Simon Delestre : « Etre n°1 est le rêve de tout cavalier »
samedi 19 mars 2016

Simon Delestre
Simon Delestre avec son brasard de n°1 mondial au saut Hermes

En piste au Saut Hermès, Simon Delestre porte pour la première fois le brassard de n°1 mondial devant le public français. Heureux, le Lorrain reste toutefois toujours aussi concentré sur ses chevaux et sur ses objectifs.

Quand avez-vous su que vous étiez n°1 mondial ?
Le dimanche soir après Hong-Kong car nous avions fait les calculs et il fallait que Kent (Farrington, ndla) gagne les deux Grands Prix pour me devancer.

Qu’avez-vous ressenti ?
C’est extraordinaire. C’est quand même le rêve de tout cavalier, en tous cas un objectif dans une carrière. Je n’ai pas fait des épreuves en plus pour y parvenir, l’idée était de rester sur le planning que j’avais prévu et d’essayer d’être performant à chaque fois pour grappiller petit à petit des points. Après, c’est sûr que quand on est 2e à 15 points du n°1, on a forcément envie de transformer l’essai ! C’est triste mais à la fin on ne se souvient que du n°1 et pas du n°2 alors que c’est déjà une grande prouesse de l’être.

Avez-vous eu beaucoup de réactions ?
Je savais que j’en aurais mais ça a vraiment eu un impact énorme ! (Il fait une pause et sourit) Même au niveau médiatique car j’ai aussi été contacté par des médias généralistes que nous avons peu l’habitude d’avoir dans notre sport et je trouve que c’est bien. Et c’est avant tout une belle récompense pour toute mon équipe. Tout le monde en retire des fruits.

Porter ce brassard de n°1 vous donne-t-il plus de confiance ou plus de pression ?
Ni l’un ni l’autre. La confiance je ne l’ai jamais car si on est confiant ça ne marche pas. Il faut toujours être prudent et vigilant. Il faut toujours être au maximum, continuer à avancer. C’est un train qui roule et il ne faut jamais descendre du train sinon le train continue d’avancer sans nous.

Le week-end prochain vous participez à la finale Coupe du monde à Göteborg. Avec quelle ambition ?
Qlassic Bois Margot est en pleine forme. Il était une nouvelle fois super dans le Grand Prix 5* de s’Hertogenbosch le week-end dernier (5e). Il a eu 92% de réussites dans les Grands Prix indoor cette saison, il est passé quasiment à chaque fois. Après, on n’est jamais à l’abri d’un 4 points mais c’est pareil pour tout le monde. La finale est une vraie motivation, surtout avec un cheval qui peut figurer dans le haut de tableau.  

Une fois revenu de Göteborg, Rio sera votre objectif principal ?
Chaque week-end, je vais essayer de faire bien dans l’objectif de Rio mais on ne doit pas en faire trop ni arrêter les chevaux. Il faut qu’ils arrivent en pleine possession de leurs moyens. Pour les y emmener, il y a encore beaucoup d’étapes. Ça paraît proche pour beaucoup, mais pour nous c’est encore loin. On sait bien que d’une semaine à l’autre les programmes peuvent changer selon la forme des chevaux.

Quel est justement votre programme pour les prochaines semaines ?
Je vais à Lanaken deux semaines pour redémarrer Ryan-Hermès. Ensuite, je l’emmène au Global Champions Tour à Anvers (22-24 avril), puis j’irai à Hambourg (4-7 mai) avec Qlassic, et à La Baule (13-15 mai) avec les deux. Et là, je serai déjà bien avancé !