Olivier Robert : "Ne pas passer à côté d'une si belle opportunité"
vendredi 14 décembre 2018

Olivier Robert et Tempo de Paban
Olivier Robert et Tempo de Paban lors du Grand Prix de Lyon © Scoopdyga

Après une bonne saison extérieure, couronnée entre autres d'un titre de champion de France Pro Elite et d'une seconde place dans la finale Coupe des Nations de Barcelone, Olivier Robert s'est lancé avec succès sur le circuit indoor. Après sept étapes courues, le Girondin pointe à la neuvième place du classement Coupe du Monde, de quoi espérer faire partie des qualifiés pour la finale de Göteborg en avril prochain. Après un week-end particulièrement fructueux à la Corogne, le cavalier tricolore a bien voulu revenir sur ces dernières semaines.

Vous étiez au CSI 5*W de la Corogne la semaine passée, vous en êtes revenu avec trois classements sur quatre parcours, dont une victoire avec Eros, le bilan est plutôt très positif ? 

C’était un beau week-end juste avant Noël. Je n’étais pas trop favorable quant au fait de faire sauter Eros en indoor mais je me suis trompé, il m’a encore surpris. Il a été bon à Madrid et merveilleux à la Corogne, il met de la bonne volonté partout. Quand j’ai fait le bilan de la saison d’Eros en rentrant de la Corogne avec l’équipe, c’est quand même tout à fait exceptionnel, que ce soit sur les grandes pistes comme à Calgary ou à Sopot, sur herbe ou sur sable, en indoor, il répond présent en permanence. 

Vous aviez aussi emmené Tempo de Paban qui s'est classé cinquième du Grand Prix avec un double sans-faute, il semble gagner en régularité ces derniers temps ? 

Tempo de Paban a une évolution très positive. J’ai fait du circuit indoor un véritable objectif avec lui. Lorsque Philippe Guerdat m’a donné ma chance à Oslo et Helsinki, il m’a dit que je sauterai probablement à Lyon mais que si je n’avais pas pris de point, la messe était dite. Il a sauté les Grand Prix Coupe d’Helsinki et de Lyon sans faute en prenant des points. J’ai vraiment mal négocié ma dernière ligne à Stuttgart sinon, il ne voulait pas toucher un obstacle. C’était un petit couac mais la manière était déjà extra. Ensuite, il a signé un nouveau sans-faute à la Corogne. Il a fait 3 sans faute sur 4 tour en Grand Prix Coupe du Monde. Il arrive à maturité et j’ai toute la confiance de ma co-propriétaire. Je suis très heureux de mes chevaux en ce moment. J’aimerais gagner bien-sûr mais je prendrai un peu plus de risques quand je serai qualifié. Pour l’instant, j’avais des ordres bien précis de Philippe Guerdat pour le barrage. J’en ai discuté avec lui après mon premier tour, il regardait le Grand Prix en direct depuis Genève. Pour lui, accumuler des sans-faute est le principal objectif en vue d'une qualification pour la finale. 

Vous totalisez trente-deux points sur le circuit Coupe du Monde, il reste six étapes à courir, la qualification pour Göteborg semble être un objectif tout à fait accessible désormais ? 

Cette finale est en effet devenue l’objectif prioritaire de ma saison 2019. J’ai la chance de pouvoir sauter à Londres la semaine prochaine. Evidemment je peux faire une faute ou deux mais avec Tempo mais j’espère pouvoir rééditer le sans faute. Il est rentré de la Corogne en pleine forme et il ne ressautera pas un obstacle avant Londres. Il est tellement bien sans ses baskets que si je monte correctement il devrait être sans faute, tout est tellement logique avec lui, la balle est dans mon camp ! J’ai aussi reçu une sélection pour Leipzig courant janvier puis je pense que j’aurais ma place à Bordeaux. Il me reste donc 3 étapes pour me qualifier mais de mon souvenir, il y a deux ans, j’ai fait un mois de janvier catastrophique alors que j’étais aux portes de la qualification après Londres, ça m’a hanté. Je ne veux pas passer à côté d’une si belle opportunité. 

Vous parlez beaucoup de la progression de vos chevaux, mais aussi de votre progression personnelle, quelle est la clé du succès ? 

Il y a deux ans j’étais le même cavalier, mais aujourd'hui je suis beaucoup aidé. Bien-sûr que l’on avance lorsque les sans-sans-faute s’accumulent mais l'on progresse surtout quand les chevaux ne sont pas à vendre, c’est le cas de Tempo et d’Eros, ils ne sont destinés qu’au sport. La co-propriétaire de Tempo m’a mis très à l’aise, le cheval ne sera pas mis sur le marché avant longtemps. Pour Eros, il y a eu de belles opportunités mais sa propriétaire a toujours dit qu’elle conservait son cheval pour le plaisir du sport. Quand on sait que l’on conserve ses chevaux on peut se focaliser sur le sport, ils ne sont pas essayés par Pierre, Paul, Jacques, les choses sont beaucoup plus faciles pour le cavalier, c’est indiscutable. 

Comment va Quenelle du Py, qui s'était blessée à Bordeaux au début de l'année ? La reverra-t-on sur les terrains de concours ?

Quenelle du Py est en pleine forme, elle a réalisé des transferts d’embryon cette année avec Casall et Romanov. Elle a sauté régulièrement depuis qu’elle est de retour du Haras, le vétérinaire l'a aussi contrôlée. Je vais prendre une décision dans les jours qui viennent quant à la suite de sa carrière. 

Olivier Robert a aussi tenu à s'exprimer sur le départ de Philippe Guerdat, vous pourrez retrouver l'article dès demain sur www.leperon.fr