Mathieu Billot : « La concurrence fait la différence en 5* »
mardi 25 octobre 2016

Mathieu Billot et Shiva d'Amaury
Mathieu Billot et Shiva d'Amaury © Satu Pirinen/FEI

Associé à Shiva d’Amaury, Mathieu Billot, 155e mondial, enchaîne les classements cette saison avec des victoires dans le Grand Prix 160 du CSI4* de Bourg-en-Bresse (22 mai) et dans le Grand Prix 150 du CSI3* de Saint-Lô (15 août), une 8e place dans le Grand Prix 150 du CSI5*-W à Oslo (Norvège) le 15 octobre. A Helsinki, le 21 octobre, le couple signait sa meilleure performance en 5* en se classant 2e de l’étape Coupe du monde.

Cette 2e place dans le Grand Prix Coupe du monde à Helsinki est votre meilleure performance en niveau 5*, que ressentez-vous ?

Je suis très content, Shiva a très bien sauté tout au long du week-end, c’est une très bonne chose pour son propriétaire, Serge Batailler, ainsi que pour l’équipe qui m’entoure. Comme je ne suis pas dans le haut du classement mondial, je suis passé en début d’épreuve, ce qui m’a obligé à sécuriser mon barrage d’autant que nous étions 15 sans-faute lors du premier tour. Romain Duguet passait à la fin et a par conséquent pu prendre tous les risques avec sa jument (Quorida de Treho, ndla) qu’il connaît par cœur. Je ne pensais peut être pas terminer 2e mais il certain que j’étais venu pour faire un classement et prendre des points.

Vous montez Shiva depuis ses 5 ans. Quels sont ses principaux traits de caractère ? Sur quoi a t-il le plus progressé ?

Il est très dur, très fort, froid et a beaucoup de force. Lorsqu'il est arrivé dans mes écuries à 5 ans, il avait fait quelques parcours avec sa naisseuse, Sophie Tromeur. Je l’ai ensuite engagé en 6 ans Formation, mais il ne parvenait pas à être sans-faute car il était très tardif. Je l’ai donc redescendu sur des Préparatoires 115 (Shiva n’a fait que 9 tours à 6 ans, ndla). A 7 ans, le cheval a débuté les 125/130/135/140 et a fait ses premiers classements. Il s’est alors endurci, a gagné en dressage, en rapidité et a appris à se servir de son corps pour atteindre le niveau qu’on connaît aujourd’hui.

Vous participiez à votre premier 5* lors CSIO à Al Ain (Emirats arabes unis) en 2013, quelles différences observez-vous avec le 4* ?

Au delà de la technicité, de la vitesse et de la hauteur des parcours, c’est la concurrence, bien plus compétitive qui fait la différence.

Quel est votre programme pour la suite?

Je souhaite continuer le circuit Coupe du monde avec Shiva et mon autre cheval Radja des Fontaines (Hurlevent de Breka). Je déciderai avec Philippe Guerdat des étapes à faire. Avec mes autres chevaux, j’irai courir un National à Pontivy (3 au 6 novembre) avant de me rendre au Mans (11 au 13 novembre) pour la dernière étape du Grand National (son écurie, Euro Mat - Feraud Paris, qu’il forme avec Julien Anquetin et Dimitri Jorand est actuellement 2e, ndla).