Le pire et le meilleur pour Philippe Guerdat
vendredi 30 décembre 2016

Philippe Guerdat
Philippe Guerdat © www.scoopdyga.photo

En saut d’obstacles, l’année 2016 restera pour toujours dans les mémoires comme celle où les cavaliers Français ont décroché l’or à Rio. Mais avant d’en arriver à la consécration olympique, la route a été longue, oscillant entre déceptions et euphorie. Philippe Guerdat revient sur les 365 derniers jours.

Orient Express HDC qui n’a jamais retrouvé son niveau, Flora de Mariposa qui fait un début de coliques à Deodoro, Ryan des Hayettes qui se blesse, Pénélope Leprévost qui tombe… Et au final, la médaille d’or par équipes aux Jeux Olympiques. On ne peut pas dire que la route ait été de tout repos pour l’équipe de France en 2016, et encore moins pour son sélectionneur Philippe Guerdat. « Quand on fait le programme en début de saison, on sait toujours qu’il va y avoir des imprévus, mais à ce point là, on ne pouvait même pas l’imaginer… On est certes revenu avec le plus beau des résultats, mais tout au long de l’année, on a eu des coups durs, qui n’ont pas été faciles à gérer. », confirme l’entraineur national. Tous ces déboires auront au moins eu le mérite de créer une véritable cohésion au sein de l’équipe. Au final, l’année 2016, aura peut-être surtout été une aventure humaine. « Je suis en règle générale trop dans l’affectif, mais tout ce qui nous est arrivé m’a renforcé dans mes convictions. C’est ce qui nous a permis de rebondir malgré les coups du sort, les mauvaises situations nous ont permis de créer des choses incroyables. Et surtout, ça nous a rappelé que tant que les barres ne sont pas tombées, tout est encore possible ! ». Et malgré tout, malgré la médaille d’or, malgré le retour en France en héros et l’engouement médiatique autour de l’équitation, rien n’effacera les mauvais souvenirs. « Le pire pour moi restera le retour en bus avec Simon (Delestre, reparti en France après l’annonce du forfait de son cheval, ndla). Imaginez, un bus de 60 personnes, vide, et rien que nous deux… Je ne souhaite à personne de vivre ça, même pas à mon pire ennemi. Il y a eu ça et la défection de Patrice (Delaveau, pressenti pour faire partie de l’équipe olympique mais qui a du abandonner l’idée à cause d’une baisse de forme de son cheval Orient Express HDC). Patrice aussi n’a jamais eu l’occasion de briller au Jeux Olympiques. Je voulais être celui qui lui donnerait cette chance mais je n’ai pas pu. ».

Et que peut-on bien souhaiter pour 2017 à un homme qui a emmené son équipe décrocher le graal des sportifs ? « La santé ! Il va y avoir de nouvelles aventures, j’aime ce que je fais, et je le fais avec passion. Mais pour que je puisse continuer, il me faut la santé. »