Nicolas Duhamel allie sport et coaching au Touquet
mardi 07 février 2017

Nicolas Duhamel
Nicolas Duhamel © Sylvia Flahaut

Installé dans les écuries de la station balnéaire depuis 2013, Nicolas Duhamel, 45 ans, a mis ces dernières années l’accent sur le coaching. Ses écuries, gérées avec sa compagne Stéphanie, accueillent une vingtaine de chevaux de sport, la très grande majorité de propriétaires.

La plupart sont des “majors”, entendez plus 40 ans, désireux de se faire plaisir en compétition ou dans un cadre plus orienté vers le loisir. “Au Touquet, on évolue dans un environnement idéal, insiste Nicolas Duhamel. Les cavaliers ont tout ce qu’ils souhaitent à leur disposition. Infrastructures, promenades… Le parc équestre permet vraiment d’optimiser notre travail et à nos clients de se faire plaisir”. Certains propriétaires résident au sein de la station, mais la majorité exercent à Lille, Paris ou Reims et retrouvent leur compagnon le week-end. “En compétition, on part à une vingtaine de cavaliers, poursuit Nicolas. L’ambiance est vraiment sympa, on suit le circuit majors et on ne manque aucun championnat annuel”. Le cavalier professionnel a ainsi fait le choix d’orienter son activité vers le coaching. “C’est un choix économique, d’une part parce qu’il y a de moins en moins de jeunes chevaux qui sont mis au travail, explique-t-il. Élever coûte de plus en plus cher aux éleveurs et beaucoup préfèrent jeter l’éponge. Auparavant, en concours jeunes chevaux, certains cavaliers arrivaient avec plusieurs camions remplis. Aujourd’hui, ce sont des choses qui se voient de moins en moins”.

“Avec Stéphanie, on suit les mêmes objectifs”

Au quotidien, Nicolas monte entre six et huit chevaux par jour. “En arrivant le matin aux écuries, je lui demande quel est son programme de la journée, sourit Stéphanie. Parfois, on ne se voit pas de la matinée. Chacun est affairé à ses tâches et on se contente de se croiser”. Pour autant, Nicolas Duhamel voit des avantages à travailler en couple. “On a la même vision, les mêmes objectifs. On va tous les deux dans la même direction et ça roule au quotidien. On n’a pas besoin de parler pour se comprendre”, souligne ce papa de deux enfants. S’il prend du temps pour améliorer la technique et la confiance de ses cavaliers, Nicolas Duhamel continuera néanmoins de former cette saison Chablis (Ensor Van de Heffinck) et Bacchus (Rock’N Roll Semilly) d’Ecames, respectivement 5 et 6 ans. Le Nordiste comptera également cette saison sur deux chevaux de 7 ans, Atomic Un Prince, fils de Number One d’Iso et né chez Marius Huchin, un peu plus au nord. “Je monterai également Aucéane du Sartel, une fille de Dalton, propriété de Laurent Cagé, précise Nicolas. Ce sont deux chevaux qui sont au travail pour être commercialisés”. Pour rester dans le bain de la compétition, aspect important aux yeux du cavalier, Vulcain du Roch (Nervoso), 8 ans, Tralala Div (Cabri du Val), 10 ans et Spice Girl de Pléville (Darco), 11 ans. Des chevaux que le cavalier emmènera sur des épreuves pro à 130-135. Nicolas Duhamel a d’ores et déjà établi son planning de compétition. Strazeele (59), Villers-Vicomte (60), Hardelot (62) et bien évidemment Le Touquet seront des étapes de début de saison sur lesquelles il coachera également.