Stéphanie Brieussel : « Je pensais que c’était plus acquis »
mercredi 10 août 2016

Stephanie Brieussel et Amorak
Stephanie Brieussel et Amorak © Elodie Mas

Forcément très déçue par sa moyenne de 65,114 % lors du Grand Prix des JO à Rio, Stéphanie Brieussel détaille avec beaucoup de lucidité et d’humilité les raisons de sa contre-performance.

« En fait, le problème est survenu entre la détente et la piste. On avait demandé si on pouvait attendre un peu par rapport aux applaudissements pour le Brésilien. Ils nous avaient dit OK et en fait ce n’était pas possible donc j’ai dû partir au tôt et Amorak, qui était très bien à la détente, s’est déconnecté. Ce n’est pas la piste, elle n’est pas plus regardante ni bruyante que ça, c’est juste le passage entre les deux carrières qui était trop précipité et puis voilà, c’est Amorak, il n’était pas encore à 100 % serein. Il s’est amélioré mais il a seulement onze ans. Je n’étais pas plus stressée que d’habitude, donc j’ai essayé de le contrôler le mieux que j’ai pu mais ça n’a pas été suffi. »

Et le cheval ne s’est malheureusement pas détendu au fil de cette reprise du Grand Prix. « Quand il est tendu comme ça, il repasse derrière les jambes et du coup je n’ai plus aucun contrôle… Alors OK, le deuxième piaffer est bien, car il fait ça tout seul, mais l’ensemble n’allait pas. J’ai eu le crottin aussi... Il y a eu la totale ! C’est comme ça, quand on a des chevaux un peu nerveux. Mais je suis déçue parce qu’Amorak s’était bien comporté les derniers concours, et je pensais que c’était plus acquis, mais non, nous avons encore du travail ! C’est évidemment énorme de participer aux JO, même si c’est aussi là qu’on préfère faire une performance qu’une contre-performance. Ça m’apprend que le cheval n’est pas encore calé du tout et qu’il ne va pas avoir tant de repos que ça après ! J’espère que Karen (Tebar) et Pierre (Volla) vont être au top demain. »

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