Kigali s'en est allé
mardi 02 octobre 2018

L'étalon bai est décédé cette semaine d'une crise cardiaque. Il coulait depuis plusieurs années une retraite paisible au Haras de Béligneux dans l'Ain (01).
Kigali était un étalon particulier, l'un des rares à avoir mené une carrière à haut niveau dans deux disciplines olympiques. Il faut dire qu'il disposait déjà d'un beau capital génétique . Il était le fils de Wolfang et de Finesse, représentante des Pays Bas aux JO d'Atlanta, médaillée de bronze et d'argent par équipes aux championnats d'Europe d'Hickstead et de Mannheim. Kigali a rapidement fait honneur à sa mère. A cinq ans il fut sacré champion du monde de saut d'obstacles et il continua d'évoluer de manière remarquable jusqu'à atteindre les Grands Prix sous la selle d'Albert Zoer.

En 2002 sa carrière prend un tout autre tournant. Il tape dans l'oeil de la famille Baalen et commence un nouveau chapitre de sa vie... En dressage ! Une fois encore il se hisse au plus haut niveau, terminant même neuvième de la finale Coupe du Monde de Las Vegas en 2007 avec Coby Van Baalen. Il prendra sa retraite à vingt-et-un ans et rejoindra directement la France pour démarrer sa nouvelle vie de reproducteur chez Sébastien Neyrat à Béligneux.

Kigali, par choix de ses propriétaires, n'a alors jamais trop reproduit. Parmi ses deux cent cinquante produits, beaucoup se sont fait remarquer sur la scène internationale. Notons, Hello Sailer classé dans le Grand Prix Coupe du Monde de Londres en 2012, Pavarotti médaillé d'argent par équipe aux championnats d'Europe Jeunes Cavaliers, Prima classé en Grand Prix avec Beezie Madden, Patinko sous la selle d'Albert Zoer en Grand Prix. A cela s'ajoute les bons chevaux de dressage qu'il a produit.