Olivier Robert : "L'essentiel, c'est que Quenelle aille bien !"

vendredi 31 mars 2017

  • imprimer

Terriblement déçu de déclarer forfait pour la suite de la finale Coupe du monde à cause de la blessure de Quenelle du Py, Olivier Robert nous a confié son ressenti. Le plus important pour lui, c'est que sa belle alezane s'en remette bien. Et même s'il n'a pas pu aller jusqu'au bout de son premier grand championnat, Omaha a redoublé sa motivation et ses ambitions pour l'avenir !

Olivier Robert - Omaha largeL

Scoopdyga

Olivier Robert et Quenelle du Py lors de la chasse à Omaha

Quand vous êtes-vous rendu compte de la blessure de Quenelle et comment va-t-elle ?

Au paddock, elle a trébuché à deux ou trois reprises, est-ce que ça s'est passé là ? Ou alors en piste ? Je ne sais pas... Je m'en suis rendu compte quand j'ai promené Quenelle dans l'autre paddock après le parcours. Et ce matin, je suis venu vers 6h30, et Virginie était très inquiète avec le vétérinaire. Ce serait un coup dans le pied en pince derrière. Elle a été déferrée, elle est actuellement dans la graine de lin. Nous allons faire des radios cet après-midi et nous avons pris un rendez-vous pour une IRM au Cirale dès notre retour mercredi, mais je ne peux pas me prononcer précisément sur la gravité de la blessure pour le moment.

Comment vivez-vous ce coup du sort ?

La matinée a été dure... On ère dans un endroit, on va voir sa jument de temps en temps... Je suis venu à Omaha pour pas grand chose, et je suis aussi déçu vis à vis de Philippe Guerdat qui m'avait donné plein de sélections. Il m'a fait confiance et patatras ! C'est la faute à pas de chance ! Bien sûr, je suis malheureux, mais la pire des choses ça aurait été que ça se passe dans un championnat en équipe et que je pénalise aussi les autres cavaliers. Et je me rends compte aujourd'hui à quel point j'aime ma jument, à quel point d'un autre côté ce n'est pas grave, car l'essentiel c'est que Quenelle s'en remette bien.

Arriverez-vous quand même à tirer du positif de cette expérience ?

Evidemment. Mais Quenelle a treize ans, elle ne fait plus partie des chevaux espoirs et quand on est entraîneurs on préfère voir les chevaux de neuf à dix ans pour préparer l'avenir. Cette finale, c'était pour moi une manière de montrer qu'on pouvait faire un championnat. J'ai l'impression de monter une grande jument, elle l'a prouvé par son nombre de Grands Prix sans-faute depuis trois ans, mais elle reste toutefois un peu atypique... Aujourd'hui, je ne vois évidemment pas les choses en rose, mais elle pourrait être en coliques ou sur trois pattes et ce n'est heureusement pas le cas. Le principal, c'est que ce ne soit pas trop grave.

Quel rôle comptez-vous tenir au sein du groupe pour les deux prochaines épreuves ?

Je vais essayer de profiter du fait de vivre cette finale Coupe du monde de l'intérieur. C'est de toutes façons une super expérience. J'ai, en plus, été extrêmement bien accueilli par Kevin, Simon et Eric, et je suis heureux de monter à leurs côtés. Ils avaient du mal à trouver les mots ce matin. Alors, je ne vais pas être d'une grande aide pour eux, mais je serai là pour leur donner des indications si besoin. Ce sera plus un rôle de porteur d'oranges ! (Rires)

Comment vous êtes-vous senti au milieu des meilleurs mondiaux ?

Bien. Les résultats de cet hiver m'ont donné de l'assurance donc je ne me suis pas senti décalé. Après, je regarde forcément certains cavaliers avec encore beaucoup de contemplation !

Quel va être votre programme pour la suite ?

Si nous avions fait la finale jusqu'au bout, j'avais prévu de laisser un break de trois mois à Quenelle. Si la blessure se révèle bénigne, je reprendrai la saison extérieure un peu plus tôt. Et mes autres chevaux de tête sont en pleine forme. J'ai un problème sur l'eau avec Tempo de Paban, mais on va s'y atteler et je pense qu'il peut aussi devenir une vraie star mondiale. Eros va très bien aussi, il a gagné de belles rankings ces dernières semaines, et Fleur de Lune est en train de se dévoiler sous son meilleur jour. J'ai également un très bon lot de 8 ans. Ce sera donc un nouveau départ lundi avec la saison extérieure. Si je continue à progresser et que j'organise un peu mieux encore mon écurie, je devrais continuer à faire de belles épreuves.

Justement, que souhaiteriez-vous encore optimiser dans votre organisation ?

En faisant du top niveau, on se rend compte qu'il faut bien sûr miser la qualité, mais qu'on ne peut pas non plus faire avec un nombre de chevaux au delà de ce qu'on peut. Si je ne professionnalise pas plus mon affaire, je ne vais jamais m'installer durablement dans le haut niveau. Je suis à un virage et je vais essayer de tout mieux structurer. Il faut faire davantage de choix et optimiser mon programme aussi. J'ai la chance d'avoir des propriétaires et de sponsors ultra fidèles. Je suis d'ailleurs aussi déçu pour eux, car c'est grâce à eux si je suis arrivé jusqu'à Omaha, et j'aurais aimé leur offrir une belle performance ce week-end. Mais à moi de travailler encore plus pour aller de l'avant !

Propos recueillis par Elodie Mas, à Omaha

  • imprimer


On passe à table

Marine Haÿ vous emmène déjeuner chez un professionnel du monde équestre.
Dans l’intimité de sa cuisine, il se livre avec authenticité.

La semaine dernière
On Passe A Table 96 - Fabien et Grégory Rulquin

HS elevage

Guide de l'élevage

Recherchez un étalon parmi les 700 étalons du Hors-Série et obtenez des informations sur : la génétique, le prix de saillie, le type de monte, le propriétaire…

annuaire cheval

Annuaire du cheval

Recherchez une personne ou une société



ÉQUItagada
EQT 39 les coins

Le Widget des actualités Leperon.fr

Les actus de Leperon.fr sur votre site

L’information de Leperon.fr, écrite par la rédaction des équipes de L’Eperon, mise à jour en temps réel, consultable gratuitement sur votre site internet.
>> Installer le widget Leperon.fr