Saint Gall : Deux jeunes Irlandais et des Suisses à leur suite
dimanche 04 juin 2017

Bertram Allen
Le jeune Bertram Allen a devancé son homologue Richard Howley au barrage. © Photo Scoopdyga (archive)

Superbe doublé des jeunes Irlandais Bertram Allen et Richard Howley, qui ont peint le Grand Prix de Suisse en vert. Mais les cavaliers suisses Paul Estermann, 3e, Steve Guerdat, 5e et sans faute quatre jours durant (à lui la surprime), et Christina Liebherr se classent ans le Top 6. Cédric Angot, 13e, signe la meilleure performance française.

Rodrigo Pessoa peut être fier de ses « boys » ! En prenant cet hiver les rênes de l’équipe d’Irlande, le champion olympique brésilien s’est lancé un joli défi avant même de raccrocher ses bottes. Et voilà qu’il récolte déjà de beaux fruits, en livrant son savoir, mais aussi en ouvrant grand les portes. Ce dimanche 4 juin, sur la belle herbe verte de Saint Gall, Bertram Allen (22 ans le 1er août prochain) et Richard Howley (25 ans) ont réussi un bien beau doublé, comme deux autres Irlandais ici en 2003, Robert Splaine (chef d’équipe avant Pessoa Jr !) et Billy Twomey.

Cet après-midi, sous le soleil et devant une assistance enfin mieux fournie, dans le tour des vainqueurs de ce Grand Prix de Suisse Longines, on a bien cru que Richard Howley, un fils de fermier parti apprendre son métier de cavalier à 16 ans aux Etats-Unis puis chez Michael Whitaker, allait fêter son tout premier succès en 5 étoiles. Montant Chinook, un ex-cheval de complet, à fond de train, il parut imbattable. Sauf pour Bertram Allen, impérial avec l’étalon BWP gris Hector vd Abdijhoeve (par Cabrio vd Heffinck), qui devrait être sa monture aux Européens, plutôt que Molly Malone V, victorieuse encore à Hambourg.

« Le clear-round challenge » pour Steve Guerdat

« Le Top 3 me va très bien, j’aurais pu enlever une foulée sur le dernier, mais plus ? », avouait Paul Estermann, victorieux ici en 2014 avec Castelfield Eclipse (moins à l’aise ce week-end), et 3e cette fois-ci avec Lord Pepsi, plus convaincant que dans la Coupe des Nations (8 + 9). Steve Guerdat, 5e avec Hannah (comme imaginé, Bianca a eu droit à du repos, suite à son double sans-faute de vendredi), et Christina Liebherr, 6e avec LB Eagle Eye, savaient aussi que, même en risquant tout, la victoire était bien hypothétique. Quant à Steve Guerdat, il avait aussi un autre défi à relever, ce fameux « Clear round challenge », une prime de 45000 euros promise à celui qui bouclerait sept sans-faute dans les quatre épreuves majeures du concours. Un exploit encore jamais réalisé ici et réussi avec brio par le Jurassien.

 Cédric Angot rate son barrage

On notera encore la brillante 4e place de la Belge Catherine van Roosbroeck avec le puissant et souple étalon Gautcho da Quinta, déjà très convaincant dans la Coupe. Seul Français du Tour des vainqueurs, Cédric Angot a hélas gâché le superbe sans faute de Saxo de la Cour au premier tour (quelle classe !) en renversant au barrage les deux éléments de la combinaison, abordée en coupant sec au second tour. La 13e et dernière place du Tour des vainqueurs, mais un net mieux par rapport à la Coupe. Pour le reste un bilan très mitigé pour les Tricolores, avec les deux barres de Marc Dilasser et Cliffton Belesbat, les trois fautes de Roger-Yves Bost sur Sunshine du Phare (« déjà un peu perturbé ici lors de sa première visite, en 2015, mais je voulais reposer Sangria du Coty »), les trois fautes (dont l’eau) d’Aldrick Cheronnet et Atlantis by Wisbecq (ET), les quatre fautes (dont l’eau !) de Bernard Briand Chevalier et Qadillac du Heup, un peu émoussée. Dommage que Benoît Cernin, excellent ici, n’ait pu monter le GP, étant invité comme sixième.

Le niet de Clooney à la rivière

Si les Suisses étaient heureux de leur 3 Top 6 et 7 Top 15, le gros bémol, c’était évidemment le double refus de Clooney, la monture de Martin Fuchs, sur la rivière. Cela rappelle l’incident survenu l’été passé à Aix-la-Chapelle, en plus sec. Pas moyen de rectifier ! Le génial gris a la bouche bien délicate et il faudra peut-être miser sur Chaplin en vue des Européens… Un casse-tête et un gros coup de blues.

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