Olivier Guillon : « Serise met son cœur de l’autre côté ! »
jeudi 01 décembre 2016

paris 2016 Olivier Guillon et Serise du Bidou
Olivier Guillon et Serise du Bidou © Sporfot

Vainqueurs du Grand Prix 2* à Equita’Lyon, Olivier Guillon et sa bondissante Serise du Bidou ont démarré les Longines Masters de Paris de la meilleure des manières en remportant la 145 ce jeudi après-midi. Ils ont devancé Damien de Chambord/Playboy de St Simeon et Alexandra Francart/Quelstar du Vic.

Le week-end ne pouvait pas mieux commencer Olivier !

En effet, et je suis très content car c’est le dernier concours de l’année. Serise du Bidou (Gin Tonic Star) était un peu chaude aujourd’hui car elle n’avait pas du tout resauté depuis le CSI3* de Rouen il y a deux semaines. Elle était un peu trop électrique et moi je me suis paumé après l’oxer rouge avant le dernier double : la logique voulait que je tourne à droite, mais j’ai attendu six à sept foulées avant de me dire « mais où est l’obstacle ? ». Heureusement, la distance ne sortait pas trop mal ! (rires) Cette victoire me qualifie pour l’épreuve couplée avec le 5* demain soir mais comme elle va se courir très vite, je préfère refaire une plus petite épreuve demain afin miser sur le Grand Prix de dimanche.

Quel bilan tirez-vous de cette saison avec Serise du Bidou ?

Il est plus que positif. C’est une jument très compétitive qui a vraiment passé le cap des 145-150 cette année. Elle a pris des moyens, de la confiance en elle dans ses trajectoires. Elle a toujours gagné des épreuves, mais elle anticipait beaucoup les choses donc pendant quasi deux ans, j’ai enchaîné les épreuves à 130-135 pour lui apprendre à rester plus avec moi. Mais depuis le mois de mai, elle est très régulière.

Pourra-t-elle passer le cap des 160 ?

Serise est surprenante. A chaque fois que je lui ai demandé de passer un cap, elle l’a fait. Et je ne la sens pas au bout de ses possibilités. Elle met son cœur de l’autre côté. Elle se donne à 100 % à chaque parcours. Dire jusqu’où elle va aller, je n’en sais rien. C’est en le faisant qu’on pourra le savoir… Elle a bouclé un double sans-faute à la finale du championnat de France Pro Elite cet été, elle prend la maturité. Et elle a dix ans donc vraiment l’âge parfait ! Tout le travail fait en amont commence à porter ses fruits.

Est-il question de la vendre ?

Elle appartient à Edith Mezard mais c’est comme si c’était la mienne ! Nous avons des propositions depuis longtemps... L’avenir dira si on la garde ou pas.

Quelles sont vos ambitions pour 2017 ?

Je reprendrai la saison à Vilamoura au Portugal car c’est bien pour redémarrer les chevaux et ça coupe de l’hiver car il fait beau. J’ai des jeunes chevaux qui ont l’air prometteurs, dont Vitot du Château (Toulon) qui va prendre huit ans et qui devrait commencer les 145 en milieu de saison et Univers d’Or (Manillon Rouge), qui a aussi un très fort potentiel mais qui est encore dans les réglages. Et je vais avoir un très bon lot de six ans.

Dans l’objectif de refaire du top niveau ?

Evidemment ! Me reconstruire un piquet solide a toujours été l’objectif depuis que j’ai perdu le fil de l’équipe de France, mais aujourd’hui les sélections sont difficiles. Il y a de plus en plus de cavaliers, de couples et surtout il y a peu de places dans les concours à l’étranger donc c’est très compliqué pour nous d’avoir des sélections pour les gros concours. Mais je continue à travailler pour y parvenir !

 Résultats ici