Katie Dinan : ’’Sydney m’apprend à faire les choses bien’’
vendredi 03 août 2018

© Images'Inn Photographies

En mars dernier, Sydney une Prince, la championne olympique de Roger-Yves Bost, était vendue aux États-Unis et partait rejoindre les écuries de sa nouvelle cavalière, Katie Dinan. Un peu moins de cinq mois plus tard, la fougueuse alezane fait son retour en France, pour participer au CSI 5* de Dinard. L’occasion pour Katie Dinan de revenir sur le début de son aventure avec cette jument fondamentalement différente et gravée dans le cœur des supporters tricolores.

Leperon.fr : Pourquoi avoir choisi de participer au CSI 5* de Dinard ? Que pensez-vous du concours ?

Katie Dinan : Je suis venue à Dinard pour la première fois en 2012 (le concours affichait à cette époque 3*, ndlr). Il s’agissait de mon premier été sur les concours européens. J’avais adoré le terrain et l’ambiance alors je suis revenue l’année dernière et tout s’était encore beaucoup amélioré. Le niveau était plus haut, l’endroit toujours merveilleux et l’ambiance excellente. J’avais adoré et c’est pour cela que je suis revenue cette année avec trois chevaux : Sydney Une Prince, Dougie Douglas et Atika des Hauts Vents

Voilà un peu moins de cinq mois que Sydney Une Prince est arrivée dans vos écuries. Comment se passent les choses entre vous ?

En réalité, avec le mois de quarantaine imposé, je ne la monte réellement que depuis quatre mois à peine. Nous avons commencé par deux CSI, un 2* et un 3*, à Old Salem, qui se sont bien passés puis je l’ai emmenée en deuxième cheval au CSIO 5* de Saint-Gall. Nous avons fait quelques autres concours, puis je me suis dit que je pouvais l’emmener, toujours en deuxième cheval, à Dinard. Je préfère ne pas aller trop vite. Pour le moment, je veux que le couple se fasse, qu’elle me fasse confiance et que nous apprenions à nous connaître parfaitement. Pour le reste, je ne suis pas inquiète. C’est une jument exceptionnelle et je sais qu’elle sait exactement quoi faire.

Sydney est une jument avec énormément d’énergie en piste. Comment est-elle au quotidien ?

C’est un amour ! Elle si gentille et si douce. Tout est un plaisir. Au travail, elle veut toujours bien faire. Nous répétons beaucoup de choses pour qu’elle prenne confiance en moi mais j’ai l’impression que les choses vont de mieux en mieux et je me sens de plus en plus à l’aise avec elle.

Dougie Douglas, qui est actuellement votre cheval de tête, est également un excellent cheval. Comment voyez-vous les choses avec ces deux chevaux pour la suite ?

Pour l’instant, c’est Dougie que je connais le mieux et que je monte sur les Grands Prix. Après, l’idée est d’avoir deux chevaux pour sauter à ce niveau afin d’être réellement compétitive car aujourd’hui, c’est indispensable pour avoir accès aux meilleurs concours. D’autant plus qu’il y a maintenant énormément de CSI 5* dans l’année. 

Lorsque vous avez récupéré Sydney, vous aviez beaucoup de pression sur le fait de monter une championne olympique. Comment vous sentez-vous par rapport à cela maintenant ?

J’étais surtout stressée pour Sydney car elle mérite d’être montée correctement. C’est une jument tellement talentueuse et elle a connu tellement de succès avec Bosty que je voulais vraiment être à la hauteur. Elle a participé à toutes les plus belles compétitions à travers le monde et les gens l’adorent. Quand nous entrons en piste, elle sait exactement ce qu’elle a à faire et elle m’apprend à faire les choses bien. Elle est très douée et je pense que le fait qu’elle n’ait pas connu beaucoup de cavaliers dans sa vie (quatre au total avec Katie : François Badel, qui l'a achetée à l'âge de quatre ans, Frédéric de Romblay, qui l’a formée sur le circuit jeunes chevaux, et Bosty, qui l’a récupérée à sept ans, ndlr) fait d’elle une jument d’autant plus exceptionnelle qu’elle a confiance et est très bien dans sa tête. 

En plus de Dougie Douglas et Sydney, avez-vous d’autres chevaux pour sauter les Grands Prix ?

Je pense qu’Atika des Hauts Vents, qui saute les épreuves pour les jeunes chevaux ce week-end, sera bientôt prête pour le haut niveau. Sinon, je peux compter sur Vic des Cerisiers qui a débuté les épreuves à 1,55m cette année. Sans oublier mon Nougat du Vallet. Il a été blessé mais il revient bien et il aime toujours sauter. Il a dix-sept ans alors je sais qu’il ne fera pas encore cinq saisons, mais il prend du plaisir et il est mon cheval de cœur alors nous devrions faire encore quelques parcours ensemble.

Quels vont être vos objectifs maintenant ?

J’ai bien sûr de grands rêves, mais je préfère y aller doucement, semaine par semaine et concours par concours. Pour la saison prochaine, j’aimerais sauter correctement les gros Grands Prix.