Voeux 2017 - Jean-Baptiste Thiébot, la baisse du taux de TVA
mercredi 04 janvier 2017

Jean-Baptiste Thiébot
Jean-Baptite Thiébot © PSV

Jean-Baptiste Thiébot, l'éleveur du double médaillé olympique Piaf de B'nville sous la selle d'Astier Nicolas, a bien évidemment été particulièrement marqué par la réussite de son cheval à Rio. Mais pour l'année à venir, ses voeux sont plutôt destinés à la filière et aux éleveurs...

Médaillé d'or par équipes et médaillé d'argent en individuel à Rio, élu meilleur cheval de l'année L'Eperon et meilleur Selle Français... L'année 2016 de Piaf de B'nville a été celle de la conscécration. De quoi réjouir son éleveur, Jean-Baptiste Thiébot : "Les médailles de Piaf et Astier (Nicolas, ndlr) ont évidemment marqué mon année 2016. Mais dans le fond, mon cas individuel importe peu. Je me sens concerné par la collectivité des éleveurs, et ces médailles vont, je l'espère, contribuer à améliorer la filière". Le président de l'association Cheval Normandie, qui représente l'ensemble des éleveurs normands de chevaux de sport, est en effet assez critique sur la situation de l'élevage :  " C'est un métier dur. Et qu'on se le dise, les chevaux se vendent mal. Certaines mesures politiques récentes n'aident du tout la filière. La réforme des rythmes scolaires cette année a tout désorganisé par exemple. Et au bout de la chaîne, c'est l'éleveur qui trinque !".

Mais pour cet éleveur passionné, il y a beaucoup de choses à imaginer pour améliorer la situation. "Il faut absolument que la SHF et la FFE réussissent à travailler ensemble. C'est également aberrant qu'il n'y ait pas de partenariat entre les collectivités et le monde du cheval.  Beaucoup de choses sont à imaginer et à mettre en place". Serait-ce donc ça les vœux pour 2017 de Jean-Baptiste Thiébot ? "Si ca va bien pour la filière je serai content. Mais si devais formuler un  souhait, ce serait la baisse du taux de TVA. Ce sera difficile d'ici la fin de l'année 2017, mais c'est ce sur quoi il faut travailler. Et les discours d'Anne Catherine Loisier (sénatrice de la Côte d'Or et présidente du Groupe cheval au Sénat, ndlr) sont encourageants pour espérer du changement". D'un point de vue plus personnel, 2017 sera une grosse année pour l'éleveur, qui, si tout se passe bien, attend 25 poulains. "Alors que tous les éleveurs réduisent leurs effectifs, j'ai choisi de faire le contraire. Je ne suis plus tout jeune, et je n'ai jamais eu autant de juments pleines. J'espère juste que je n'ai pas passé l'âge (rires)".  Et de manière plus générale, il aimerait une prise de conscience du statut de l'éleveur dans la filière : "Il faut que les gens comprennent que si le premier maillon d'une chaîne manque, la chaîne est rompue. Et l'éleveur est le premier maillon de la filière cheval !"