Les Frisons de Selincourt primés à Rosières-aux-Salines
lundi 30 octobre 2017

Frisons - Rosières
Belle récompense à Rosières-aux-Salines pour Philippe Abauzit et ses Frisons. © Photo Coll

Philippe Abauzit, éleveur de Frisons installé dans la Somme, a vu quelques-uns de ses produits primés lors du concours national de Rosières-aux-Salines. Une belle récompense pour ce passionné, qui assure que le Frison pourrait convenir à de nombreux cavaliers, tant pour le sport que pour le loisir.

Un modèle de chevaux de sport élégants, brillants, puissants... C’est par amour de la race frisonne que Philippe Abauzit a commencé à les élever il y a huit ans, en rachetant les juments de l’élevage de la vallée de la Brèche (Oise) et en produisant à partir d’Anaïs et d’Harmonie. Fin septembre, au concours national de Rosières-aux- Salines, Iris et Ninon de Selincourt ont été primées. La 3ème, Petra, a obtenu en plus la distinction de STER, la plus haute du stud-book frison, « c’est l’une des trois labellisées en France », précise le propriétaire. Il rentre avec les félicitations du jury, naturellement composé de juges hollandais.

"Les fous de Frisons"

Dans le village de Selincourt au sud de la Somme, on compte 87 habitants et une trentaine de frisons en pâture, avec quelques Selles Français et autres poneys. Un record ! Philippe Abauzit et son équipe se qualifient eux-mêmes de « fous de frisons ». Leurs produits portent tous des noms d’artistes, de compositeurs, de peintres, d’écrivains... « Car ces chevaux sont des artistes ! » proclame avec fierté leur éleveur. Avec la vétérinaire Elodie Chollet, qui suit l’élevage, Philippe Abauzit pratique le transfert d’embryons frais d’étalons frisons hollandais reconnus au stud-book. « En respectant un minimum de consanguinité, tous mes poulains sont primés et on remplit à 85 -voire 90%. » Philippe est en quête d’un modèle de frison léger, élégant et puissant, avec du chic dans le port de tête et une arrière-main solide. Au-delà, il veut un cheval qui travaille, attelé, monté et pourquoi pas, aussi capable de briller sur les carrés de dressage. C’est à ce stade qu’il les met sur le marché. « Tous les animaux sont travaillés tous les jours. Ils vivent en pâture l’été et en stabulation l’hiver, ils sont faciles à débourrer car ils sont paisibles, pas inquiets, gentils. »

Les poulains sont manipulés tous les jours dès la naissance. A partir de 5 mois, ils sont menés au licol pour rentrer le soir à l’écurie. Ils sont habitués à la présence quotidienne de l’homme. Rapidement, ils accompagnent leur mère dans le van et marchent en main. Philippe les attelle à 3 ou 4 ans. Ils sortent beaucoup en promenade car Selincourt est entouré de chemins verts et de bois favorables au travail de fond. « Je les mène essentiellement à la voix, pour instaurer un peu d’intimité ... Cette race est, hélas, un peu trop discrète. Pourtant les Frisons sont des chevaux de sport et de loisir, agréables pour partir en randonnée attelée ou montée, faire un peu de dressage et de saut : ce sont de bon chevaux de famille pour des cavaliers amateurs. » A côté de l’élevage, se développe une écurie de propriétaires. Philippe Abauzit va également ajouter 20 boxes et un rond de longe, car il reçoit beaucoup de demandes de pension.