même qui soutient le projet de maintenir l’équitation au sein du campus. « J’espère qu’ils résisteront aux pressions extérieures et conserveront cette pratique unique au monde. Le concours n’existerait pas sans le soutien de Marwan Lahoud et des services techniques de l’Ecole. » 

Comme le veut la tradition, sept Polytechniciens de 2nde année avaient pris en charge l’organisation de l’événement, et avaient choisi comme président Thomas Jannaud. « Nous avons fait un travail de recherche de partenaires institutionnels et privés, puis nous avons procédé à la mise en place proprement dite du concours. Nous avons bénéficié du travail effectué par l’équipe organisatrice en 2017. Nous sommes très heureux du déroulement de cette édition. » Le jeune homme, qui se destine à la physique théorique, pratique l’équitation trois fois par semaine à la section équestre de l’Ecole, et participe à une dizaine de concours militaires dans l’année. Cet été, il effectuera un stage aux CNES (Centre national d’Etudes Spatiales) pour préparer sa thèse.

Les résultats ICI

Commentaires


JACQUES D | 07/05/2018 09:20
Désolé mais Ryon d'anzex est un anglo par Massondo anglo