Olivier Robert : "Je pense tous les jours à la finale"
lundi 19 décembre 2016

Olivier Robert et Quenelle du Py
Olivier Robert et Quenelle du Py lors de l'étape Coupe du monde de Lyon © Scoopdyga

Après deux 5e places dans les étapes Coupe du monde de Lyon et d'Helsinki, Olivier Robert et Quenelle du Py continuent sur leur lancée à Londres en se classant 8e. Retour sur cette épreuve et sur la compétition londonienne avec le cavalier, bien décidé à se qualifier pour la finale à Omaha.

Vous étiez le seul français qualifié pour le barrage hier mais une barre vous prive du podium...

Olivier Robert : Nous étions treize au barrage et au départ, je voulais tenter le tout pour le tout. Puis les plans ont changé à l'entrée de piste et finalement je suis parti sur le parcours un peu "entre deux", sans être sûr de mon coup... C'est ce qui cause les 4 points et c'est complètement de ma faute. Je suis très déçu parce que la jument a magnifiquement bien sauté sur les deux tours. Ce n'est pas la première fois que je fais quatre points au barrage, c'est à chaque fois ce qui nous coûte le haut du classement. Mais je suis évidemment ravi de cette 8e place malgré tout, c'est un peu un cadeau de Noël avant l'heure !

Quenelle du Py enchaîne les bonnes performances depuis le début de la saison indoor. C'est une jument à l'aise sur les petites pistes ?

Quenelle était 5e à Lyon et 5e aussi à Helsinki. A chaque fois je l'ai sentie très à l'aise sur ces petites pistes indoor. Même ici à Londres où la piste est particulièrement étroite, ça ne lui a pas posé de problèmes. Nous nous connaissons vraiment bien maintenant, ça nous aide aussi. En revanche, c'est une jument qui est plus difficile sur les grandes pistes extérieures, même si ça ne l'empêche pas de faire de belles performances. 

A l'issue de cette 8 étape du circuit Coupe du monde, vous avez engrangé 26 points. Avez-vous la finale en ligne de mire ?

Complètement ! J'aimerai vraiment réussir à me qualifier pour la finale, j'y pense du matin au soir. Il reste encore trois étapes pour gagner des points, donc c'est tout à fait possible. Quenelle va avoir quelques semaines de repos, donc nous ne ferons pas Mechelen, mais nous irons à Leipzig, Bordeaux et Göteborg. En revanche, il va falloir monter bien à chaque fois. Si je fais 4 points sur toutes les prochaines étapes, il est évident que ça va être compliqué d'obtenir les points nécessaires...

La compétition n'est pas terminée à Londres, vous allez monter Tempo de Paban ce soir dans le Grand Prix. Comment abordez-vous cette épreuve ?

Pour être honnête, je ne suis pas confiant à 100%. Le cheval a été merveilleux à Lyon, Stuttgart, Madrid... Mais il n'est pas du tout à l'aise ici à Londres. Les chevaux sont arrivés depuis 8 jours maintenant alors ça commence à aller mieux, mais c'était dur pour lui au début. Il n'a d'ailleurs pas voulu manger les quatre premiers jours. Quoiqu'il en soit, Tempo continue son apprentissage et évolue très bien, c'est le principal. 

Vous êtes également venu avec Fleur de Lune. C'est une jument qui débute à ce niveau ?

Effectivement, c'est une fille de For Pleasure que j'estime beaucoup et qui court à Londres son premier 5*. Ce ne sera pas une jument pour les plus grandes échéances, mais elle sera parfaite pour compléter mon piquet sur des épreuves intermédiaires. 

Les cavaliers qualifient souvent l'ambiance de cette compétition à Londres d'incroyable. C'est aussi votre sentiment ?

Il règne en effet une atmosphère extraordinaire ici. L'ambiance de Noël est très présente, et c'est vraiment agréable de faire notre sport dans ces conditions. Kevin Staut me disait encore ce matin que c'était son concours préféré avant les fêtes de fin d'année. Des propriétaires dont les chevaux ne couraient pas ont fait le déplacement juste pour le plaisir, c'est vraiment super de courir dans cette atmosphère !