Bosty : " l'individuel c'était du bonus"
vendredi 19 août 2016

Rio 2016 Roger Yves Bost
Roger Yves Bost © Scoopdyga.photo

Avec une faute et un point de temps, Bosty termine finalement 16e et, même si il y a cru jusqu'au bout, il retient surtout de ces JO le bonheur d'être champion olympique par équipes et d'avoir une jument fantastique qui a un "coeur plus gros que le corps."

Au sujet de sa deuxième manche, le meilleur Français de cette finale, déclare : " Je suis un peu déçu d'avoir fait 4 points mais je sentais Sydney un peu fatiguée au paddock et le terrain est dur, ça l'a gênée un tout petit peu en fin de semaine; Il y avait beaucoup de sans-faute. Elle, c'est sa seule faute alors que d'autres en ont fait avant mais c'est le jeu de la finale, il fallait être sans-faute aujourd'hui, mais on est quand même champions olympiques ! Je savais que j'avais une petite chance en individuel. Je trouvais la seconde manche grosse, mais Sydney sautait tellement bien au début que je me suis dit "on va peut être quand même y arriver" à condition de passer le triple. C'était un triple qui était difficile car l'entrée était assez haute et je devais rentrer doucement. Ça se serait enchaîné plus vite entre les deux manches, elle aurait été mieux, mais là je la sentais un petit peu rouillée. Mon sentiment est surtout que la jument a sauté magnifique. On a eu une équipe incroyable cette année. On est champions olympiques, c'est un rêve qu'on a réussi à atteindre. L'individuel, c'était du bonus. Moi j'ai pris du plaisir à chaque parcours mais j'ai  vraiment joué l'équipe. Sydney n'a que dix ans. Elle a un gros cœur, elle donne tout, elle est respectueuse. Elle a tout fait pour ne pas faire tomber la barre. Elle est hors du commun, du même genre que Myrtille. Elles ont le cœur plus gros que leur corps.

En tout cas pour la France, on avait dit qu'on voulait deux médailles, on a eu trois avec l'individuel d'Astier, on ne peut rien rêver de plus. J'espère que la suivante arrivera avant quarante ans. En saut, l'équipe était un peu jeune à Londres. Ici, il y a eu une belle alchimie avec moi et Philippe Rozier qui avions déjà fait beaucoup de championnats. L'instant que je retiens des Jeux c'est quand j'ai su que j'étais champion olympique. Je n'aurais jamais cru que ça pouvait m'arriver !"