Le nouveau salon des étalons, à Bordeaux
samedi 04 février 2017

Quabri Bordeaux
Bordeaux, la seule occasion de voir en main Quabri de l’Isle, qui partira ensuite vers l’Espagne. © Photo coll Clarbec

Créé à l’initiative des organisateurs du Jumping de Bordeaux dans le cadre du CSI-W, le salon des étalons de Bordeaux livrait son premier millésime, auquel on peut encore goûter jusqu’à dimanche. Il devra prendre un peu de maturité, mais l’assemblage est prometteur.

Canturo, Emerald, Herald III, Qlassic Bois Margot, Quintero La Silla, Querlybet Hero, les deux Untouchable, Upsilon, Vleut, le poney Quabar des Monceaux, des Anglo-arabes performers tels Potter du Manaou ou Nathan de la Tour, mais aussi deux nouvelles vedettes qui arrivent sur le marché : le splendide SF Quabri de l’Isle et le Kwpn Romanov, ou encore le fameux Action-Breaker pour la première fois disponible en frais en France… : ce n’est qu’un échantillon de la quarantaine d’étalons présentés au public pour la première fois dans le cadre du CSI-W de Bordeaux. Deux présentations avaient lieu jeudi 2 février et vendredi 3 en début d’après-midi, et deux autres étaient programmées samedi 4 et dimanche 5 de 10h30 à 13h00. Des lots d’une dizaine d’entre eux ont défilé rapidement également sur la carrière principale avant les grosses épreuves du vendredi et du samedi soir, et il doit en être de même juste avant la reconnaissance du Grand Prix de dimanche 5 après-midi.

Elevage et sport de haut niveau

De l’avis général, ce salon des étalons de sport qui est le seul à marier élevage et sport de haut niveau, puisqu’il se déroule dans l’enceinte des épreuves Coupe du monde de Bordeaux, véritable pôle d’attraction pour tout le Sud-ouest et au-delà, est une belle idée. Elle fut l’initiative de l’organisation du Jumping de Bordeaux, à savoir la société Congrès et Expositions de Bordeaux et la directrice du concours Sabine Zaegel. Des conseils furent pris auprès du Stud-book Selle Français, et l’organisation en partie confiée à Henry Brugier, qui lança avec les éleveurs de la Vienne les tous premiers salons des étalons, d’abord à Montmorillon puis Poitiers. Si l’idée est bonne, des améliorations devront être apportées. Un manque de communication et de visibilité n’ont sans doute pas permis lors de cette première d’offrir à ce salon des étalons le niveau de fréquentation et l’impact qu’ont les autres événements de ce type. Perdu à un bout du Hall des expositions, sans tribunes, mal identifié, nombreuses sont les personnes de passage qui l’auront probablement pris pour une animation parmi d’autres.

Une épreuve de saut d’obstacles réservée aux jeunes étalons de sept et huit ans était également prévue jeudi soir et vendredi soir. Belle idée là encore. Las, faute d’engagés suffisamment nombreux, elles furent finalement ouvertes également aux hongres et aux juments. Au final, cinq 7 ans (mâles, hongres et femelles confondues) ont pris le départ, et dix-huit 8 ans. Sur l’ensemble des deux épreuves, les deux meilleurs entiers ont été le puissant 7 ans Andain du Thalie (sf, Calvaro x Quick Star) monté par Alexis Borrin, et le très plaisant 8 ans Daytona du Toultia (sBs, Copin v. Broy x Eros Platière) monté par Marcus Ehning.

"Un galop d'essai et une réelle volonté de réussir"

Compte-tenu des contraintes de temps et d’espace, le choix d’un plateau d’étalons restreint mais ciblé sur l’excellence était et restera sans doute l’option de ce nouveau salon. Il était ainsi la seule occasion par exemple de voir en main, au modèle, Quabri de l’Isle, qui continuait ensuite sa route en direction de l’Espagne pour le Sunshine Tour. Les petites imperfections de cette première qui essuyait les plâtres seront « debriefés » afin d’assurer à cette nouvelle initiative le « très bel avenir » auquel Henry Brugier croit : « C’était un galop d’essai et je sens une réelle volonté des organisateurs de réussir », assure-t-il.