Maxime Livio : ’’Opium est un bon soldat, il se battra’’
jeudi 06 septembre 2018

© Scoopdyga

S’il a vu ses plans quelques peu contrariés par la blessure de Qalao des Mers, son cheval de tête, Maxime Livio n’en a pour autant pas perdu son enthousiasme à l’approche des Jeux équestres mondiaux, où il défendra finalement ses chances avec Opium de Verrières. Le week-end dernier, après un dernier galop sur la plage de St-Martin-de-Bréhal, le complétiste s’est confié sur ses ambitions et sa préparation.

Comment va Opium ? Comment s’est passé le stage de préparation pour lui et pour vous ?

Maxime Livio : J’ai rejoint le stage un peu plus tard que les autres cavaliers car j’étais à Jakarta, pour les Jeux asiatiques (Maxime entraîne l’équipe thaïlandaise de saut d’obstacles, rentrée avec la médaille de bronze de ces Jeux, ndlr). Opium est en bonne forme, je le connais bien et ce genre de préparation lui fait du bien. Il a d’ailleurs très bien vécu tout ce stage, et a notamment très bien sauté vendredi dernier. Sur le dernier galop, j’ai bien senti qu’il voulait donner plus que je ne lui en demandais.

Du coup, à quelques jours du départ, vous êtes plutôt un cavalier confiant ?

M. L. : De ce que j’ai pu voir durant le stage, tout est bien en place, et les derniers réglages s’affinent. En plus, nous avons eu un très beau temps, ce qui a remonté le moral de tout le monde !

Vous comptiez plutôt sur Qalao, votre cheval de tête, pour ces championnats du monde. Opium, lui, est moins aguerri à ce niveau. Cela vous a-t-il fait revoir vos objectifs ?

M. L. : Opium n’a couru qu’un CCI 4* mais je sais qu’il est capable de bien le faire. Et puis nous avons eu une bonne préparation. Ceci dit, c’est vrai que j’ai une marche de manœuvre moins grande avec Opium qu’avec Qalao, qui pouvait jouer sur les deux tableaux : par équipes et individuel. Mais Opium est un très bon coéquipier et, si tout va bien, nous pouvons viser un top quinze.

Là-bas, tout se jouera sur le cross. Après la première reconnaissance, nous aurons déjà un bon aperçu de ce qui nous attend et de ce que nous allons devoir faire. Pour l’instant, il est encore difficile de se prononcer mais je sais que, quoiqu’il arrive, Opium se battra, c’est un super soldat et il fera les choses bien si je les lui demande bien.

Allez-vous plutôt privilégier l’équipe ? 

M. L. : Il faudra monter les tests un par un. Chaque test réussi individuellement est un pas de plus vers le podium par équipes. Si aucun de nous n’a de regrets à la fin de chaque test, alors nous réussirons à emmener l’équipe le plus loin possible. Notre équipe est composée de cavaliers qui sont des gagneurs et ils donneront tout, même sans les chevaux de tête.

Qu’avez-vous pensé de l’ambiance qui règne entre vous, cavaliers ?

M. L. : Nous avons vécu de très bons moments de groupe. Nous avons également pris le temps de nous regarder monter, ce qui nous a permis de nous conseiller et de nous faire progresser. C’était très bénéfique.

Comment va Qalao ?

M. L. : Il va bien. Pour le moment, il marche trois fois quinze minutes chaque jour. Il souffre d’une fêlure d’une boulet et il lui faudra bien deux ou trois mois pour se remettre complètement, surtout si nous ne voulons prendre aucun risque d’aggravation. Les premiers examens sont plutôt positifs, et il reste très sage malgré ce changement de rythme. J’espère qu’il sera remis pour courir Badminton et Burghley l’an prochain.