Dressage par équipe: un double match
jeudi 11 août 2016

rio 2016 Charlotte Dujardin et Valegro
Charlotte Dujardin et Valegro © www.scoopdyga.photo

Charlotte Dujardin et Valegro sont toujours là, ils ont gagné le Grand Prix, mais l’Allemagne a l’homogénéité pour elle. Duel entre Allemands et Britanniques pour l’or, entre Américains et Hollandais pour le bronze.

Depuis les JO de Londres 2012, le titre de dressage par équipe ne se joue plus sur le seul Grand Prix, mais sur les points cumulés du GP et du Spécial et ce n’est pas plus mal, car cela rend les résultats encore plus solides et objectifs (si tant est que ce soit le cas dans cette discipline-art soumise au verdict de juges). Et cela permettra une belle journée de suspens ce vendredi, même si les tribunes sont désespérément dégarnies depuis deux jours (2’000 personnes au meilleur de la journée, 500 à la fin!). Il faudra beaucoup de likes sur les réseaux sociaux pour compenser cela, puisque c’est ce que le CIO souhaite…
Il y aura lutte entre l’Allemagne, en tête avec 2% d’avance après ce Grand Prix, et la Grande-Bretagne pour l’or. Tenants du titre, les Britanniques ont toujours Charlotte Dujardin et Valegro avec eux et pour eux. Les héros des JO de Londres ont dominé leur(s) sujet(s), mais sans éclat particulier, avec 85,071%. Belle prestation aussi la veille de la part de Fiona Bigwood, 8e avec Orthilia. Cela compensait en partie la contre-performance (15e rang) de leur « prof » Carl Hester et de Nip Tuck, qui a fait une grosse défense avant son pas allongé.
L’Allemagne reste favorite, avec ses trois grandes dames, Kristina Bröring-Sprehe, 2e avec Desperados FRH (82,257% malgré des fautes), Dorothee Schneider, 3e avec Showtime, et Isabell Werth, 4e avec Weihegold Old, et le petit jeune, Sönke Rothenberger, 7e avec Cosmo.
3es, les Etats-Unis, emmenés par l’élégante et fine Laura Graves, 5e avec son solide et costaud Verdades, et Steffen Peters, 6e avec son bon vieux Legolas, un zeste terne, peuvent ravir le bronze à de décevants Néerlandais, de surcroît pénalisés par l’absence d’un quatrième couple, Adelinde Cornelissen ayant abandonné avec un Parzival amoindri par une piqûre et de la fièvre (lire news).
Suédois, 5es, et Danois, 6es, ne sont qu’à 1,5% et 2,6% du podium, ils peuvent encore rêver. Les Espagnols, eux, sont 7es, à 2 malheureux dixièmes des Danois, suite à la contre-performance de Beatriz Ferrer-Salat et Delgado, qui ont cafouillé dans leurs changements de pied. Cela (entre autres!) coûte la qualification de l’Espagne pour demain, la 7e équipe n’étant plus invitée comme à Londres. En revanche, pour l’individuel, la qualification pour la Kür ne se jouera que sur le Spécial et tout repartira à nouveau de zéro le dernier jour. Et ce jeu-là concerne encore deux Français, Karen Tebar, qui peut clairement viser la Kür, et Pierre Volla.