Philippe Leoni motivé pour refaire du 5* !
samedi 06 juin 2015

st tropez 2015 Philippe Leoni et Carriere 5
Philippe Leoni et Carriere 5 © Ldd LAOHS/Marco Villanti)

Après s’être illustré au plus haut niveau jusqu’en 2008, notamment avec Cyrenaika, Philippe Leoni a fait un break. Il a redémarré la compétition l’an passé et le récent achat de Carrière 5 à Daniel Deusser lui redonne des ambitions et surtout l'envie de refaire de grosses épreuves. Il s'est confié à Saint-Tropez.

Pourquoi aviez-vous arrêté la compétition ?
J’étais overdosé par tout : le rythme et la difficulté de mener de front mes deux vies : celle de compétiteur en CSI5* et celle de PDG de Spir communication, une entreprise cotée en bourse de près de 4000 salariés. J’ai géré cette double pression pendant de longues années avec bonheur mais là, c’était trop. Je n’avais plus envie de m’entraîner. Arrêter les concours pendant quatre ans et demi s’est donc imposé à moi.

Qu’est-ce qui vous a alors donné envie de reprendre ?

J’ai vu quelques beaux concours et ça m’a retenté. Ma situation professionnelle a aussi évolué. J’ai quitté Spir en 2009 et j’ai cofondé un fonds d’investissement, Latour Capital. C’est également un métier très prenant, mais ce n’est plus la même chose car nous sommes une petite équipe.

L’an passé, deux 8 ans, Shana de Kerglenn (Diamant de Semilly) et Super Krack (Madness) vont ont notamment permis de refaire des CSI2*.
Oui, ce sont deux super chevaux et nous commencions à être performants. Malheureusement, Super Krack a fait des coliques en fin d’année dont il n’est pas encore remis, et le cornage de Shana s’est dégradé donc elle ne pouvait pas passer le cap supérieur. Je l’ai fait opérer la semaine dernière et j’espère qu’elle reprendra la compétition d’ici un mois et demi. Je n’avais donc plus de chevaux et je me suis dit que c’était peut-être le moment d’investir pour gagner du temps. C’est pourquoi j’ai acheté Carrière 5 à Daniel Deusser il y a quelques semaines.

Quelles sont les principales qualités de Carrière 5 ?
Je ne l’ai monté qu’une dizaine de fois pour le moment, mais mes premières sensations sont vraiment bonnes. Elle a une très bonne tête. Et elle a déjà prouvé à un bon niveau qu’elle avait tout le respect et les moyens (2e du GP Coupe du monde de Londres, 3e du GP4* d’Amsterdam, 4e et 7e de 150 à Shanghaï et Miami cette année, ndla). Il faut maintenant que je me mette avec. J’ai seulement fait les CSI2* de Fontainebleau et ici.

Revenir au niveau 5* fait partie de vos ambitions ?
J’ai toujours eu de l’ambition, mais au sens positif du terme. Je n’ai en effet pas envie de me fixer des objectifs trop hauts, ni de me mettre la pression. Je vais juste essayer d’aller où mes chevaux peuvent m’emmener et surtout où je serai capable de les emmener. Et de me faire plaisir avant tout !