Marc Dilasser : "Former les jeunes et les amener à haut-niveau "
vendredi 20 juillet 2018

Marc Dilasser Utah van de Rock Chantilly 2018
Marc Dilasser et Utah van de Rock © RB Presse/S. Rispail

A la fois présent sur le circuit du grand national et les CSIO 5*, Marc Dilasser table sur 7 chevaux. Il vit une année décisive. Prochaine étape ? Il devrait aller à Dinard.

Régulier sur le Grand national, vainqueur à Rosières aux Salines, 2e à Montfort-sur-Meu et à Villers-Vicomte, Marc Dilasser adore ce circuit : « il m’a formé, maintenant il permet de former mes chevaux, de les endurcir pour accèder à l’international. Je crois qu’un cheval qui y saute avec aisance pourra sortir en international. Le gap, révélateur du potentiel, se situe entre le 2* et le Grand national.» Le cavalier normand, installé prés du haras du Pin, sort donc chaque weekend : « je décide de la suite aprés chaque étape. »

Côté 5*, à Chantilly, impressionné par la qualité des participants, il choisit de sortir le grand pie Utah van de Rock (Mozart des Hayettes) qui manque d’expérience en 150 car « la vaste piste en herbe lui convient bien, lui qui aime les grandes galopades pour s’exprimer ». Il saute très au-dessus des barres et prend son temps … Egalement présent, Cliffton Belesbat démarre à ce niveau : « il est confiant, motivé » mais fait une faute. Au-delà, Marc joue sur un beau piquet à 150 avec 5 autres chevaux : Indigo Blue, Cinderella et Joe van Terbeke. Les nouveaux venus, à l'instar de Arioto du Gevres, le repsecteurx vice-champion des 7 ans et l'éblouissant Abricot Ennemelle, à l'aise partout, sont également en forme ! 

Formé en Bretagne chez Jean Le Monze, Marc a passé 5 ans au haras de Hus puis au haras des M… Un long apprentissage pour celui qui ne vient pas du sérail.  « Mme Mestrallet m’a lancé et j’ai pu gagner mon 1e grand prix à 30 ans. J’étais invisible jusque là ! » Il s’est mis à son compte en 2014 après une remise en question drastique et après avoir vendu 3 montures internationales. Depuis il monte en puissance. « Mon savoir faire ? Former les 4 ans pour les amener à ce niveau… » Avec 35 chevaux à la maison il a le réservoir pour en sortir quelques très bons, en s’appuyant sur 5 salariés dont un cavalier travaillant les jeunes. « Cela me permet de circuler en me concentrant sur le haut niveau et de m’affiner avec un dresseur. » 

Il travaille avec plusieurs investisseurs, des hommes d’affaires, « avec qui il faut parler le langage des affaires pour être crédible, donc savoir vendre au bon moment. On ne peut pas réussir en étant simplement un bon cavalier, car il faut gérer sa carrière sur 30 ans avec des montures qui durent 5 ans tout au plus… »