Le Derby de Compiègne réussit sa montée en international

lundi 14 septembre 2015 - Compiegne (60)

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Le week-end du 10 au 13 septembre a été marqué par un climat british à Compiegne mai aussi par son CSI** avec deux victoires de l’anglaise Jemma Kirk sur Quelisto et 5 victoires du Beauvaisien Vincent Balleux en 1 et 2*. Impressionnant. Attention particulière pour les handi-cavaliers.

Jemma Kirk largeL

Elisabeth Gillon

 Vincent Balleux largeL

Elisabeth Gillon

Jemma Kirk

Vincent Balleux

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Après cinq années de concours national, l’équipe d’Eric Angot obtient les félicitations des cavaliers pour son premier CSI*&**&Am. Béni par le soleil jusqu’au samedi, il a dû subir des trombes d’eau jusqu’au dernier podium du grand prix dimanche... Mais le beau terrain en herbe du Grand parc de Compiègne a tenu ses promesses, sans danger pour les 47 couples à s’élancer sur le grand prix de la ville**. Il revient à l’Anglaise Jemma Kirk montant Quelisto (J’ai l’espoir d’Elle) « c’est un cheval qui saute très bien par tous les temps, en qui j’ai une totale confiance. Il est en forme, il était déjà 2e à Auvers-sur-Oise. C’est d’ailleurs Alain Hinard qui me l’a vendu. Je suis ravie de revenir à Compiègne où j’avais concouru il y a dix ans comme junior car c’est un très beau concours! » Jemma, installée  à Utah beach en Normandie, dispose de quatre autres montures du même niveau avec qui elle entend continuer à fréquenter le circuit français car elle «adore vivre ici ».  Comme la veille, elle gagne devant Olivier Guillon sur Silver deux de Virton HDC (Kashmir vant’Schuttersho). « Parti le 1e au barrage, je n’ai pas forcé car je l’amène au championnat de France en douceur, je me suis contenté de suivre son rythme tout en sachant qu’on n’était pas rapide » explique-t-il à l’arrivée.  Le chef de piste Jean-Philippe Desmaret avait joué sur l’herbe un parcours délicat, bien dosé, terriblement fautif en seconde partie puisqu’on ne compte que 4 sans faute sur 47 partants. Guillaume Foutrier est 3e avec Stella de Lannay (Quidam de Revel), devant Fabrice Dumartin et son westphalien Cannavaro (Con cento).

 

On attendait le Beauvaisien Vincent Balleux, mais il a eu une petite baisse de régime, après 5 victoires sur 8 épreuves : quel week-end ! « Après une série de victoires en régional, je suis passé cette saison en international et çà marche. » A 29 ans, il a 4 montures capables de sauter à 145 –voire plus haut- sur une bonne vingtaine de chevaux en valorisation. « Je les travaille avec mon père et deux cavalières, et les résultats sont là.  Signée Lulu (Cardero champs Elysées Boismargot) est une gagneuse, vive, qui a le potentiel. Elle n’aime pas trop l’herbe humide, elle préfère frapper sur un sol dur, pas de chance pour ce grand prix, mais c’est surtout moi qui me suis déconcentré. Toccata de Terlong (Au2 prince Boismargot) est la plus vite, elle a gagné cette saison deux épreuves par concours. Tam tam du Valon qui commence à 145 a de gros moyens, il s’est classé au haras du Pin. Seth de Rotes (Modesto) est très compétitive et Tsar de Roman va suivre. J’ai la chance d’avoir de bons propriétaires avec qui travailler sereinement. Mon écurie a décollé grâce à l’arrivée d’un groupe de Terlong que m’a confié Edith Manten, elle a fait ma réputation et d’autres propriétaires partageant sa vision à long terme ont suivi. »

Rendez-vous le week-end prochain à La Capelle, pour leur premier 3*** !

 

Un autre couple venu en voisin, a remporté le Derby (21 obstacles habituels et d’autres, naturels en forêt, sur un parcours de 1000m du type cross), c’est Jonathan Chabrol, montant Shipper du Vermandois ( Gio Granno), un SF de Michel Lestoquoi.

Le Derby de Compiègne qui valorise les handisports, a permis au Bordelais non voyant Salim Ejnaini de réaliser un parcours par jour, en double aveugle guidé à la voix par la cavalière de Fonsomme, Pauline Latarget. Avec succès. Et pourtant ces deux-là ne se connaissaient pas. Ils découvraient Upignac de Fontaine et Samishka Candas, gentiment prêtés par Clément Buire et Chloé Pierron. Pauline qui n’avait jamais guidé est enthousiaste : « cela me fait plaisir car je suis très tournée vers les autres, par ma profession comme dans ma vie. Malgré mon angoisse de rater, les répétitions ne sont bien passées et le couple s’est formé. » Salim précise : « N’importe quel cavalier ne peut pas jouer ce rôle, il faut avoir la sensibilité car le guide fait 75% du succès. Je dois sentir qu’il gère bien la situation, qu’on est en phase, qu’il décrit bien les obstacles. Ils sont entre 80 et 95 cm, sans combinaison, on monte en silence pour bien capter les bruits de sabots, le frôlement des barres, les mots du guide. En trois jours on a progressé, du coup dimanche j’étais un peu trop confiant et j’ai réédité ma faute habituelle : je suis passé à côté, en évaluant mal les foulées. Mais comme tous les compétiteurs, j’ai besoin de cette sensation. »

 

www.derby.compiegne.fr

Elisabeth Gillon

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